Black Veil Brides: des rock stars 3.0

En raison du look des membres du groupe,...

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En raison du look des membres du groupe, les produits qu'ils développent sont très recherchés, un peu comme pour Kiss. Si leur tenue vestimentaire rappelle parfois Mötley Crüe, le bassiste Ashley Purdy souligne qu'outre Marilyn Manson et Slipknot, peu de groupes misaient sur cet aspect théâtral au début des années 2010.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) L'histoire du groupe glam rock Black Veil Brides, c'est celle d'un groupe qui a choisi d'imiter ses idoles de Kiss et de Mötley Crüe et de vendre son look et sa marque autant que sa musique. Et ça marche puisque le quintette américain qui sera à l'Impérial jeudi prochain ne cesse de voir sa popularité grandir depuis le lancement de son premier album en 2010.

«Pour être honnête avec toi, ce ne sont pas les ventes de disques qui constituent l'essentiel de nos revenus. Ce ne sont pas non plus les spectacles. Le merchandising vient en premier, loin devant les spectacles et très loin devant les disques!» confie le bassiste Ashley Purdy lors d'un entretien téléphonique avec Le Soleil.

Purdy détient d'ailleurs un baccalauréat en publicité et marketing en plus d'être designer graphique, donc il s'y connaît en la matière. «À cause de notre look, les produits que nous développons sont très recherchés, un peu comme pour Kiss. Nous essayons aussi de penser à des idées originales d'objets à collectionner et nous avons toujours offert nos albums sur vinyle», précise-t-il.

Surprise

En 2010, les Black Veil Brides ont pris tout le monde par surprise dans l'industrie musicale avec leur premier album, We Stitch These Wounds, lancé sur l'étiquette indépendante Standby Records. Le disque a atteint la 36e position du prestigieux palmarès Billboard 200 et la première du palmarès consacré aux artistes indépendants.

«Ça, je peux te dire que ça a vite attiré l'attention des grandes étiquettes de disques!» se souvient Purdy, qui signale toutefois qu'il y avait une raison derrière ce succès instantané. «Nous avions une présence très importante en ligne. En fait, je te dirais que nous étions déjà semi-célèbres en ligne et ça nous a beaucoup aidés», signale-t-il.

Le groupe avait en effet sa page sur le réseau MySpace depuis quelques années déjà et commençait à se faire voir et entendre sur Facebook et Twitter. «Moi et Andy [Biersack, le chanteur] avions aussi nos profils personnels sur MySpace. En fait, Andy était un fan de mon groupe précédent sur MySpace et c'est comme ça que nous nous sommes connus. Le fait que Black Veil Brides ait grandi si vite est aussi dû à notre interaction avec les fans.»

Autofinancement

Purdy raconte aussi que le groupe a financé lui-même sa première tournée. «Nous avons pris mon VUS, auquel on a attaché une remorque U-Haul, on a planifié 10 spectacles dans des salles de 200 personnes environ qui ont tous été présentés à guichet fermé. Nous avions aussi laissé des t-shirts dans les magasins de la chaîne Hot Topic [spécialisée dans les vêtements liés à la musique et la culture alternative] et ils se sont tous vendus tant régionalement qu'au niveau national.»

Quelques mois plus tard, les membres de Black Veil Brides s'assoyaient donc avec les dirigeants de grandes maisons de disques comme Warner Bros. et Universal, avec qui ils ont signé un contrat à partir de leur deuxième album, Set the World on Fire, qui a atteint la 17e position du Billboard 200.

Leurs troisième et quatrième albums ont tous les deux atteint le top 10. «Le quatrième a été lancé cet automne et c'est notre plus populaire jusqu'à maintenant. Nous avons fait une tournée des États-Unis et du Royaume-Uni et nous faisons notre première tournée canadienne. Nous n'avions jamais vraiment profité de ce marché par le passé puisque nous n'avions fait des spectacles qu'à Montréal, Toronto et Calgary. Pourtant, nous avons tellement de fans chez vous. Nous le voyons en ligne, avec les médias sociaux», souligne le bassiste.

Quant au look avec maquillage et cuir qui rappelle parfois Mötley Crüe, Purdy souligne qu'outre Marilyn Manson et Slipknot, peu de groupes misaient sur cet aspect théâtral au début des années 2010. 

«Nous, on a grandi en écoutant des arena bands plus grands que nature et on s'est rendu compte que tout le monde s'ennuyait de ça. Tu sais, le rock'n'roll, ça reste, ce n'est pas comme la pop. Et c'est plus facile de rejoindre un plus grand nombre de personnes quand tu offres la totale», conclut-il.

=> Vous voulez y aller?

  • Qui : Black Veil Brides (invités : Memphis May Fire et Ghost Town)
  •  : Impérial de Québec, 252, rue Saint-Joseph Est
  • Quand : jeudi 12 février, 19h15
  • Billets : 39,50 $ (prévente) 41 $ (à la porte)
  • Tél. : 418 523-2227 ou 418 523-3131

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