Stars: conciliation musique-famille

Le spectacle de Stars, vendredi à l'Impérial, différera... (photo Shervin Lainez)

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Le spectacle de Stars, vendredi à l'Impérial, différera de celui présenté au Festival d'été. «Chaque fois qu'on lance un disque, il faut rebâtir le spectacle, un peu comme le conservateur d'un musée lorsqu'il prépare une nouvelle exposition», illustre Evan Cranley.

photo Shervin Lainez

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Alors que pour plusieurs, la conciliation travail-famille est un défi quotidien, Evan Cranley et sa femme Amy Millan, du groupe alternatif montréalais Stars, se débrouillent assez bien merci avec un enfant en bas âge, même en passant une bonne partie de l'année en tournée aux quatre coins du monde.

«Elle a déjà 40 vols de faits!» affirme fièrement Cranley, en entrevue téléphonique à partir de Cologne, à propos de la petite Delphine, trois ans. Car, pas question de laisser la petite à grand-papa ou grand-maman pendant que papa et maman écument la planète; elle part sur la route avec ses romanichels de parents et leurs copains et collègues Torquil Campbell, Chris Seligman et Patrick McGee.

«Quand le spectacle débute, elle est au lit. Elle adore voyager avec nous : c'est son autobus, son avion. Et le fait d'avoir une adorable petite fille de trois ans contribue beaucoup à alléger l'atmosphère en tournée. Car le groupe, c'est aussi de la famille», poursuit le papa, bassiste et multi-instrumentiste.

Et comme la tournée de Stars devrait se poursuivre jusqu'à l'automne, avec un arrêt à l'Impérial de Québec le 6 février, les Cranley-Millan n'ont pas fini de voyager. «C'est super! Aujourd'hui on a visité une église, on a mangé des strudels. Le seul changement depuis l'arrivée de Delphine est que maintenant, je peux seulement être aussi heureux qu'elle est heureuse. Une bonne journée pour elle est une bonne journée pour moi!»

Influences disco

Il faut dire que Stars en a connu, des bonnes journées, depuis le lancement l'automne dernier de No One Is Lost, son huitième album. «C'est un spectacle très différent de celui que vous avez vu au dernier Festival d'été. Chaque fois qu'on lance un disque, il faut rebâtir le spectacle, un peu comme le conservateur d'un musée lorsqu'il prépare une nouvelle exposition», illustre Cranley.

No One Is Lost comprend plusieurs titres très dansants, voire parfois carrément disco, ce qui est loin d'être un hasard, selon le musicien originaire de Toronto. «Nous avions toujours intégré l'instrumentation électronique à notre musique, et nos enregistrements ont toujours été influencés par notre environnement», explique-t-il.

Et cette fois-ci, l'environnement était le studio montréalais Zoomer, situé au-dessus... d'une discothèque! «Nous entendions tout le temps la musique disco qui provenait du bar en dessous, alors c'est clair que ça a été une grosse influence», fait remarquer Cranley.

L'album a été terminé en six mois, ce qui est plutôt rapide pour un groupe qui est habitué de boucler ce boulot en un an. «On sort généralement un album aux deux ans. On ne peut absolument pas se permettre d'attendre cinq ou six ans pour un nouvel album. Il faut qu'on travaille pour demeurer créatifs.»

Broken Social Scene

Parlant de créativité, impossible de parler à Evan Cranley sans lui glisser un mot du collectif hypercréatif dont 60 % des membres de Stars font partie, le mythique Broken Social Scene. La formation avait pris une pause d'une durée indéfinie en 2011 pour ne revenir que lors du festival célébrant les 10 ans de son étiquette de disques, Arts & Crafts Productions, en janvier 2013.

«Pour l'instant, il n'y a aucun plan pour des spectacles futurs ou de nouveaux enregistrements. Si ce groupe devait redémarrer un jour, il faudrait qu'il y ait une raison, un but, quelque chose de neuf. C'était le cas avec les 10 ans d'Arts & Crafts. La porte n'est pas fermée, mais il n'est pas question de faire un disque simplement pour faire un disque», conclut-il.

Vous voulez y aller?

Quoi : Stars (invités : Hey Rosetta!)

Où : Impérial de Québec

Quand : vendredi 6 février, à 19h30

Billets : 36 $ (sans siège réservé)

Tél. : 418 523-2227 ou 1 877 523-3131

Site Web : imperialdequebec.com

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