California Guitar Trio: un trio à quatre réussi

Le groupe a obtenu sa première ovation après... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le groupe a obtenu sa première ovation après avoir joué la pièce Echoes de Pink Floyd agrémentée de quelques effets électriques.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) À son retour dans la capitale, le California Guitar Trio a offert jeudi au public du Palais Montcalm un programme instrumental de près de deux heures sans anicroche, quoique un peu statique, qui démontrait bien l'éventail de talent de ces guitaristes acoustiques, l'un japonais, l'autre américain et le troisième belge.

La présence du bassiste de Peter Gabriel et de King Crimson, Tony Levin, comme quatrième mousquetaire était un heureux ajout à l'ensemble. Sa présence tantôt sur sa basse Chapman Stick, tantôt sur une basse électrique traditionnelle, ajoutait énormément de profondeur aux pièces présentées.

«Je suis le seul ici sur scène à avoir déjà vécu en Californie!» a lancé Paul Richards au terme de la très californienne Walk Don't Run, qui tenait davantage de la version du groupe The Ventures que de celle de son interprète original Johnny Smith.

Plusieurs des titres interprétés par le groupe, qu'il s'agisse de leurs compositions ou de reprises de pièces rock, jazz ou classique, avaient d'ailleurs cette saveur «surf rock», un style musical qu'affectionne particulièrement le guitariste Hideyo Moriya. S'il est le seul membre du trio à ne pas s'être adressé directement à la foule, le Japonais impressionnait par la maîtrise de son instrument, notamment dans le rythme rapide et les notes basses que requiert son style fétiche.

Les trois gars ont tous étudié auprès du guitariste de King Crimson Robert Fripp et ont aussi offert au public un aperçu des méthodes d'enseignement particulières du maître. Sur une Suite pour luth du compositeur allemand Jean-Sébastien Bach, chaque guitariste interprétait successivement une note dans un enchaînement rapide plutôt impressionnant.

Québec saluée

Sympathiques, les musiciens ont répété que Québec était l'une de leurs villes préférées et souligné la présence de l'ex-directeur de la programmation du Festival d'été de Québec (FEQ), Jean Beauchesne. C'est lui qui les avait invités au FEQ après les avoir entendus en première partie de King Crimson au Grand Théâtre en 1995. «Nous sommes allés souvent au Festival. Nous avons commencé au Pub St. Alexandre, plus tard nous avons joué au carré D'Youville et nous avons fini sur les plaines d'Abraham!» se rappelait Richards.

Dans une ville de Québec qui a toujours craqué pour le rock progressif, pas surprenant non plus que le groupe ait obtenu sa première ovation après avoir joué la pièce Echoes de Pink Floyd agrémentée de quelques effets électriques.

De nombreux spectateurs ont également répondu à l'invitation du Belge Bert Lams, qui les invitait à entonner les paroles du classique de Queen Bohemian Rhapsody, qui a fait se lever de nouveau tous les spectateurs réunis dans la salle Raoul-Jobin juste avant le rappel.

Bach était encore à l'honneur au rappel quand les guitaristes sont revenus pour interpréter, sans Levin, Toccata et Fugue en ré mineur. Le bassiste est ensuite allé rejoindre ses comparses pour les premières notes de Gens du pays, un clin d'oeil au Québec, qui s'est transformé en la pièce grecque Misirlou, devenue un éclatant hymne «surf rock» à travers les doigts de Dick Dale dans les années 60.

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