Talking Head: danse et autres médias sociaux

L'image des visages déformés, souvent de manière grotesque,... (Photo Chris Haring)

Agrandir

L'image des visages déformés, souvent de manière grotesque, permet aux deux danseurs d'interpréter différents personnages dans Talking Head, qui sera présenté au Mois Multi 16.

Photo Chris Haring

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Février est le mois de l'hybridation, avec des spectacles qui mélangent les disciplines, le vivant et les technologies de l'image du son et du mouvement. Talking Head, de la compagnie de danse autrichienne Liquid Loft, explore comment les médias sociaux affectent notre corps et nos relations avec les autres.

«Pour moi, la danse contemporaine d'aujourd'hui ne parle pas d'art multi, mais plutôt de la manière dont nous interagissons avec les autres humains. Ce que nous faisons peut ressembler à de l'art médiatique ou à de l'art visuel, mais ça peut aussi ressembler à un concert», explique le chorégraphe Chris Haring.

Celui-ci met présentement la touche finale au projet Deep Dish, un «film chorégraphique en direct en collaboration avec l'artiste français Michel Blazy» qui sera le point d'orgue de leur série The Perfect Garden, qui s'intéresse aux paradis artificiels.

Dans Talking Head, le spectacle qui sera présenté à Québec, le focus est mis sur deux interprètes, un homme et une femme, qui sont par moments filmés en direct par une simple webcam. L'image de leurs visages déformés, souvent de manière grotesque, leur permet d'interpréter différents personnages : un couple d'amoureux, un artiste qui donne une entrevue à un journaliste, un chorégraphe qui donne son opinion à distance sur le travail des danseurs...

«Dans les années 90, on a beaucoup utilisé la caméra vidéo et les projections sur scène, et tout est soudainement devenu multimédia. Maintenant, on prend simplement des outils qu'on utilise tous les jours, dans notre vie qui est déjà multimédia», souligne M. Haring.

Transformations

Nos communications virtuelles, par Skype, par courriel, par Facebook ou sur d'autres plateformes numériques occupent de plus en plus d'importance, alors que nos contacts réels et physiques perdent du terrain. «Les émotions et les sentiments qui nous lient ne changent pas tellement, indique le chorégraphe, mais les perceptions et les sensations liées au corps, elles, se transforment.» D'où l'intérêt d'aborder le sujet par la danse, où tout part du corps. La voix, elle, est transformée pour s'intégrer à l'environnement sonore du spectacle.

«On travaille aussi avec cette idée que le corps en mouvement sculpte l'espace et que lorsqu'il part, il laisse une trace, tout comme les mots ont une résonance après avoir été prononcés», souligne le chorégraphe. Le spectacle sera présenté les 4, 5 et 6 février à la salle Multi de Méduse

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer