Scandale à Québec: la mort n'arrête pas Iron Maiden

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Malgré la chute d'un fan qui avait réussi à se glisser sur la galerie de la presse, Iron Maiden n'avait pas interrompu son spectacle. La troupe de Bruce Dickinson n'avait pas été mise au courant de la tragédie avant la fin du concert.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le spectacle donné par le groupe metal britannique Iron Maiden au Colisée de Québec le 26 novembre 1984 a bien failli être arrêté quand un fan est décédé après avoir fait une chute de 100 pieds de la galerie de la presse pour s'écraser sur le béton.

«Le gars était décédé sur le coup, mais puisque c'était pendant le spectacle presque personne ne s'était aperçu de ça», se souvient le promoteur Michel Brazeau. En fait, le jeune homme, Daniel Pitre, 18 ans, avait atteint un autre spectateur dans sa chute, mais ce dernier n'a pas été blessé, selon ce que rapportait le quotidien montréalais The Gazette.

«La police s'est rendue sur place et voulait arrêter le show», poursuit Brazeau. «J'ai dit au sergent en chef : "Il y a 13 000 personnes ici et il y a un mort. Si tu arrêtes le show et que tu ouvres les lumières, ça va virer en émeute et il y aura des dizaines de morts." Il a compris.»

Le corps a donc été recouvert d'une couverture et entouré de clôtures et le spectacle s'est poursuivi jusqu'à la fin. Le relationniste du groupe, Michael Jensen, avait même affirmé à The Gazette que Bruce Dickinson et ses quatre acolytes n'avaient pas été mis au courant de la tragédie avant la fin du concert.

«C'est seulement un incident très, très malheureux et il n'y a pas grand-chose à dire de plus», avait déclaré Jensen, rejetant du revers de la main l'idée que l'atmosphère créée par la musique d'Iron Maiden puisse avoir contribué au drame.

Absence de gardien

«Ils étaient deux gars du Saguenay qui s'étaient rendu au spectacle en autobus et ils ont décidé d'aller sur la galerie de presse, qui n'était pas accessible au grand public. Pour une raison que j'ignore, cependant, l'agent de sécurité qui devait garder la galerie de presse n'était pas là quand ils sont arrivés», indique Michel Brazeau. Les deux jeunes fans sont donc montés sur la galerie de presse et c'est en tentant de traverser la passerelle qui réunit les deux galeries de presse que Daniel Pitre est tombé. La police avait alors raconté à The Gazette que le jeune homme aurait trébuché sur quelque chose pour ensuite tomber par-dessus la balustrade.

Michel Brazeau se souvient pour sa part que la station de radio qui avait collaboré au spectacle avait lâché plusieurs ballons à l'hélium au même moment. «Je crois qu'il avait finalement été établi que le jeune homme s'était penché pour attraper un ballon et que c'est à ce moment-là qu'il serait tombé.»

Cela étant dit, le spectacle aurait bien pu être arrêté, peu importe les arguments de Michel Brazeau, puisque l'infortuné fan d'Iron Maiden est tombé à quelques pieds seulement de la console de son. «S'il était tombé sur la console, il aurait évidemment été impossible de continuer», fait remarquer M. Brazeau.

Ce spectacle faisait partie de la tournée World Slavery d'Iron Maiden, suivant la parution de l'album Powerslave. Moins d'un an plus tard, le groupe britannique faisait paraître un album en spectacle tiré de cette tournée. Le titre? Live After Death...

Scott Weiland en 2008... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

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Scott Weiland en 2008

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

La catastrophe Weiland

Quel coup de maître pour le Festival d'été de Québec, qui avait réussi en 2008 à mettre la main sur les Stone Temple Pilots, réunis après une séparation de six ans. À peine deux mois après avoir annoncé leur retour, les légendes du grunge étaient attendues par une foule nombreuse sur les plaines d'Abraham le 10 juillet.

Malheureusement, contrairement à ses trois compagnons d'armes, le sulfureux Scott Weiland n'était visiblement pas prêt du tout. Habillé en gangster, le malingre chanteur s'était en effet pointé sur scène complètement défoncé. Il bougeait et se déplaçait de manière très incertaine et chacune de ses tentatives d'interaction avec le public se résumait à un discours plus ou moins cohérent.

Il avait entre autres affirmé que Québec était aussi magnifique que Paris, puis plus magnifique que plusieurs villes magnifiques mises ensemble...

La situation ne s'améliorait pas quand venait le temps de pousser la chansonnette, alors que Weiland ne se rappelait plus des paroles de plusieurs des classiques du groupe. A trainwreck, comme disent les anglophones : une véritable catastrophe.

Il était triste de voir les frères Dean (guitare) et Robert (basse) DeLeo et le batteur Eric Kretz, qui, eux, avaient fait leurs devoirs et étaient en bonne forme, peiner à tenter de suivre le chanteur qu'ils ont finalement foutu à la porte en février 2013. Plusieurs spectateurs sont repartis déçus; les autres connaissaient la réputation de Weiland et savaient à quoi s'attendre. 

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