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Scandale à Québec: Dalida accusée de lip sync et agressée au marteau

Lors d'un spectacle dans la capitale en 1978,... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Lors d'un spectacle dans la capitale en 1978, Dalida est accusée de lip sync. Le critique du Soleil rapporte que les micros n'étaient pas branchés.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Dans les années 70, l'engouement pour Dalida ne se démentait pas dans la capitale, où la chanteuse multipliait les prestations au Grand Théâtre. Mais si l'amour entre l'artiste et son public était au rendez-vous, la controverse l'a aussi été. Entre une agression au marteau et des accusations de lip sync, les visites de la diva n'ont pas été de tout repos.

Le 20 février 1977, après avoir chanté sur la scène de la salle Louis-Fréchette, Dalida et trois de ses proches quittent le Grand Théâtre vers 23h30 par l'entrée des artistes pour rejoindre une voiture garée tout près. Ils sont alors attaqués à coups de marteau par un admirateur. 

Le suspect, Michel Boissonneault, aurait semble-t-il été frustré de voir une lettre adressée à son idole demeurer sans réponse. Lors de l'attaque, il blesse le frère de Dalida, Bruno Gigliotti, une amie habitant Québec, Renée Garon, et un représentant de sa compagnie de disque, Christian Lefort. 

La chanteuse, elle, s'en tire indemne. Et selon le récit qu'en fait M. Lefort dans les pages du Soleil sous la plume du journaliste Lucien Latulippe, elle n'a pas manqué de se défendre pendant l'agression. «Croyant que l'individu voulait s'en prendre à sa soeur, Bruno lui aurait crié de se sauver. Au contraire, Dalida s'est approchée et elle aurait dit: "Je vais le tuer", et elle aurait appliqué quelques bons coups de pied au jeune homme qui portait plusieurs marques au visage à son arrivée à la centrale du parc Victoria», peut-on lire dans la livraison du 22 février 1977.

En conférence de presse à Montréal, quelques jours plus tard, une Dalida «encore en furie» en rajoute, se disant «scandalisée» que son assaillant ait été remis en liberté sous caution. Elle dénonce aussi des mesures de sécurité qu'elle juge déficientes. «Le Canada est le seul pays où il n'y a pas de policiers à la sortie du théâtre pour escorter les artistes jusqu'à leur automobile», avance-t-elle, selon l'article signé par Pierre Beaulieu et publié dans La Presse.

Allégations de lip sync

Au lendemain de l'agression dont elle a été victime à Québec, l'interprète de Gigi l'amoroso déclare que les événements ne la décourageront pas de revenir se produire dans la capitale. C'est ce qu'elle fait l'année suivante... Mais là encore, son spectacle fait jaser pour les mauvaises raisons, alors que des admirateurs déçus - ainsi que le critique du Soleil - accusent la diva de faire semblant de chanter.

En une du Soleil le 7 décembre 1978, le titre est sans équivoque: «Dalida a présenté du "lipsing" [sic] à ses fans.» Dans son reportage, le journaliste Jacques Samson observe qu'à certains moments pendant le spectacle présenté la fin de semaine précédente, les micros n'étaient pas branchés. Il rapporte aussi les propos de spectateurs qui l'ont contacté. «Un des témoins a précisé que l'appareil qui servait à retransmettre la bande était à la vue de tout le monde, près de la console, en plein milieu du parterre de la salle Louis-Fréchette», précise-t-il, ajoutant que la pratique était monnaie courante à la télé. «Mais sur une scène, devant des spectateurs qui ont payé le gros prix, 14 $ dans le cas des meilleurs billets du spectacle de Dalida, peu de cas ont été soulevés jusqu'ici», note Jacques Samson.

L'entourage de la chanteuse admet que des bandes sont utilisées pour retransmettre la musique dans les segments plus disco, mais réfute toute allégation de lip sync. Quoi qu'il en soit, le concert, marqué par plusieurs difficultés techniques, n'a aucunement réussi à convaincre le critique du Soleil. «Le spectacle a été un fiasco et plusieurs personnes ne sont pas restées jusqu'à la fin», tranche-t-il.

Jean Leloup a invectivé son public lors de... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet) - image 2.0

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Jean Leloup a invectivé son public lors de son Pow-wow en 2008.  

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

«Chou Leloup!»

Une critique outrée, un chanteur repentant. Voilà en somme comment on pourrait résumer la controverse qui a entouré le Pow-wow organisé par Jean Leloup à l'occasion du 400e anniversaire de Québec. 

Après cinq ans d'absence sur les planches, le musicien convie ses fans au Colisée en août 2008 pour un spectacle à saveur autochtone. Les retrouvailles ne s'avèrent toutefois pas à la hauteur des attentes de tous : un chanteur qui invective son public, des huées... et une critique dévastatrice dans Le Soleil du lendemain. «T'avais pas le droit de nous faire miroiter du plaisir si c'était pour nous malmener et nous sacrer dessus et nous dire qu'on était plates, même si on était prêts à te faire la fête», écrit Valérie Lesage dans son article, qui porte le titre «Chou Leloup!». 

Le principal intéressé a répliqué sans mâcher ses mots sur les ondes de Radio-Canada, avant de donner sa version des faits au Soleil. En entrevue avec Isabelle Houde, il fait son mea culpa, met sa saute d'humeur sur le dos de la piètre sonorisation, mais apporte aussi quelques nuances au tableau: «Il y a eu votre journaliste au Soleil qui était fâchée, a-t-il noté. Je la comprends, mais je ne suis pas d'accord. Le problème, c'est qu'elle n'est pas restée jusqu'à la fin, parce qu'elle aurait vu que j'ai réussi à faire jumper tout le monde ensemble.» 

50 Cent : beaucoup de bruit pour rien

La police de Québec s'attend au pire lorsque le rappeur 50 Cent débarque au Colisée le 18 décembre 2005. La crainte d'affrontements entre des membres de gangs de rue justifie alors des mesures de sécurité rarement vues dans le domaine du spectacle dans la capitale.

Fouilles et vérifications d'identité attendent les spectateurs à l'entrée de l'amphithéâtre, tandis que la présence des forces de l'ordre se fait lourde : des enquêteurs spécialisés dans les activités des motards et des gangs de rue, des agents d'Immigration Canada et un procureur de la Couronne sont notamment de la partie.

Quelques jours avant le concert, un porte-parole de la police de Québec avait même lancé cette mise en garde : «Les parents qui enverront leurs jeunes au Colisée ce soir-là doivent être conscients du genre de spectacle qu'offre 50 Cent et de la clientèle que ça attire. On sait que parmi les gens que ça attire, il peut y avoir des groupes criminalisés qui partagent la philosophie de cet artiste.»

Au final, le concert s'est déroulé sans grabuge, devant une foule moyenne de quelque 6000 spectateurs. 

Jackass au Dabobert... (Photothèque Le Soleil) - image 4.0

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Jackass au Dabobert

Photothèque Le Soleil

Jackass: alcool et brocheuse

«J'ai le goût de faire passer un mauvais moment aux policiers canadiens-français. [...] On vient à Québec pour se saouler et on veut que tout le monde se saoule et fume des joints avec nous.»

Voilà comment Steve-O s'est annoncé dans les pages du Soleil au printemps 2004, avant la venue au Dagobert de la bande de Jackass, connue surtout pour ses cascades et ses séances d'automutilation. C'est plutôt la Régie des alcools, des courses et des jeux qui l'a gardé à l'oeil.

Le spectacle de Québec n'a pas entraîné de grands débordements, contrairement à celui du Métropolis de Montréal, qui a pratiquement tourné à l'émeute dans la rue Sainte-Catherine. Mais il a contribué à faire perdre son permis d'alcool au Dagobert pendant 24 jours l'année suivante.

Au nombre des infractions notées par la Régie : des scènes de violence et de nudité (Steve-O s'est agrafé des soutiens-gorges sur la tête et s'est broché le scrotum sur la cuisse, une spectatrice a été invitée à donner des coups de pied dans l'entrejambe d'un client) ainsi que des incitations au calage d'alcool.  

 

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