CRITIQUE

Les Violons du Roy: l'épreuve de la foi

Shannon Mercer et Tyler Duncan, deux des quatre... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Shannon Mercer et Tyler Duncan, deux des quatre solistes participant au concert des Violons du Roy jeudi soir

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) L'acoustique de la salle Raoul-Jobin a changé depuis l'installation de l'orgue Casavant qui habille maintenant la scène. Avant, qu'on soit assis au parterre ou dans les niveaux plus élevés, le son vous parvenait partout avec la même netteté. Ce n'est plus vrai, en tout cas  ce ne l'était pas jeudi soir.

Mathieu Lussier dirigeait les Violons du Roy. Fidèle a son habitude, le chef associé de l'orchestre a présenté en quelques mots le programme de la soirée. Quatre cantates de Bach écrites pour la période suivant la fête de l'Épiphanie et traduisant, chacune à sa manière, la profondeur de la foi du compositeur en Jésus.

Je dirais que les spectateurs installés dans les hauteurs n'ont pas assisté tout à fait au même concert que ceux du parterre. S'il avait fallu se limiter à ce qu'on a entendu en première partie depuis la mezzanine, là où la réverbération est beaucoup plus prononcée, on vous aurait dit que les chanteurs peinaient à se faire entendre et que les instruments jouaient bien trop fort.

Dans la Cantate 32, les cordes ont enterrés la pauvre Shannon Mercer sous les crescendos. Le violon de Pascale Giguère et la voix du baryton Tyler Duncan flottaient dans une sorte de halo flou au-dessus de l'orgue, du clavecin et du violoncelle. Dans la Cantate 154, l'alternance des cordes et des voix favorisait une meilleure réception de ces dernières. La mezzo-soprano Mireille Lebel et le ténor Thomas Cooley, à la faveur d'un rare moment de complicité entre chanteurs, s'y sont joliment défendus.

La Cantate 73, entendue en fin de concert, au parterre et dans de biens meilleures conditions, s'est révélée la plus originale des quatre et la plus intéressante à découvrir, avec son parcours rempli de surprises, ses brusques changements de mouvement et ses effets instrumentaux inattendus. Le temps d'un air d'une éblouissante unité, Thomas Cooley et la hautboïste Marjorie Tremblay ont réussi à allumer un feu d'artifice. La fraîcheur de la direction compensait pour le brin d'assurance qui, ici, manquait parfois à Mathieu Lussier.

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