Gino Quilico: un baryton au grand bal viennois

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Les danseurs du Kiev-Aniko Ballet d'Ukraine seront sur la scène du Grand Théâtre dimanche.

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(Québec) L'Hommage à Vienne revient à Québec pour une cinquième année, avec cette fois le baryton québécois Gino Quilico à son bord.

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Gino Quilico

PHOTO FOURNIE PAR MONTRÉAL EN LUMIÈRE

Le chanteur à la feuille de route bien garnie confie éprouver une certaine fébrilité à l'approche du concert, qui l'oblige à se plonger dans un répertoire et une langue qui ne sont pas ses spécialités. Il s'est toutefois attelé à la tâche avec le sérieux et la fougue qui le caractérisent.

Le public de Québec a pu le voir en Jean Valjean dans Les Misérables, au Capitole, où il est aussi venu donner des récitals populaires. Il chantera pour la première fois au Grand Théâtre de Québec. Sa voix, mais aussi des qualités d'acteur qui ont ravi les spectateurs d'opéra du monde entier pendant 25 ans.

Q À quelles occasions avez-vous fréquenté le répertoire viennois dans votre carrière?

R Oui, j'ai déjà enregistré un disque avec Barbara Hendricks, avec des duos de Strauss, des airs d'opérettes et des pièces typiquement viennoises. Sinon, j'ai fait plutôt ma carrière en italien, en français et en russe, avec quelques incursions en anglais. L'allemand n'est pas vraiment mon répertoire. Mais je vais bien me préparer et me faire coacher. D'autant plus que le viennois n'est pas l'allemand typiquement, ce sont deux dialectes, on entend vraiment la différence. J'ai chanté La bohème à l'Opéra de Vienne il y a bien 15 ou 20 ans.

Q Vous serez le premier baryton à participer à l'Hommage à Vienne. Le chanteur est habituellement un ténor. A-t-il fallu faire des ajustements au programme?

R On a pris les pièces qui pouvaient convenir à ma voix. Comme je suis un baryton qui a des notes aiguës, on m'a longtemps collé l'étiquette de baryton Martin. Quand j'étais jeune, j'ai fait beaucoup d'opéras et d'enregistrements de voix aiguës, j'étais reconnu dans ce répertoire. Mais maintenant, j'ai des graves aussi, et je n'ai pas perdu mes aigus.

Danilo dans La veuve joyeuse, ou Eisenstein dans La chauve-souris, par exemple, peuvent être joués autant par des ténors que par des barytons, mais je crois que je suis le seul baryton qui a chanté Jean Valjean. Ça m'a permis de garder du brillant dans la voix, une certaine agilité, plutôt que de toujours chanter des choses très graves et dramatiques.

Q Je comprends que vous serez donc à votre aise dans un concert festif et joyeux du Nouvel An?

R Je suis un peu stressé pour être honnête. Il y a des danseurs de classique et de ballroom (danse sociale), des vrais pros, et de ce que j'ai vu sur Internet, ils sont beaux, ils dansent bien et ils sont minces et moi, je me sens comme un gros baryton en comparaison. Dans le duo tiré de La veuve joyeuse, il y a une possibilité de faire une petite valse et je crois que je vais aller voir un des danseurs avant pour avoir des conseils. Je vais apporter quelques accessoires pour faire des folies, une petite mise en scène.

Q Que chanterez-vous pendant l'Hommage à Vienne?

R J'ai décidé de faire un extrait de Danilo (La veuve joyeuse) en français, puisqu'on est au Québec. Sinon, ce sont tous des extraits d'opérettes viennoises et des pièces d'Offenbach avec l'orchestre.

Q Depuis une dizaine d'années, vous avez délaissé l'opéra au profit de récitals et de concerts plus populaires. Pourquoi avoir fait ce choix?

R Je voulais rester davantage chez moi, avec ma famille. Le Québec est différent du restant du Canada, on peut y faire une carrière à plein temps, mais pas en opéra. Après mon disque de Noël, je me suis retrouvé à chanter Starmania, Notre-Dame de Paris, Les Misérables, des concerts de mélodies italiennes et des airs d'opéra français. Pour moi, ce sont des récitals populaires. Je ne voulais pas être esclave de ma voix et de mon métier, je voulais avoir une vie après près de 25 ans de carrière mondiale. J'ai chanté souvent avec Luciano Pavarotti, et lui a tout sacrifié. Moi, ça m'a coûté un divorce, et je ne voulais plus être loin de mes enfants.

Q Vous êtes devenu un chanteur d'opéra d'envergure, tout comme votre père, le baryton Louis Quilico. Espériez-vous que vos enfants suivent vos traces?

R Je les ai laissés complètement libres et secrètement, j'espérais qu'il ne le fasse pas. Il y a eu papa, il y a eu moi, et on a tous les deux réussi à être reconnus mondialement. De suivre ça... Déjà suivre mon père, ce n'était pas facile, alors pour mon fils, ça aurait été terrible. Il lui aurait fallu un talent extraordinaire pour qu'il réussisse aussi. Mon fils et ma fille sont partis dans d'autres directions (comme comptable et comme chercheur sur les liens entre le traitement des traumatismes crâniens et le sport), mais jouent tous les deux de la musique.

***

Vous voulez y aller?

Quoi: Hommage à Vienne

Qui: l'Orchestre Strauss du Canada, dirigé par le chef suisse Andreas avec la soprano viennoise Birgitta Wetzl, le baryton québécois Gino Quilico, les danseurs du Kiev-Aniko Ballet d'Ukraine ainsi que des champions internationaux de danse sociale

Quand: dimanche 4 janvier à 14h30

Où: salle Louis-Fréchette du Grand théâtre de Québec

Billet: 50,50$ à 104$

Info: 418 643-8131

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