Destructo: s'offrir la Grande Allée pour ses 40 ans

Gary Richards, alias Destructo... (Photothèque Le Soleil)

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Gary Richards, alias Destructo

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(Québec) Gary Richards, alias Destructo, est habitué de travailler le jour de son anniversaire. Il est en effet né le 31 décembre et, pour un DJ comme lui, la nuit entre la Saint-Sylvestre et le Premier de l'an est toujours une soirée qui comporte son lot de contrats intéressants. Cette année, c'est donc à Québec qu'il célébrera ses 40 ans, en même temps que le passage à l'année 2015.

«J'ai très hâte, surtout que c'est ma première visite à Québec. Et également, c'est rare que je présente des spectacles extérieurs. J'ai entendu dire que c'était froid, chez vous. Je crois que ça peut descendre jusqu'à - 10 °F (- 22 °C) n'est-ce pas?» demande Richards d'entrée de jeu en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

Le DJ est resté plutôt surpris d'apprendre que la température pouvait parfois descendre aussi bas que - 30 °C ou même plus bas en tenant compte du facteur vent. «Aïe aïe aïe! Il faudra que je m'habille chaudement et que je m'assure de faire bouger les gens pour être certain qu'ils ne gèlent pas sur place!» réplique-t-il.

Il faut dire que Destructo quittera le chaud climat de Los Angeles en s'envolant pour Québec et qu'il sautera ensuite dans un avion pour prendre la direction de... Miami, où il animera la croisière musicale «Holy Ship!» vers les Bahamas avec des dizaines d'artistes électros à bord du MSC Divina.

«Je préparerai quelque chose de spécial pour Québec. Je peux vous dire qu'il y aura pas mal de feux d'artifice à minuit et, côté musical, j'ai fait le tour du monde cette année et j'ai déniché pas mal de musiques en plus de la mienne. Comme il y a toujours plusieurs types d'amateurs à une soirée du Nouvel An, je vais essayer de rendre ça agréable pour tout le monde tout en gardant quand même mon style», explique-t-il.

West Coast

Son nouveau minialbum, intitulé West Coast, sera évidemment à l'ordre du jour. «La réaction est très bonne, j'ai déjà un million d'écoutes sur Soundcloud. C'est bien, car j'ai essayé quelque chose de nouveau, soit mélanger la musique house et le hip-hop. Je l'avais déjà fait dans les événements que j'organise, mais pas dans ma musique.» 

Ainsi, Destructo a collaboré avec les rappeurs Kurupt, Warren G, Ty Dolla $ign et Too $hort sur son dernier effort. «J'essaie toujours d'être en avance sur ce qui se passe dans le monde de la musique», indique celui qui a été élevé par un père animateur de radio et mélomane.

«Il m'amenait voir toutes sortes de spectacles même quand j'avais trois ou quatre ans. J'ai vu Led Zeppelin et j'ai vu Rush aussi», se souvient-il. En fait, le DJ avait à peine deux ans quand la bande de Robert Plant est passée pour la dernière fois aux États-Unis. «J'étais si jeune, je ne sais pas pourquoi mon père m'amenait là!»

Coup de foudre techno

Toujours est-il que la flamme de la musique a été allumée très tôt chez Gary Richards, qui est tombé en amour avec le techno un jour où il se baladait à Los Angeles et qu'il a entendu la musique qui provenait d'un entrepôt où se déroulait une soirée house.

«J'ai toujours aimé [le groupe électronique allemand] Kraftwerk, alors j'ai immédiatement accroché sur cette pièce. Je suis allé dans un magasin de disques et j'ai essayé de fredonner l'air de la chanson et le gars l'a reconnue. C'était une pièce de 808 State, alors il m'a dit qu'il avait l'album et m'a sorti 15 autres vinyles en me disant que si j'aimais 808 State, j'allais aimer ceux-là aussi», raconte Richards.

Après être rentré chez lui avec ses achats, le jeune Richards a toutefois réalisé quelque chose. «Merde! Je n'avais pas de platine pour faire tourner les vinyles!» se souvient-il. Pas question de faire une croix sur toutes ces nouvelles découvertes musicales, cependant. Le futur DJ est vite allé se procurer sa première platine.

Depuis, ses disques vinyles ne le quittent plus. «Bien sûr que j'en ai encore chez moi. Ma femme m'a déjà demandé de vendre tout ça, mais il n'en était pas question. Maintenant, je crois qu'elle accepte mieux ça», poursuit-il en riant.

Quant à son nom d'artiste, qui rappelle un lutteur ou un vilain de bande dessinée, Destructo dit l'avoir choisi au tout début de sa carrière. «J'aimais la musique électronique très dure et je voulais "mixer" ça avec du rock, alors je trouvais que ça me représentait bien. Je me suis calmé depuis le temps, mais je suis maintenant connu comme étant Destructo, alors impossible de changer de nom, tu comprends!»

DJ et homme d'affaires

En plus d'être un DJ très en vue, Destructo est également un homme d'affaires accompli - dont les projets ont tous pris une expansion phénoménale -, maintenant associé au géant du spectacle LiveNation.

Dès le début des années 90, à l'âge de 18 ans, le jeune Gary Richards organisait ses premiers événements de musique house en Californie. Ceux-ci sont devenus les Electric Daisy Carnivals, repris par l'un de ses associés, qui en a fait le plus important festival de musique électronique en Amérique du Nord avec 400 000 participants cette année à Las Vegas.

Par la suite, il a lancé le HARD Events, qui organise plusieurs événements liés à la musique électronique attirant plus de 100 000 personnes par an. «Oui, c'est vrai qu'à peu près tout ce que j'ai lancé a bien marché, mais je peux te dire qu'à l'époque, tout le monde me disait que j'étais fou de faire ça, surtout en Amérique où le hip-hop et le grunge étaient rois. Ça a été plus long d'accrocher le public américain à ce style musical», indique Destructo.

En 2012, les événements de HARD Events ont attiré l'attention de LiveNation, qui s'est porté acquéreur de l'entreprise fondée par Richards. «Je crois que j'avais amené HARD aussi loin que je pouvais l'amener, alors je cherchais un partenaire. Je m'occupe encore du marketing et de la musique, mais LiveNation s'occupe des trucs comme les assurances ou négocier avec les villes.»

Vous voulez y aller?

Quoi : DJ Destructo

Quand : mercredi le 31 décembre 2014, de 23h à 1h

Où : Grande Allée

Billets : gratuit

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