Guy Bélanger à pleins poumons

Il a beau chanter sur certaines pièces, c'est... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Il a beau chanter sur certaines pièces, c'est avec son harmonica que le Beauportois Guy Bélanger a subjugué son public vendredi au Grand Théâtre de Québec.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) De retour dans sa ville natale, Guy Bélanger a démontré vendredi soir à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec qu'il peut mener un orchestre complet par la seule puissance de ses poumons et de la quinzaine d'harmonicas qu'il porte à la ceinture comme autant de cartouches de son arsenal musical.

Car même s'il est accompagné de deux guitaristes, d'un bassiste et d'un batteur, c'est Bélanger qui mène le bal, dictant le rythme pendant plus de deux heures et exécutant des solos en ouvrant et fermant les mains rapidement sur son instrument, agitant vigoureusement la tête comme le ferait un «headbanger».

Il a beau chanter sur certaines pièces, c'est bien avec son harmonica que le Beauportois subjugue le public. Bélanger amène ses fans au Maroc en réussissant à faire sonner sa «musique à bouche» comme un instrument de musique maghrébine sur Essaouira ou sur une piste de danse en la lançant dans un funk endiablé pour Uptown Up.

Il multiplie également les prouesses, comme ces solos hallucinants sur Sporting Life et Highway Song, qui lui ont valu un tonnerre d'applaudissements, ou alors Between Friends, une pièce dont l'origine serait un pari pris en studio afin de voir quel musicien du groupe réussirait à jouer le plus rapidement.

Verbomoteur, l'artiste interagit également beaucoup avec le public. «Je crois que c'est pour ça que je joue de l'harmonica. Il y en a sûrement un qui s'est dit: "Mettez-y de quoi dans la bouche!"», a-t-il blagué à l'une des nombreuses occasions où il a brisé sa promesse de ne pas cabotiner, promesse faite, sourire en coin, en début de spectacle.

Retourner au blues

Même s'il a touché plusieurs styles musicaux durant ses 40 années de carrière, c'est véritablement le langage du blues que Bélanger parle le mieux. Et comme l'indique le titre de son dernier album, Blues Turn, il souhaitait y retourner depuis un bon bout de temps.

Il s'est donc offert un cadeau en enregistrant au célèbre Delmark Studio de Chicago avec le guitariste Jimmy Johnson, âgé de 86 ans et dont la carrière chevauche sept décennies. «Pour moi, c'était comme aller voir le pape. Je me serais assis par terre et je l'aurais écouté jouer pendant des heures», racontera-t-il.

L'harmoniciste élude aussi certains clichés du blues en évitant de reprendre des standards qui ont été refaits des centaines de fois, ajoutant plutôt à ses compositions originales des titres un peu moins connus qu'il se plaît à faire découvrir aux spectateurs. Ainsi, il interprétera tantôt The Dark End of the Street de James Carr ou encore Before You Accuse Me, une pièce de Bo Diddley qu'Eric Clapton avait remise au goût du jour en 1989.

Avant de quitter la scène, «Ti-Guy» a livré Ti-Bum, composée pour la trame sonore de Gaz Bar Blues, puis est revenu en rappel avec Retour de Berlin, tirée aussi du film de 2003, qui mettait e vedette Serge Thériault. «Je ne connais pas le réalisateur, mais je suis allé voir sur Google et c'est un Bélanger», a blagué l'harmoniciste en guise de clin d'oeil à son frère Louis.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer