Dieu Merci!: tuer le temps

Dieu merci! ne voyage pas léger : un... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Dieu merci! ne voyage pas léger : un bassin de 15 sketchs dans lesquels choisir, autant de décors, quelque 250 accessoires et une centaine de costumes.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Avec une proposition assise sur l'improvisation et l'interactivité, l'adaptation scénique du concept télévisuel Dieu merci! ne voyage pas léger : un bassin de 15 sketchs dans lesquels choisir, autant de décors, quelque 250 accessoires et une centaine de costumes. On nous promettait de la quantité, c'est ce qu'on nous a livré lundi à la salle Albert-Rousseau. Dommage que la qualité, elle, n'ait pas toujours été au rendez-vous.

D'abord développé pour le petit écran, puis présenté en résidence sur scène à Sorel, le concept de Dieu merci! fait maintenant son chemin en tournée. À chacune des représentations, trois invités se prêtent au jeu de l'improvisation avec l'équipe de comédiens maison. Avant chaque numéro, le public choisit parmi trois mises en situation et les «cobayes» du jour plongent dans l'intrigue sans savoir ce qui les attend... pour le meilleur et pour le pire.

Avec le comédien Marcel Leboeuf, les humoristes Philippe Laprise (le favori du public lundi) et Dominic Sillon (du duo Dominic et Martin) ont relevé le défi en trois temps lundi. D'abord dans des sketchs comparés - un exercice forcément redondant puisqu'ils devaient rebondir sur les mêmes répliques servies par l'équipe maison -, ensuite seuls «contre» les comédiens et finalement tous ensemble, dans un crescendo qui a pris les allures d'un solide délire. Jouant les malades psychiatrisés, nos trois improvisateurs ont mis le paquet et ont bien déridé leur public. Une finale complètement folle pour coiffer une soirée inégale, ponctuée de longueurs, qui a prouvé la difficulté d'adapter sur scène ce format fait sur mesure pour le petit écran.

Loin des caméras, comédiens et invités peuvent semble-t-il se laisser aller davantage. Mais là où la magie de la télé permettait quelques raccourcis, les aléas du direct mettent en exergue toute la lourdeur du concept : de longs changements de décors pendant lesquels on nous sert des banalités, des interactions avec le public qui vont du léger au carrément infantilisant. L'animateur Pierre-Yves Lord a du temps à tuer, ça paraît et le résultat n'est pas toujours édifiant.

La durée des sketchs a aussi particulièrement handicapé le dynamisme du spectacle, lundi. Quinze ou vingt minutes d'impro, ça peut paraître court quand la chimie opère et interminable quand l'action lève moins. Si les invités et les comédiens ont parfois usé de trouvailles comiques efficaces, la plupart des numéros ont souffert de longueurs, si bien qu'on a souvent accueilli avec soulagement la sirène sonnant la fin d'une impro. Dieu merci, c'est fini...

Le spectacle est présenté une nouvelle fois ce soir à la salle Albert-Rousseau. Marcel Leboeuf et Philippe Laprise reprennent du service, accompagnés cette fois de l'humoriste P-A Méthot.

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