Le Messie: divins Violons et voix d'anges

Le concert a été dirigé de main de... (Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Le concert a été dirigé de main de maître par Trevor Pinnock, qui était aussi installé au clavecin. Un des quatre solistes, le baryton-basse Andrew Foster-Williams, a su déployer l'ampleur de sa voix aux moments clés.

Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) On pourrait difficilement compter toutes les représentations du Messie de Händel qui sont données chaque année dans le monde à l'approche de Noël. Mais parions que celle que nous ont offerte les Violons du Roy et Trevor Pinnock jeudi soir comptait parmi les plus inspirées.

Le chef britannique a dédié le concert à Bernard Labadie, qui prend toujours du mieux. Il nous a prévenus au début du concert : avec le Messie, Händel n'a pas voulu écrire un simple divertissement, mais plutôt une pièce dont la force oeuvrerait pour le bien dans le monde et qui exige, autant de la part des interprètes que de celle des spectateurs, un investissement complet.

Obtenir trois heures d'écoute attentive en cette ère numérique peut effectivement sembler miraculeux. L'oeuvre morcelée, dont les fragments chantés et joués se suivent comme les parcelles d'une scintillante averse de paillettes, passait toutefois comme un charme.

En suivant religieusement le programme, on se trouvait donc à lire des bribes des différents livres bibliques, tout en écoutant quatre voix de solistes, le choeur de La Chapelle et les musiciens des Violons du Roy, menés au clavecin par le chef. Celui-ci dirige sans baguette, alternant entre les doux et les vifs mouvements de mains, un manège qui semblait mâtiner l'interprétation de douces et éclairantes nuances.

Retour des Violons du Roy

On retrouvait avec bonheur la touche sensible et animée des Violons du Roy, qu'une tournée dans l'Ouest canadien a tenus loin du public de Québec ces dernières semaines. Orgue, trompettes, basson, hautbois et percussions venaient appuyer le velours des basses et des altos et le chant vif des violons.

Quant aux 32 chanteurs de La Chapelle, ils ont été les véritables vedettes du concert, électrisant la salle à chacune de leurs interventions simplement divines. Le plafond du Palais Montcalm semblait vouloir s'ouvrir au son charmant de leurs harmonies.

La construction de l'oeuvre elle-même donne aux quatre solistes un rôle plus modeste que celui du choeur. La soprano australienne Miriam Allan, la voix juste et claire, était le visage même de la félicité malgré son bras blessé. L'énergie somptueuse, mais nettement moins colorée de la mezzo-soprano Allyson McHardy, offrait un intéressant contraste. Le ténor Allan Clayton et le baryton-basse Andrew Foster-Williams, malgré de longs passages plus inactifs où leurs esprits semblaient vagabonder, ont su déployer toute l'ampleur de leur voix aux moments clés, notamment dans la troisième et dernière partie.

Les Violons du Roy et La Chapelle de Québec présenteront à nouveau le Messie dimanche à 14h à la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer