Adam Cohen charmeur et inspiré

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(Québec) La pomme ne tombe jamais bien loin de l'arbre. Le dicton est vrai pour Adam Cohen, qui n'a eu aucun mal à charmer et émouvoir le public du Palais Montcalm jeudi soir avec la poésie introspective et recherchée de ses deux derniers albums qui rappelle grandement celle de son père Leonard.

En grande forme et très inspiré, Cohen a livré un programme d'une heure trente fort bien ficelé, parlant abondamment et toujours en français entre les pièces. «Normalement, je ne m'adresse pas au public si tôt dans le spectacle, mais j'ai une nostalgie particulière ce soir. Voyez-vous, je quitte le Québec bientôt pour aller en Australie, où il fait beau... Mais je m'ennuie déjà de vous», a-t-il lancé après avoir amorcé la soirée avec Too Real.

Il n'en fallait pas plus pour que tous tombent sous le charme de celui qui a certes hérité du pouvoir de séduction du paternel. Fort bien appuyé d'un batteur, d'une guitariste et d'un trio de cordes dont la violoncelliste se faisait aussi parfois claviériste, Cohen s'accompagnait tantôt à la guitare ou même aux claviers pour Love Is dans un spectacle réglé au quart de tour.

Gratitude

Il a aussi profité de sa tribune pour se dire attristé de «la mort imminente de Radio-Canada» en faisant référence aux récentes compressions à la société d'État. «Je suis sûr qu'il y en a plusieurs ici qui ont entendu quelques-unes de mes petites chansons grâce à eux», a-t-il remarqué afin de démontrer sa gratitude envers le diffuseur public.

Habile conteur, Cohen nous explique aussi, avant d'interpréter Sweet Dominique, que la Dominique en question, une ancienne flamme pour qui il a écrit cette chanson, lui a dit de ne plus la rappeler, car son nouveau copain n'apprécie pas vraiment ça. On n'a d'ailleurs aucune peine à comprendre le type de vouloir garder cet homme à femmes notoire et sa poésie envoûtante le plus loin possible de sa copine...Le poète a aussi dédié la très bien nommée Beautiful à son ancienne conjointe et mère de leur fils Cassius, qui étaient d'ailleurs tous les deux présents jeudi soir, avant de quitter la scène une première fois, ovationné par son public.

Généreux, il est revenu après avoir retiré son veston pour Fall Apart, So Much to Learn, qu'il a terminée en improvisant le refrain de Carry That Weight des Beatles, et la superbe et léonardesque Uniform alors que tout le monde l'accompagnait en se tapant dans les mains.

Stéphanie Lapointe

En première partie, Stéphanie Lapointe a livré une performance surprenante. La frêle jeune fille qui avait remporté la deuxième saison de Star Académie a pris beaucoup de maturité et réussit même à donner des frissons avec un nouveau répertoire bâti sur mesure pour son filet de voix. Seule sur scène avec son guitariste Joseph Marchand et Guido Del Fabbro au violon et à la mandoline, elle rappelle parfois une Vanessa Paradis ou une Jane Birkin, dont elle a d'ailleurs interprété la pièce Pourquoi pour clore sa performance d'une demi-heure qui faisait la part belle à son dernier album, Les amours parallèles, lancé il y a quelques semaines seulement.

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