Godspeed You! Black Emperor comble son public

La plupart des neuf membres de Godspeed You! Black... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La plupart des neuf membres de Godspeed You! Black Emperor ne font pas face à la foule, plusieurs sont installés sur des chaises pliantes et la formation se produit avec un éclairage minimal sans autre artifice que les projections de Karl Lemieux.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Après 11 ans d'absence, le groupe instrumental et expérimental montréalais Godspeed You! Black Emperor n'a pas raté son retour à Québec mercredi, ravissant le public qui avait pris d'assaut l'Impérial avec une solide prestation musicale de près de deux heures.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas bien l'oeuvre de Godspeed, oubliez tout de suite tous les clichés liés aux spectacles rock. La plupart des neuf membres du groupe ne font pas face à la foule, plusieurs sont installés sur des chaises pliantes et la formation se produit avec un éclairage minimal sans autre artifice que les projections de Karl Lemieux.

Dans la foule, l'ambiance était plutôt contemplative et l'expérience se rapprochait davantage de celle d'un concert de musique classique où le public est immobile et écoute attentivement chaque note. Pas l'ombre non plus de quiconque qui tenterait de filmer la performance avec son téléphone intelligent, une rareté dans la réalité du monde du spectacle en 2014.

Comme ils en ont pris l'habitude au cours des dernières années, les membres de Godspeed ont lancé la soirée avec un drone intitulé Hope pendant lequel ce mot est le seul à apparaître au grand écran.

Après une vingtaine de minutes, le train démarre littéralement alors qu'au rythme des percussions d'Aidan Girt et Tim Herzog et du violon de Sophie Trudeau, on se sent comme transporté par une locomotive pendant qu'un décor ferroviaire défile à l'écran en même temps que les plans d'un siphon, des dossiers divers et des portraits non identifiés.

On reconnaît rapidement la pièce Mladic, tirée de l'album Allelujah! Don't Bend! Ascend! qui monte en crescendo alors que les neuf musiciens ajoutent un à un leurs voix au maelstrom apocalyptique. Le tout atteint son apogée avec l'entrée en scène des guitares d'Efrim Menuck et Mike Moya pendant qu'à l'écran, les pellicules se décomposent, comme brûlées par un acide puissant.

Godspeed a enchaîné les longues pièces, le public applaudissant à tout rompre à chacun des rares moments où plus aucun son ne provenait de la scène. Images de désolation où une chargeuse déposait des déchets industriels sur un bateau juxtaposées à celle d'un cygne sur l'eau, scènes du printemps érable alternant avec le défilement des cours des métaux précieux, les Montréalais n'ont pas besoin de prononcer un seul mot pour livrer un commentaire social.

Et comme à leur habitude, les gars et la fille ont quitté la scène comme ils y étaient entrés : un après l'autre, simplement, saluant poliment la foule de la main pendant que les séquences en boucle se poursuivaient dans les haut-parleurs et que le public continuait à hurler son appréciation.

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