Emilie-Claire Barlow et l'OSQ: la fébrilité des grands rendez-vous

Emilie-Claire Barlow avait visiblement envie de se confier... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Emilie-Claire Barlow avait visiblement envie de se confier au public et ne s'en est pas privée, vendredi.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Le mariage de la superbe voix feutrée et vive d'Emilie-Claire Barlow, de son quintette et de l'Orchestre symphonique de Québec était rempli de charme et de nuances. Tout ce beau monde a réussi à créer plusieurs moments de grâce, malgré un peu de fébrilité.

La chanteuse torontoise est apparue dans une longue robe sertie de roses rouges et a su nous faire profiter de toutes les textures de sa voix tantôt joueuse, romantique, mélancolique ou inspirée. Chantant et parlant en français et en anglais, elle avait visiblement envie de se confier au public et ne s'en est pas privée.

Si la présence de l'orchestre et l'ampleur ciselée qu'il donnait à son répertoire semblaient souvent l'enchanter, il y a eu des moments où elle semblait néanmoins légèrement intimidée par cet imposant partenaire de jeu. Sur une quinzaine de pièces, quatre ont relégué l'OSQ dans l'ombre, où les musiciens, bons joueurs, claquaient des doigts sur le tempo.

Dans ces pièces en formation réduite, Barlow se laissait complètement aller. Elle a livré un The Surrey with the Fringe on Top et Águas do Março pleins d'entrain et d'émotions.

La chanteuse a surtout puisé dans les chansons de son plus récent album en français, Seule ce soir, comme Petit matin, de Sylvain Lelièvre, la chanson-titre de l'album, de Charles Trenet et Quand le soleil dit bonjour aux montagnes. 

Bien servies par des arrangements signés par son guitariste Reg Schwager, par son ancien professeur Shelley Berger ou par elle-même, les chansons se déployaient en crescendo bien dosés et en multitudes de sonorités. Les arrangements de Si j'étais un homme, par exemple, et de On a Clear Day étaient particulièrement réussis.

Rigueur, doigté et... nervosité

Les vents et les percussions étaient souvent à l'honneur, mais on a pu goûter davantage les cordes pour You Must Believe in Spring.

Le chef Stéphane Laforest a dirigé le tout avec rigueur et doigté, même s'il devait toutefois deviner quand lancer l'orchestre, après les interventions de Barlow. Un premier rendez-vous est toujours synonyme de nervosité... Disons qu'avec seulement quelques répétitions cette semaine, on salue les deux ensembles de s'être si bien accordés l'un à l'autre.

Outre Swager, le pianiste Mark Kieswetter, le contrebassiste Ross McIntyre, le batteur Fabio Ragnelli et le saxophoniste Kelly Jefferson, qui a eu droit à plusieurs ovations pour ses solos, partageaient l'avant-scène avec la chanteuse.

Emilie-Claire Barlow et l'OSQ se produiront de nouveau vendredi soir à 20h, au Grand Théâtre de Québec. Le Festival international de jazz de Québec se poursuit jusqu'à dimanche.

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