L'OSQ s'attaque à un déficit de 1,9 million $

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La directrice générale de l'Orchestre symphonique de Québec, Thérèse Boutin, et le nouveau président du conseil d'administration, Jean-Yves Germain, ont rencontré Le Soleil lundi pour faire le point sur la situation financière et l'avenir de l'institution née en 1902.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Confronté à un déficit accumulé de 1,9 million $, l'Orchestre symphonique de Québec (OSQ) veut convaincre le grand public de revenir en salle.

Pour la première fois de son histoire, l'OSQ a préparé un rapport annuel pour sa saison 2013-2014, et a décidé de mettre cartes sur table en le diffusant auprès des médias.

La directrice générale de l'Orchestre, Thérèse Boutin, et le nouveau président du conseil d'administration, Jean-Yves Germain, ont rencontré Le Soleil lundi pour faire le point sur la situation financière et l'avenir de l'institution née en 1902 à Québec.

Pour l'année 2013-2014, l'OSQ affiche un déficit de 137 000 $, creusant son déficit accumulé à 1,9 million $. La direction de l'Orchestre - une entreprise privée à but non lucratif - souligne qu'elle a fait passer son déficit opérationnel de 946 000 $ à 137 000 $ en un an.

Pour ce faire, une restructuration a été entreprise dans l'administration, mais aussi auprès de l'Orchestre, qui a perdu trois semaines de travail au terme de négociations. Sur le plan administratif, la billetterie a été déplacée au Grand Théâtre et des mises à pied ont été effectuées.

La dg Thérèse Boutin, arrivée en poste en 2013, affirme que l'objectif est d'atteindre le déficit zéro pour les opérations de la présente saison, en mai 2015. «Avant de parler de résorber un déficit cumulatif, il faut penser à avoir une année de fonctionnement sans déficit. C'est vers ça qu'on travaille davantage», dit-elle.

1,9
million $
déficit accumulé de l'OSQ
137 000 $
déficit en 2013-2014
946 000 $
déficit en 2012-2013

Sans vouloir «pointer du doigt» l'ancienne administration, Mme Boutin attribue le déficit cumulé à de «mauvaises décisions de programmation», comme la série Classik à l'été 2012, qui a été «entièrement déficitaire». Des spectacles extérieurs avaient alors été tenus à la place de l'Assemblée-Nationale.

«Le résultat, c'est que ç'a coûté très, très cher à l'Orchestre. Ça, c'est derrière, là on regarde en avant», complète Thérèse Boutin.

Le taux d'occupation payante des spectacles de l'OSQ se situait entre 65 % et 70 % pour l'année qui s'est terminée le 31 mai. «On est d'avis qu'on peut faire mieux», avance Mme Boutin.

La mission prioritaire de l'OSQ est donc de «convaincre les gens de venir nous voir», renchérit le président du C. A., Jean-Yves Germain, du Groupe Germain.

«C'est clair que l'Orchestre est là pour rester. Ça nous prend l'appui du public, mais nous, il est important qu'on fasse nos devoirs aussi pour satisfaire le public avec une programmation qui leur plaît et qu'on ramène les gens dans le Grand Théâtre», précise-t-il.

Délaissés des médias

«On a été, par notre faute, délaissés des médias de Québec. On n'a pas été à la hauteur pour nourrir les médias», ajoute M. Germain.

La direction de l'OSQ ne cache pas qu'elle doit rallier les consommateurs de culture pour qui la musique symphonique est «tabou» ou «pincée».

«L'important, ce n'est pas de faire les choses comme on les a toujours faites, mais c'est de s'adapter à la réalité du consommateur, qui a bien des choses à faire avec le dollar culturel qu'il a dans ses poches», croit Thérèse Boutin.

«On veut se démocratiser et faire connaître l'Orchestre. Il est important que les gens nous redécouvrent», plaide quant à lui Jean-Yves Germain.

Des gestes ont déjà été faits pour rendre la programmation de l'Orchestre plus «flexible», en permettant entre autres au public de piger dans les différentes séries de spectacles pour se bâtir un abonnement «à la carte».

Des spectacles avec des artistes jazz, comme Emilie-Claire Barlow jeudi et vendredi, et plus grand public, comme Louis-Jean Cormier, sont d'autres efforts de démocratisation de l'OSQ.

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