Alissa White-Gluz: nouvelle reine du metal

À son quatrième spectacle avec Arch Enemy, Alissa... (Patrick Eullaeus)

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À son quatrième spectacle avec Arch Enemy, Alissa White-Gluz s'est fracturé une côte en tombant sur scène. «J'aurais dû être au repos durant un mois ou deux. Mais toute ma vie, j'avais rêvé d'être en tournée avec Arch Enemy et de pouvoir enfin vivre de ma musique, alors il n'était pas question que j'arrête!»

Patrick Eullaeus

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Quand la «reine du metal» Angela Gossow, chanteuse du groupe suédois Arch Enemy, a décidé qu'elle accrochait son microphone il y a quelques mois, c'est le numéro de la Montréalaise Alissa White-Gluz qu'elle a composé pour lui offrir son poste afin d'assurer la continuité du groupe qui se produira mardi à l'Impérial.

«C'était l'idée d'Angela de me proposer de devenir la chanteuse d'Arch Enemy. Je suis amie avec elle depuis plusieurs années», explique en entrevue téléphonique avec Le Soleil celle qui était jusque-là la chanteuse du groupe metal mont­réalais The Agonist.

«J'ai demandé à Angela si elle était certaine de sa décision et elle m'a dit qu'elle voulait prendre sa retraite de la scène et se concentrer sur son rôle de gérante du groupe afin de passer plus de temps avec sa famille. Elle avait déjà annoncé sa décision aux autres membres d'Arch Enemy», poursuit Alissa White-Gluz.

La chanteuse aux cheveux bleus s'est donc mise au boulot dès le printemps pour enregistrer War Eternal, le nouvel album d'Arch Enemy, pour ensuite partir en tournée avec son nouveau groupe. «Heureusement, les réactions du public et de la critique sont très positives. Et je ne me sens pas de pression, même si Angela est toujours dans l'entourage du groupe, car elle a tracé une ligne distincte pour déterminer où commence et où se termine le travail de chacune. Elle a choisi de ne plus se mêler des compositions ou des enregistrements.»

La fin pour The Agonist

Seule ombre au tableau, Alissa aurait aussi aimé combiner sa nouvelle aventure en demeurant la chanteuse de The Agonist, le groupe qu'elle avait fondé en 2004 avec le guitariste Danny Marino et le bassiste Chris Kells.

«J'avais déjà commencé à planifier mon temps pour chaque projet. Ce n'était pas un problème pour moi, car j'ai déjà combiné un travail de graphiste de 9 à 5 du lundi au vendredi avec mes études le soir, des spectacles avec The Agonist la fin de semaine et durant les congés et quelques spectacles avec le groupe américain Kamelot durant l'été», raconte-t-elle.

Les autres membres de The Agonist qui, au départ, avaient dit qu'ils n'avaient aucun problème avec le double emploi de la chanteuse  auraient cependant changé leur fusil d'épaule. «Après notre dernier spectacle au Québec, trois membres du groupe sont venus chez moi et m'ont dit que je n'étais plus dans le band... C'est fini! Bye-bye! J'étais très déçue et très triste, car tout ça s'était vraisemblablement passé derrière mon dos. Ce n'est pas la façon idéale de finir un groupe...»

Baptême de feu

Aujourd'hui, l'infatigable chanteuse de 29 ans a tourné la page après avoir eu son baptême de feu avec Arch Enemy et démontré qu'elle savait livrer la marchandise. «Dès mon quatrième spectacle, en Italie, j'ai sauté sur scène et j'ai brisé une plateforme. Je suis tombée, je me suis frappé la tête sur un moniteur, fracassé le coude sur le plancher, éraflé une jambe et un morceau de bois s'est enfoncé dans mes côtes», raconte-t-elle.

«Sur le coup, je ne sentais rien à cause de l'adrénaline, mais je me suis rendue à l'hôpital après le spectacle et j'avais une côte fracturée. Idéalement, j'aurais dû être au repos durant un mois ou deux. Mais toute ma vie, j'avais rêvé d'être en tournée avec Arch Enemy et de pouvoir enfin vivre de ma musique, alors il n'était pas question que j'arrête! Les gars me demandaient si j'étais certaine de vouloir continuer et c'est sans hésiter que j'ai dit oui.»

Alissa a donc maintenu le cap et poursuivi courageusement sa première tournée avec le groupe qui lui avait donné à l'adolescence le goût de devenir une chanteuse metal. «J'ai fait tous les spectacles malgré la douleur. Souvent, ça se passait bien, mais je me souviens d'un ou deux spectacles extérieurs où il faisait froid et où ça faisait tellement mal que je pleurais après le spectacle», conclut celle qui affirme être maintenant complètement guérie.

Vous voulez y aller?

Qui : Arch Enemy (invités : Kreator et Huntress)

Où : Impérial

Quand : mardi à 19h

Billets : 50,50 $ (prévente) 52 $ (à la porte)

Tél. : 418 523-2227 ou 418 523-3131

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