Les Violons du Roy: quitter Paris avec panache

Le pianiste parisien Alexandre Tharaud (au centre avec... (Collaboration spéciale Josianne Desloges)

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Le pianiste parisien Alexandre Tharaud (au centre avec la chemise blanche) a rejoint les Violons du Roy et leur chef Jonathan Cohen (à l'extrême gauche) pour la seconde partie du concert qui concluait la tournée européenne de l'orchestre.

Collaboration spéciale Josianne Desloges

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(Paris) Les Violons ont conclu leur tournée européenne avec panache vendredi soir dans la Ville Lumière. En parfaite synergie, l'orchestre, le chef Jonathan Cohen et le pianiste Alexandre Tharaud ont déployé toute la fougue et la finesse de leur jeu devant un public chaleureux.

C'est la deuxième fois en un an que les Violons terminent une tournée outremer au théâtre des Champs Élysées. Dans ce lieu mythique, où la première du Sacre du printemps, il y a cent ans, a semé l'émoi, l'architecture est élégante, pleine de courbes, et le velours rouge est roi. La salle n'a pas le faste et l'opulence de Versailles, où les Violons se sont arrêtés la semaine dernière, ni les qualités acoustiques d'une salle d'exception comme celle d'Essen, en Allemagne, où ils ont joué le 18 octobre, et pourtant, la magie a très bien opéré.

La fin d'une tournée est un moment privilégié, où le désir de terminer sur une bonne note l'emporte sur les effets de la fatigue accumulée. Arrivés à Paris jeudi midi, en même temps que Le Soleil, les musiciens ont pu profiter d'une précieuse journée de repos avant le concert final. De fait, une fois sur scène, tous étaient détendus et pleins d'énergie.

L'orchestre a varié les pièces d'Haydn, de Mozart et de Bach tout au long de la tournée. Le Concerto Jeunehomme de Mozart, que Tharaud et les Violons viennent de sortir sur disque, était presque chaque fois la pièce centrale du concert. À quelques exceptions près, dont vendredi soir, puisque le public parisien avait déjà pu l'entendre.

Le concert s'est donc ouvert avec la symphonie La Finta Giardiniera de Mozart, vive et nette, et la symphonie La Passione d'Haydn, plus sombre et veloutée. Le chef Jonathan Cohen a visiblement bien apprivoisé l'orchestre lors de la tournée, et il dirigeait avec fluidité et passion.

Le pianiste parisien a rejoint l'orchestre pour la seconde partie du concert, comprenant le Rondo de Mozart et le Concerto en ré majeur de Hadyn. Pendant les cadences de chaque mouvement, où le pianiste est invité à improviser, Tharaud a repris des éléments du Rondo, un extrait du Concerto Jeunehomme et l'air du Rondo alla Turka de Mozart, ce qui n'a pas manqué de faire sourire plusieurs spectateurs.

Les Violons terminent une tournée de dix concerts qui les a menés en Espagne, en Allemagne, en Slovénie et en France.

Les frais de voyage ont été payés en partie par Les Violons du Roy.

En bref

Un chef apprécié

Dans la même loge que Le Soleil, Jean-Éric Soucy, premier alto solo de l'orchestre de la radio du sud-ouest en Allemagne et membre fondateur des Violons du Roy, était venu spécifiquement pour voir le chef Jonathan Cohen, avec qui il travaillera en février. «C'est davantage un musicien qu'un chef, a-t-il commenté. Maintenant, les chefs se doivent d'être de connivence avec les musiciens, de partager leur énergie, et il le fait tout à fait bien.» Une opinion visiblement partagée par les membres des Violons, qui ont eu un coup de coeur pour le chef britannique, notamment pour son habileté à varier les phrasés à chaque concert. 

Deux rappels

Les spectateurs ont remercié les artistes avec des applaudissements nourris et ont réclamé deux pièces de plus. Ce n'est pas rare à Paris - pour les bons concerts du moins -, nous a spécifié le luthier Patrick Robin, ravi d'entendre les Violons du Roy pour la première fois. «Leur vivacité, leur manière de travailler toutes les articulations du discours est très impressionnante», a-t-il souligné. Au premier rappel, l'orchestre et Tharaud ont joué le Concerto pour hautbois de Marcello, arrangé pour clavier par Bach. Pour le second, ils ont repris le dernier mouvement du Concerto en ré majeur de Haydn, un passage où ils s'en donnent visiblement à coeur joie, avec un enthousiasme contagieux.

Des fantômes en coulisses

Les fantômes du théâtre des Champs Élysées, qui se sont amusés à faire disparaître des partitions, ont légèrement perturbé l'entrée des musiciens. Les violonistes Édith Pedneault et Nicole Trotier se sont lancé un regard empreint de panique lorsqu'elles ont constaté que leur lutrin était vide. La première est repartie en coulisses à la recherche des indispensables papiers. L'inquiétude a toutefois été de courte durée, et la foule a applaudi la retardataire lorsqu'elle s'est présentée feuilles en main. 

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