La veuve joyeuse: sympathiques amourettes

Leslie Ann Bradley incarne une veuve joyeuse posée... (Photo Louise Leblanc)

Agrandir

Leslie Ann Bradley incarne une veuve joyeuse posée et souriante, qui semble miser sur la seule force de ses mots et de sa présence pour reconquérir son amour de jeunesse, le prince Danilo (Armando Noguera).

Photo Louise Leblanc

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Qui dit opérette dit légèreté, humour et coeurs en émoi. La production de La veuve joyeuse de l'Opéra de Québec contient tout cela, avec quelques clins d'oeil au théâtre de boulevard et percées dans le quatrième mur, et s'avère sympathique, à défaut d'être totalement renversante.

Le comédien Jack Robitaille incarne Figg (photo), qui... (Photo Louise Leblanc) - image 1.0

Agrandir

Le comédien Jack Robitaille incarne Figg (photo), qui forme avec l'ambassadeur un duo comique bien assorti, faisant penser à ceux de la comedia dell'arte. 

Photo Louise Leblanc

Nous sommes à Paris, chez l'ambassadeur d'un pays imaginaire dont la quasi-totalité du trésor national appartient à une jeune veuve courtisée par de nombreux partis. Son amour de jeunesse, le prince Danilo, se fait confier la mission de l'épouser pour que la fortune demeure au pays, mais celui-ci, encore blessé par la belle, décide plutôt d'écarter tous les prétendants.

Leslie Ann Bradley incarne une veuve joyeuse posée et souriante, qui semble miser sur la seule force de ses mots et de sa présence pour reconquérir son prince. La Torontoise, sans jouer les séductrices, aurait eu avantage à ajouter un peu plus de sensualité et d'émotion à son jeu, question qu'on croit davantage à cet amour plus fort que tout.

Armando Noguera, pour sa part, propose un Danilo fougueux et cynique. Dès son entrée, en titubant pour imiter l'effet de l'alcool et en chantant quelques lignes couché au sol, il démontre son aisance dans le rôle qu'il a tenu à plusieurs reprises.

Même si La veuve joyeuse ne comporte pas de grandes envolées qui demandent une virtuosité exceptionnelle, Bradley réussit à briller lors de la finale de La chanson de Vilya et Noguera chante avec constance d'une belle voix ample.

Duo comique et amants indécis

L'ambassadeur (Robert Huard) cabotine et lance des regards de reproches au chef d'orchestre Stéphane Laforest lorsque la musique interrompt ses répliques. Figg (le comédien Jack Robitaille) et lui forment un duo comique bien assorti, qui fait penser à ceux de la comedia dell'arte. Keven Geddes et Judith Bouchard s'en tirent également très bien en amants indécis.

En général, les voix se superposent et se joignent avec grâce. Il manquait toutefois un peu de volume aux voix aiguës, surtout en solo, pour s'élever au-dessus de l'orchestre.

Dans des décors sobres, les membres du choeur jouent avec enthousiasme les convives de la succession de rassemblements mondains. Les chorégraphies, sans être très élaborées, contribuent à créer une ambiance de fête, alors que l'insouciance associée à la Belle Époque sied bien à l'aura de nostalgie dont, il faut bien le dire, peine à se départir l'opéra.

La veuve joyeuse est à nouveau présentée mardi, jeudi et samedi à 20h à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer