Guillaume Beauregard: s'engager autrement

Guillaume Beauregard a commencé à échafauder son projet... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Guillaume Beauregard a commencé à échafauder son projet solo avec l'objectif avoué de désamorcer ses réflexes d'écriture et de sortir de sa «zonede confort».

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Au sein du groupe punk-rock Vulgaires Machins, Guillaume Beauregard n'a jamais mâché ses mots pour dénoncer les absurdités du système ni ménagé ses décibels pour tenter de briser l'inertie ambiante. Alors qu'il entreprend une aventure en solo avec l'album D'étoiles, de pluie et de cendres, le chanteur baisse le ton et retourne le miroir vers lui-même... Mais il n'a pas laissé son engagement derrière pour autant.

«Je me suis impliqué émotivement dans l'écriture de l'album, évoque-t-il. Pour moi, c'est ce qui fait qu'il a du sens. Je ne suis pas allé inventer des histoires. S'engager créativement, c'est de se mettre les couilles sur la table. C'est ce qui fait que je ressens autant de fierté aujourd'hui et c'est là que je considère que c'est un album engagé, même si on n'y retrouve pas l'aspect politique ou social.»

Guillaume Beauregard a commencé à échafauder son projet solo alors que Vulgaires Machins songeait à prendre une pause, avec l'objectif avoué de désamorcer ses réflexes d'écriture et de sortir de sa «zone de confort». Il raconte avoir été nourri par l'aventure acoustique que s'est offert le groupe il y a trois ans. «Cette approche minimaliste m'a inspiré... Mais en même temps, je considère que cet album-là est tout sauf minimaliste», précise l'auteur-compositeur-interprète. Entouré des complices Gus van Go et Werner F., il a plutôt mis à profit ce qu'on pourrait qualifier de petit cours de rattrapage en histoire du rock.

«Entre 17 et 25 ans, j'écoutais juste du punk, explique-t-il. J'écoutais Bad Religion et Bérurier Noir, je m'inspirais de tout ce qui était punk californien. C'est un univers infini... Si tu m'avais fait écouter du Van Morrison à cette époque-là, j'aurais trouvé ça dégueulasse! Sans être inculte, je me suis rendu compte à 26 ou 27 ans qu'il y avait tout un pan de l'histoire du rock qui m'était étranger. Je ne m'étais jamais arrêté à écouter du Otis Redding, du Van Morrison ou du Neil Young. J'ai racheté les albums des Beatles, j'ai fait cet exercice de me réapproprier les bases de la musique pop et de la musique rock.»

Ces influences s'entendent sur D'étoiles, de pluie et de cendres, enregistré entre Montréal et Brooklyn. «Je ne me cache pas que j'étais un peu écoeuré d'arriver en criant, la musique dans le tapis, ajoute Guillaume Beauregard. Si Vulgaires Machins avait été un band smooth, peut-être qu'à 35 ans, j'aurais cherché ce côté plus punk et plus rock et que j'aurais fait la démarche inverse. D'aller vers d'autres sonorités, ç'a été une façon de retomber en amour avec la musique.»

***

Vous voulez y aller?

Qui: Guillaume Beauregard

Quand: 13 février à 20h

Où: Théâtre Petit Champlain

Billets:: 28,50 $

Info: 418 692-2631 ou www.ovation.qc.ca

****

Pas la fin des Vulgaires Machins

L'été dernier, les Vulgaires Machins ont créé un certain émoi chez leurs fans en publiant sur leur page Facebook une image d'électrocardiogramme à plat. Était-ce la fin du groupe? De quoi lancer le bal des rumeurs... et bien amuser les principaux intéressés.

Quand on lui pose la question directement, le chanteur Guillaume Beauregard rigole. «Ben non, ce n'est pas fini... On est malcommodes, hein? Je pense que quand ça fait 20 ans que ton band existe, tu as le droit de considérer que c'est immortel, ton affaire. On s'est tout le temps dit que c'était absurde de faire une tournée d'adieu ou de dire que c'est fini. Après ça, tu es menotté, tu es obligé de faire un retour. On s'est promis qu'on ne ferait jamais ça», commente Beauregard, préférant toutefois ne pas s'avancer sur la durée de la pause que s'offre actuellement le groupe qu'il forme avec Marie-Ève Roy, Maxime Beauregard et Patrick Landry. La raison est bien simple: il l'ignore.

«On ne sait pas quand et comment et pourquoi [on pourra revenir]. C'est pour ça qu'on déconne un peu avec ça et qu'on fait parler nos fans. On les taquine, c'est peut-être notre côté baveux... Ça nous divertit énormément!»

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