Peterson dans les notes des Grands Québécois

Hommage a Oscar Peterson au Capitole dans le... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Hommage a Oscar Peterson au Capitole dans le cadre du Festival International de Jazz de Québec.

Le Soleil, Erick Labbé

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Oscar Peterson a un peu ressuscité jeudi soir à travers les notes d'une autre belle brochette de jazzmans et de jazzwomans du Québec et d'ailleurs au Canada qui étaient réunis sur la scène du Capitole pour rendre un hommage spécial à leur grand compatriote.

Au fil des années, la formule du spectacle Les grands Québécois du jazz s'est imposée comme un incontournable du Festival international de jazz de Québec. Dans les différents tableaux présentés jeudi, les groupes de musiciens avaient choisi diverses façons de rendre hommage au grand pianiste montréalais décédé deux jours avant Noël en 2007.

Par exemple, le trio composé du saxophoniste Yannick Rieu, du guitariste Sylvain Provost et du contrebassiste Normand Guilbeault y est allé de ce que Rieu a qualifié «d'hommage au deuxième, voire au troisième degré» en y jouant deux pièces misant sur la nostalgie, Nostalgia d'Ennio Morricone et une Marie-Noël de Claude Gauthier et Robert Charlebois, où le saxo remplaçait la voix.

Plusieurs ont interprété des titres sur lesquels Oscar Peterson jouait ou alors qu'il avait repris avec son trio. Beaucoup faisaient bien sûr une grande place au piano, que François Bourassa a occupé durant une bonne partie de la première moitié de la soirée, tantôt avec Rémi Bolduc et Yanis Steprans au saxophone, Pierre Tanguay à la batterie et l'ex-UZEB Alain Caron à la basse, puis en formule trio avec Tanguay et Michel Donato à la contrebasse, qui a déjà joué aux côtés de celui à qui on rendait hommage jeudi.

Le Festival a même réussi à mettre la main sur un autre ancien compagnon d'armes de Peterson, le guitariste torontois Lorne Lofsky, qui a interprété avec Donato, Joe Sullivan (trompette) et Camil Bélisle (batterie) une pièce composée par Peterson et une autre qu'il aimait bien glisser dans son répertoire, soit Falling in Love with Love de la comédie musicale The Boys from Syracuse.

Pour clore la première partie de la soirée, Caron et Bélisle ont livré deux pièces avec John Roney, un pianiste ontarien maintenant installé à Montréal. Ce dernier en a impressionné plus d'un avec son jeu dynamique alors que Caron soulevait la foule en faisant courir ses doigts sur sa célèbre basse fretless sur Sea Jam Blues de Duke Ellington.

Duo de pianos

Une belle idée d'ailleurs que celle d'installer Roney et Wray Downes, un ancien élève et ami personnel d'Oscar Peterson, sur des pianos à chaque extrémité de la scène et de les faire amorcer la deuxième partie de la soirée à quatre mains, sans autre accompagnement.

Avec son trio, la pianiste Lorraine Desmarais, qui n'a pas manqué de souligner qu'elle avait la même date de naissance qu'Oscar Peterson, a rappelé sa mémoire en interprétant Oscar, une pièce qu'elle avait composée pour lui il y a plusieurs années.

Aux côtés du trompettiste Alan Doyle, la saxophoniste montréalaise Christine Jensen a livré une très solide Night Train, une pièce de Jimmy Forrest et Oscar Washington que Peterson avait utilisée comme chanson titre d'un de ses albums en 1962. Pour ceux que ça intéresse, il s'agit de la fameuse pièce instrumentale qu'interprètent Marvin Berry et ses Starlighters lors de la Féerie dansante des Sirènes dans le film Retour vers le futur, juste avant que Marty McFly n'interprète un hurlant Johnny B. Goode...

Sans Péan et Jones

Deux absents de marque jeudi : l'animateur de Quand le jazz est là... à la radio de Radio-Canada, Stanley Péan, qui avait l'habitude d'agir comme maître de cérémonie, et le pianiste Oliver Jones, un ancien élève de la soeur d'Oscar Peterson, Daisy Peterson Sweeney, qui n'avait raté aucun rendez-vous des Grands Québécois.

Péan, qui a dû s'absenter en raison du décès récent de son frère Steve, a été remplacé par l'animateur des Midi jazz à CKRL, Denys Lelièvre, qui a expliqué à la foule que Jones aurait bien aimé être de la partie, mais qu'un engagement pour un spectacle à Toronto l'empêchait d'être présent dans la capitale.

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