Le rêve américain d'Arturo Sandoval

Le Cubain Arturo Sandoval a découvert le jazz... (Photo Manny Iriarte)

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Le Cubain Arturo Sandoval a découvert le jazz par la radio à ondes courtes.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Depuis près de 25 ans, le trompettiste Arturo Sandoval vit le rêve américain. Un rêve que celui qui sera en spectacle au Resto-Bar Cécile et Ramone mardi et mercredi apprécie encore davantage après avoir passé près de la moitié de sa vie sous le régime communiste de Cuba.

À sa seconde présence au Festival international de jazz de Québec, le gagnant de 10 prix Grammy qui réside aujourd'hui à Los Angeles se souvient à quel point il était compliqué d'entrer en contact avec la note bleue sous le régime Castro. 

«Tu ne t'imagines pas à quel point c'était difficile. On n'avait pas du tout accès à des albums de jazz ou à la radio. Il fallait se rabattre sur la radio à ondes courtes. C'était notre seule façon d'écouter du jazz et c'est comme ça que j'ai découvert ce style musical», explique celui qui avait débuté en jouant de la musique cubaine pour ensuite suivre une formation classique.

C'est un journaliste cubain qui lui a fait découvrir celui qui est, encore aujourd'hui, sa plus grande influence en plus d'avoir aussi été un ami jusqu'à son décès en 1993, le grand Dizzy Gillespie. «Il m'a fait écouter un disque de Dizzy et de Charlie Parker... Et une dizaine d'années plus tard, j'ai eu la chance de rencontrer Dizzy quand il a fait un voyage à Cuba», raconte Sandoval.

Le grand saut

Sa décision de quitter Cuba, une histoire qui est racontée dans le film For Love or Country: The Arturo Sandoval Story mettant en vedette Andy Garcia, Sandoval estime qu'elle a été difficile à prendre, mais qu'elle était «absolument nécessaire», pour reprendre ses dires.

«J'avais 40 ans et, bien honnêtement, je regrette de ne pas être parti plus tôt. Je voulais donner une meilleure vie à ma famille. Je ne souhaitais pas que mes enfants grandissent avec toutes les frustrations que j'avais vécues.»

C'est en 1990 que Sandoval a fait le grand saut. «Je suis monté dans un avion à partir de Rome et je me suis envolé pour New York. Pendant ce temps, ma femme et mon fils étaient à Londres et ils ont pris eux aussi l'avion pour New York», raconte-t-il. 

Devenu officiellement citoyen américain quelques années plus tard, Sandoval a reçu en novembre la Médaille présidentielle de la liberté des mains de Barack Obama. «Pour moi, c'est la décoration la plus importante au monde, c'est un grand honneur et je la garde près de mon coeur. Ce n'est pas comme les Grammy, tu ne peux comparer ça. C'est la liberté, le respect de ce pays», résume-t-il en terminant.

Vous voulez y aller?

Qui : Arturo Sandoval

Quand : Mardi 14 octobre

et mercredi 15 octobre, 20h 

Où : Resto-Bar Cécile

et Ramone, 1061, boul. Pierre-Bertrand

Billets : 65 $

Tél. : 418 681-7625

ou 418 977-9455

Site Web : www.cecileetramone.com ou www.jazzaquebec.ca

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