Les Violons du Roy: orgue à dompter

Le spectacle Les concertos pour orgue de Handel,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le spectacle Les concertos pour orgue de Handel, par les Violons du Roy, était présenté lundi soir au Palais Montcalm.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Lorsqu'on assiste à un concert au Palais Montcalm, l'imposant orgue Casavant attire invariablement notre regard. Lors des trois concertos de Handel présentés lundi soir avec les Violons du Roy, il a semblé, à quelques moments, réticent à se laisser apprivoiser.

Après une élégante Sinfonia de Bach, pour laquelle les Violons ont accueilli deux hautbois et un basson, l'orgue s'est éveillé sous les doigts du Français Benjamin Alard pour le Concerto en si bémol majeur, op.4 no 2 de Handel.

La pièce, qui devait à l'origine clore le programme de la soirée, a semblé donner du fil à retordre à l'organiste, dont les changements de claviers manquaient de fluidité. Le jeu de mains et de pieds paraissait complexe, certes, mais surtout laborieux, si bien qu'il était difficile de se laisser porter par les notes qui s'enchaînaient par à-coups. L'orchestre poursuivait vaillamment le dialogue, en répondant par de vives et précises envolées sous la direction du chef Mathieu Lussier. Dans les moments - trop rares - où l'orgue et les cordes parvenaient à s'étreindre, le son prenait toutefois un peu d'ampleur, un bon présage pour la suite du concert.

L'instrument a semblé plus docile entre les mains de l'organiste Richard Paré, qui lui a soutiré des sons plus lents et plus doux pour le Concerto en fa majeur, op.4 no 4. Notre oreille s'est elle aussi laissée apprivoiser, et on a pu apprécier les univers musicaux très différents qu'a su créer Handel pour son instrument de prédilection.

L'ouverture en sol mineur de Fasch, un contemporain de Bach, a ensuite permis d'apprécier à plusieurs moments choisis le son velouté et ample du basson (joué avec talent par Julia Harguindey). Lussier, lui-même bassoniste réputé, n'a pas caché son amour pour l'instrument lors de la présentation de la pièce, qu'il a dirigée de main de maître. L'alternance des passages solennels et des segments joyeux, texturés par la présence subtile du clavecin en arrière-plan, créait de jolies variations.

De retour au clavier pour le Concerto en ré mineur, op.7 no 4 de Handel, Alard a finalement démontré son savoir-faire dans des passages improvisés plus mélodiques et inspirés qu'en début de concert. La beauté mélancolique de la contrebasse et des violoncelles, suivis des chants de l'orgue et de la danse inspirée des violons, ont permis de terminer le concert sur une note plus sentie.

Le spectacle Les concertos pour orgue de Handel, par les Violons du Roy, était présenté lundi soir au Palais Montcalm.

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