Les romantiques à l'OSQ: la fougue de la jeunesse

Joshua Weilerstein, chef adjoint à l'Orchestre philharmonique de... (Photo fournie par l'OSQ)

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Joshua Weilerstein, chef adjoint à l'Orchestre philharmonique de New York, a pris de l'assurance au fur et à mesure qu'il canalisait sa nervosité.

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(Québec) Si les deux jeunes hommes en vedette dans le concert Les romantiques de l'OSQ, mercredi soir, sont à l'évidence remplis de talent et de bonne volonté, il leur manquait toutefois le petit quelque chose qui permet de faire d'un bon concert un concert grandiose.

L'enthousiasme est une belle qualité, mais va difficilement de pair avec la finesse et la rigueur. Joshua Weilerstein, chef adjoint à l'Orchestre philharmonique de New York, est entré sur la scène de la salle Louis-Fréchette à grandes enjambées, avec le désir visible de plonger dans la musique corps et âme au plus vite. Il semblait avoir des ressorts dans les genoux pendant le premier morceau, le surprenant Last Round, de Golijov, mais heureusement ses mouvements sont graduellement devenus plus fluides au fil du concert, au fur et à mesure qu'il canalisait sa nervosité.

Composé en 1996 à la mémoire d'Astor Piazzolla, compositeur de tango renommé, Last Round exige que les violons soient divisés de part et d'autre du pupitre. Un combat passionné s'engage entre les deux groupes d'archets, et l'orchestre semble prendre de grandes respirations lorsque les musiciens du centre, lançant le bal, entraînent graduellement tous les musiciens de l'ensemble.

Le jeune chef semblait mieux ancré au sol et plus en contrôle pour le Concerto pour piano no 2 de Chopin, alors que le pianiste ukrainien Alexej Gorlatch devenait le centre de l'attention. Celui-ci a exécuté la partition avec netteté, penché attentivement sur le clavier, un vague sourire aux lèvres. Son interprétation aurait gagné à avoir un peu plus de légèreté et d'émotions, pour appuyer la poésie et les multiples teintes du morceau.

Au retour de l'entracte, la Première symphonie de Schumann a donné un nouvel élan au concert. La mélodie écrite par un Schumann amoureux, venant tout juste de se marier, est un assemblage complexe de notes rapides, de cordes pincées, et d'envolées royales, pleines d'émoi. Weilerstein semblait alors pleinement à l'aise, en symbiose avec l'orchestre, dont le son a pris de l'ampleur.

Les romantiques était présenté mercredi soir au Grand Théâtre de Québec.

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