François Bellefeuille: intense et efficace

Révélation du gala Les Olivier en 2012, le... (Photo Le Soleil, Yan Doublet)

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Révélation du gala Les Olivier en 2012, le comique à la chevelure hirsute François Bellefeuille a déjà fait un bon bout de chemin avec son personnage colérique, à l'indignation facile et au jugement qui l'est encore plus.

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(Québec) C'est le genre de gars qui tue un ver d'oreille avec un coton-tige, qui commence ses journées en insultant son chat et dont les principes, les complexes et les perceptions du monde le confinent à un état de solitude depuis deux ou trois... décennies! Intense, François Bellefeuille? Certainement! Mais surtout original et franchement efficace.

Révélation du gala Les Olivier en 2012, le comique à la chevelure hirsute a déjà fait un bon bout de chemin avec son personnage colérique, à l'indignation facile et au jugement qui l'est encore plus. Même que l'ancien vétérinaire peut sans gêne revendiquer le titre de nouvelle coqueluche de l'humour au Québec. Il a été accueilli comme une rock star, mercredi, à la salle Albert-Rousseau. Et comme le monsieur a de la suite dans les idées, c'est sur l'air de Lonely Boy des Black Keys qu'il a fait son entrée en scène.

On avait eu l'occasion de le voir à l'oeuvre dans des galas et en première partie de Louis-José Houde. De courtes prestations qui jouaient le tout pour le tout : la pédale au tapis et le volume au max. Allait-il maintenir la cadence pour le spectacle complet? Et serions-nous capables d'en prendre autant? La bonne nouvelle, c'est que Bellefeuille a su trouver un bon dosage dans l'exploitation de son personnage, qu'on découvre plus nuancé. Le débit et les intonations sont savamment étudiés, les explosions vocales (accompagnées des mimiques de circonstance) servent de ponctuation... et font mouche.

Un drôle de moineau

Dans la névrose, dans l'excès et dans l'obsession du moindre détail décortiqué, François Bellefeuille ne loge pas trop loin d'André Sauvé. Notre homme est un drôle de moineau, capable de déconstruire la carte du monde - ou les mécanismes de la calvitie - pour corriger les erreurs de Dieu et d'analyser en profondeur des livres d'enfants pour en dénoncer les invraisemblances. Un rien l'ébranle, il se montre aussi intransigeant que peu sûr de lui. Presque attendrissant, finalement!

L'agenda de François Bellefeuille compte pour le moment plusieurs rendez-vous à la salle Albert-Rousseau en avril et un autre au Grand Théâtre le 1er mai.

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