Marillion revient à Québec en chantant Montréal

Marillion amorce sa tournée nord-américaine demain, avec une...

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Marillion amorce sa tournée nord-américaine demain, avec une petite pensée pour ses débuts au Québec, en première partie de Rush.

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(Québec) Occupés par une aventure acoustique et des projets solos, les musiciens de Marillion ont laissé quatre ans s'écouler depuis leur plus récent enregistrement de matériel original. L'attente est terminée pour les fans: en plus de la tournée nord-américaine qui s'amorce demain, le groupe lancera l'album Sounds That Can't Be Made en septembre, avec une chanson portant sur Montréal.

Au bout du fil, Mark Kelly ne cache pas son enthousiasme à l'idée sillonner l'Amérique du Nord de nouveau. Certes, les vétérans y ont fait quelques apparitions ponctuelles au fil des ans, mais la précédente série de concerts remonte à 2004.

«On a beaucoup de nouveau matériel à jouer, constate le claviériste. On va essayer de couvrir les grands moments des dernières années, d'insérer deux ou trois nouvelles chansons et quelques vieux classiques.»

Angoisse créatrice

Quand Kelly s'est lancé dans le projet acoustique Less Is More avec ses comparses Steve Hogarth (chant, claviers), Steve Rothery (guitares), Pete Trewavas (basse) et Ian Mosley (batterie), c'était pour remodeler des pièces déjà enregistrées, pour voyager plus léger, question de visiter des villes qui n'auraient pu l'être autrement et, surtout, pour mettre de côté la pression de l'écriture. Si l'expérience a apporté un vent de fraîcheur sur la route, les musiciens ont vécu la même angoisse créatrice lorsqu'ils ont bossé sur Sounds That Can't Be Made, rejetant un nombre incalculable d'idées et butant sur chaque détail...

«On essaie de ne pas refaire ce qu'on a déjà fait et on veut éviter de sonner comme les autres groupes, mais on tient aussi à faire de bonnes chansons. On ne veut pas que ça sonne simplement étrange ou bizarre. [...] Or il vient un temps où l'on a le nez tellement collé dessus qu'on ne sait plus si c'est bon!»

Le 16e disque studio de la troupe de rock progressif n'a pas de concept particulier. On y trouvera deux chansons au long souffle, complétées par d'autres plus concises et directes. Côté texte, la formation s'est aventurée à traiter du Printemps arabe et a voulu témoigner de son lien particulier avec le Québec dans une pièce qui témoigne d'un séjour dans la métropole.

«En 1986, on a ouvert pour Rush, se remémore Kelly. Jusqu'alors, on jouait dans de petites salles, mais durant cette tournée, on a joué à Québec devant environ 7000 personnes et l'année suivante, on était en tête d'affiche dans le même lieu. Je crois que c'est en raison de cette tournée qu'on est devenu très connu au Canada, mais surtout dans la portion francophone, ce qui est étonnant quand même, car aucun d'entre nous ne parle français! La pièce traite un peu de ça.»

Partenariat avec les fans

Depuis ses débuts, à l'orée des années 80, Marillion a entretenu un lien fort avec ses fans. Cette relation a atteint des sommets la fin des années 90, au moment où le groupe a quitté la multinationale EMI pour devenir indépendant: des admirateurs ont amassé des fonds permettant une tournée nord-américaine. Les Britanniques ont poussé le partenariat un cran plus loin par la suite en vendant à l'avance des éditions d'album avec matériel boni et livret étoffé. La réponse a été excellente, et le band a pu injecter des fonds en marketing et en publicité. Kelly craignait toutefois d'abuser de la générosité du public et pour Somewhere Else (2007), il a convaincu ses collègues de laisser les fans tranquilles, à la grande déception de ces derniers...

«Plusieurs nous ont écrit en nous demandant : "Pourquoi vous n'avez pas fait votre campagne de financement? Quand vous le faisiez, je sentais que je faisais partie du processus, que j'étais du voyage...''»

Pour Sounds That Can't Be Made, les fans peuvent donc contribuer de nouveau en surfant au www.marillion.com en échange de certains privilèges. Et comme la complicité entre le quintette et ses admirateurs reste en béton, les Britanniques continuent de tenir des «Marillion Weekend», où les fans peuvent assister à trois concerts entièrement différents en trois jours. Pour une troisième fois, Montréal sera l'une des villes hôtes, avec la Hollande et l'Angleterre, l'an prochain...

«On répète deux ou trois mois pour se préparer. On se demande toujours comment on peut réussir à mémoriser six ou sept heures de musique... Parfois on veut se tuer, mais quand on arrive là, c'est fascinant: les gens viennent de partout dans le monde pour nous voir. C'est une expérience géniale pour tous.»

Vous voulez y aller?

QUI: Marillion avec Sun Domingo

QUAND: 18 juin, à 20h

OÙ: l'Impérial

BILLETS: 56,25$

TÉL.: 418 523-3131

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