Fred Pellerin: le meilleur pour la famille

Marie-Poulet est la quatrième enfant de Fred Pellerin. «Quoi? Il a eu un autre... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le Soleil, Patrice Laroche

Marie-Josée Nantel
Le Soleil

(Québec) Marie-Poulet est la quatrième enfant de Fred Pellerin. «Quoi? Il a eu un autre enfant sans qu'on le sache?» vous exclamez-vous. Mais non! En fait, cette gamine est le fruit de son imagination. Pas étonnant quand on a un papa comme lui!

Tous les soirs, avant d'aller border ses filles et son garçon, le plus célèbre des conteurs de Saint-Élie-de-Caxton invente à Marie-Poulet des aventures... presque réelles!

«Ça me permet de fabuler, mais aussi de donner un flip de délire à leur journée, de la passer dans le blender de magie. Par exemple, hier, Marie-Poulet est allée à la pharmacie avec sa maman. Une pharmacie où les petits pots de purée pour enfants s'enfuyaient parce qu'ils ne voulaient pas se faire manger. Comme mes enfants sont justement allés à la pharmacie avec leur mère hier, ils se reconnaissent là-dedans. Du coup, ça leur ouvre la trappe à rêve», explique-t-il, le regard aussi brillant que sur scène.

Celui qui fait rire et sourire le Québec et la France depuis 10 ans garde donc le meilleur de lui-même pour sa famille.

«C'est mon premier cocon, le plus fort, le plus important», souligne Fred avec tendresse. «J'ai enfin trouvé un bel équilibre. Tous mes congés sont prévus, je connais mes dates de spectacles en Europe», mentionne-t-il, en faisant référence à sa tournée L'arracheuse de temps.

Fred présentera son quatrième spectacle la dernière fois le 16 juin, au Québec, mais seulement qu'au printemps 2012 en France. Tellement attaché à son coin de pays, son deuxième cocon, aime-t-il se retrouver à l'étranger?

«J'ai appris à voyager, mais je n'étais pas prédestiné... à tout ça», mentionne-t-il en toute candeur, en parlant de son parcours.

Quoi?

«Faire le saut de l'ange pour devenir conteur, je n'aurais jamais fait ça! s'exclame-t-il. On ne rêve pas à une vie comme ça. Sinon, si ça n'arrive pas, on est déçu. Et on ne peut pas rêver quelque chose qui n'existe pas», lance-t-il avec un réalisme surprenant.

On rembobine. Celui qui est né dans une famille de conteurs, qui a créé et présenté quatre spectacles sur deux continents, qui a écrit un scénario de film, Babine, sans avoir aucune expérience en la matière, celui qui a sorti deux disques, un en solo, Silence, l'autre avec son frère Nicolas, qui a publié quatre livres-disques et qui a raflé cinq Félix depuis le début de sa carrière, ne rêvait pas d'être un conteur depuis sa naissance?

«Je devais être enseignant. Encore aujourd'hui, pour moi, conteur n'est pas un métier, même si ça me fait vivre. C'est un hobby à temps plein. Quand je faisais mes visites guidées, je ne savais même pas que j'étais conteur», se rappelle-t-il.

C'est en assistant à des spectacles de Michel Faubert ou encore d'Alain Lamontagne qu'il a appris que certains artistes vivaient du conte.

Ce diplômé d'un baccalauréat en littérature de l'Université du Québec à Trois-Rivières a donc créé son premier spectacle, Dans mon village, il y a belle Lurette. Celui-ci a été présenté plus de 600 fois au Québec et en France et a été récompensé d'une médaille de bronze aux Jeux de la Francophonie en 2001.

Puis, il a écrit Il faut prendre le taureau par les contes, en 2003, duquel est né Babine, cinq ans plus tard, un film réalisé par Luc Picard qui a fait 2 750 000 $ d'entrées en quelques mois.

«Je devais m'inscrire à la maîtrise, mais j'ai décidé de prendre un an de break. Puis, tout s'est enchaîné», relate-t-il en souriant.

Une chronique à l'émission de Marie-France Bazzo, son troisième spectacle, Comme une odeur de muscles, avec 450 représentations et 150 000 spectateurs, son apparition à l'émission de Guy A. Lepage (Tout le monde en parle), etc.

Et maintenant?

Après la Stroop, le personnage principal de L'arracheuse de temps, il compte bien nous présenter chacun des habitants de son village, comme Méo le coiffeur, sauf lui.

«Je suis zéro intéressant. Je n'existerais pas sans Saint-Élie-de-Caxton», souligne-t-il avec toute l'humilité à laquelle on s'attend.

S'éloigner de Saint-Élie, c'est donc aussi s'éloigner de sa source d'inspiration. «Elle est intarissable. Des légendes y germent tous les jours», confirme-t-il. Et trois enfants s'en réjouissent tous les soirs.

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