La grâce de Vanessa Paradis

Il y avait chez Vanessa Paradis une présence... (La Presse, François Roy)

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Il y avait chez Vanessa Paradis une présence feutrée, bonifiée par une sensualité assumée qui s'exprimait dans la danse, gracieuse et voluptueuse.

La Presse, François Roy

Valérie Lesage
Le Soleil

(Québec) Décidément, il n'y a pas que chez Corno qu'art et désir se côtoient au Festival Montréal en lumière... Chez Vanessa Paradis aussi la sensualité était au rendez-vous hier soir à l'occasion du concert acoustique qu'elle donnait à guichets fermés à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

La chanteuse française, qui en était seulement à sa troisième prestation en carrière à Montréal, a été accueillie comme une reine sous des lumières bleutées, après l'élégante introduction musicale donnée par un quatuor à cordes.

Elle a offert un généreux tour de chant qui a mis en vedette les chansons tirées de l'ensemble de son répertoire, mais aussi quelques classiques qu'on a reçus comme des surprises. Pensons à des titres comme Le temps de l'amour, plus sensuelle que la version de Françoise Hardy, ou bien à la magnifique Hallelujah de Leonard Cohen, que Paradis a rendue avec douceur, douleur et espoir, tout en finesse, avec une émotion pénétrante; d'abord guitare-voix, puis avec les violons, subtils et poignants.

Je n'avais vu de concert de Vanessa Paradis que sur DVD et j'en avais apprécié le charme discret. Hier, il y avait encore chez elle cette présence feutrée, mais bonifiée par une liberté plus grande, une sensualité plus assumée qui s'exprimait dans la danse, gracieuse et voluptueuse. Mais aussi dans la voix, bien soutenue et capable de jolies nuances.

Douceur et caresses

Junior Suite avait la douceur d'un murmure, comme une caresse mélodique qui s'est conclue dans le noir avec Vanessa qui éclairait la scène d'une lanterne comme sur un bord de mer. Dans mon café, chantée d'une voix grave sur des rythmes plus lourds, avait des airs lascifs. La très belle Marilyn et John, dans les nouveaux arrangements acoustiques conçus par Albin de la Simone, a perdu son côté pop pour mettre en relief une histoire tragique. Incendies s'est terminée dans une énergie presque furieuse avec la chanteuse qui tapait la cymbale face au batteur. Et la célèbre Joe le taxi, épurée, s'est habillée d'une délicieuse lenteur.

C'était une soirée sous le signe de la grâce, avec une chanteuse en pleine possession de ses moyens, mais qui n'a jamais l'arrogance de le penser. Sa beauté, c'est d'être infiniment elle, en toute liberté, mais aussi en toute humilité.

Albin de la Simone a créé pour ses chansons de superbes arrangements, intemporels, sans lourdeur et avec beaucoup d'originalité.

Il offrait d'ailleurs la première partie du concert avec ses propres compositions, plus intéressantes pour leurs textes remplis d'humour que pour leur caractère mélodique, beaucoup trop neutre. Il a néanmoins été accueilli avec enthousiasme, tellement qu'il a espéré que tout le monde ne vienne pas le voir à l'Astral mardi «car c'est tout petit»!

Le Festival Montréal en lumière se poursuivra jusqu'au 27 février. Pour consulter la programmation des volets artistique et gastronomique : montrealenlumiere.com

*Les frais de ce séjour ont été payés par le Festival Montréal en lumière.

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