L'ANTI met la clé dans la porte

Le spectacle punk-rock de dimanche risque d'être le... (Collaboration spéciale David Parker)

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Le spectacle punk-rock de dimanche risque d'être le dernier à avoir lieu dans la salle de spectacle L'ANTI.

Collaboration spéciale David Parker

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(Québec) Les jeunes amateurs de punk-rock de la capitale perdront sous peu l'un des rares lieux de diffusion ouvert aux mineurs. N'arrivant plus à boucler son budget, la salle de spectacle L'ANTI fermera ses portes à la fin du mois.

Le spectacle de dimanche, organisé par les productions District 7 et réunissant les groupes Have Heart, Shipwreck, Bitter End et Cruel Hand, risque fort d'être le dernier à avoir lieu dans la petite salle de la côte d'Abraham.

«Ce n'était plus rentable, explique le responsable de l'établissement, Tommy Tremblay. En fait, ça fait des années que ce n'est plus rentable. On a essayé de maintenir la salle ouverte sans permis d'alcool, mais les promoteurs ne veulent pas payer le prix.»

Selon M. Tremblay, le coût de location de L'ANTI devait s'élever au moins à 690 $ par soir pour éviter un déficit. Un prix peu attrayant pour les promoteurs, si l'on considère que certains bars accueillent gratuitement les musiciens parce qu'ils peuvent compter sur les revenus de vente d'alcool.

Pour ces mêmes raisons financières, le skatepark qu'abritait L'ANTI a aussi fermé ses portes il y a quelques mois. «Ça nous coûtait 16 000 $ par année juste d'assurances. Et là, on n'a pas payé les employés [encore], ni Hydro...»

Tommy Tremblay a qualifié de «définitive» la décision de fermer L'ANTI. Le choix a été difficile, mais il dit accueillir avec soulagement l'opportunité de tourner la page. «On est là pour aider la scène [punk-rock], mais la scène ne veut pas nous donner un coup de main, ironise-t-il. Je souhaite bonne chance à la prochaine personne qui va s'essayer. Je suis content que ça ferme. Quand tu travailles fort année après année et que ça ne donne rien, tu viens tanné...»

Promoteurs déçus

L'un des principaux promoteurs qui organisaient des spectacles à L'ANTI, Yannick Cimon Mattar des productions Get a Room, dit avoir été informé de sa fermeture il y a quelque temps. «Il y avait une baisse du volume de shows, observe-t-il. Peut-être parce qu'ils se sont fait interdire année après année d'avoir un bar avec un permis d'alcool, comme à l'Impérial, par exemple. Ça devenait difficile pour eux de continuer.»

Chez Karl-Emmanuel Picard, des productions District 7, c'est surtout la déception qui primait, hier. «J'ai commencé à faire des shows là quand j'avais 15 ans, raconte-t-il. Là, on allait célébrer nos cinq ans dimanche et on apprend que ça sera le dernier show à L'ANTI... C'est la seule salle à Québec pour les jeunes. Moi, j'aime mieux faire des spectacles là, justement parce que les jeunes y ont accès. C'est grâce à ça que beaucoup de groupes se forment», laisse-t-il tomber.

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