Astérix revient chez les Belges

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Agence France-Presse
Bruxelles

Près de 40 ans après la publication de l'album Astérix chez les Belges, le petit guerrier gaulois et son ami Obélix sont de retour au plat pays à l'occasion d'une exposition-jeu qui se tient tout l'été au Musée de la Bande dessinée de Bruxelles.

Fac-similés de planches, extraits de dessins animés, jeux de découvertes pour les (grands) enfants... l'exposition qui s'est ouverte jeudi plonge le visiteur dans l'univers imaginé par le scénariste René Goscinny, qui signait là son dernier album, et le dessinateur Albert Uderzo.

Publiée en 1979, deux ans après le décès précoce de Goscinny à 51 ans, l'aventure prend pour prétexte la fameuse citation extraite de La Guerre des Gaules de Jules César : «De toutes les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves...»

De quoi irriter les irréductibles Gaulois d'un petit village que nous connaissons tous, qui se rendent dans les plaines de la Flandre pour défendre leur honneur et défier les tribus belges.

L'album conçu par Goscinny et Uderzo, qui connaissent par coeur la Belgique pour y avoir lancé leur carrière, est truffé de clin d'oeil à la «belgitude».

«Près de 80 % des visiteurs ne viennent pas de Belgique. Je pense que cette exposition leur offre une possibilité parfaite de découvrir la Belgique de manière ludique à travers un chef d'oeuvre du neuvième art», souligne le responsable de la communication du musée, Willem de Graeve.

Les vedettes belges de l'époque comme Eddy Merckx, Annie Cordy, et bien sûr le petit Manneken Pis - qui est soupçonné de boire un peu trop de cervoise -, défilent de case en case, tandis que les chefs ménapiens, qui représentent les Flamands, et nerviens (les Wallons), truffent leurs discours de belgicismes parfois déroutants pour le lecteur non averti.

«La drache» (l'averse), la «carabistouille» (blague) ou «le castar» (le costaud) - surnom d'Obélix - font le sel d'une Belgique «mythologique» qui «existe toujours», a confié à l'AFP le directeur du Musée de la BD, Jean Auquier.

Cette «belgitude» fut d'une certaine manière le dénominateur commun des auteurs qui, bien que français, ont créé en 1952, pour le quotidien La Libre Belgique, leur premier personnage, Jehan «Pistolet», nom qui désigne à Bruxelles une petite miche de pain.

«À partir des années 1950, leurs employeurs ont été belges pendant longtemps et leurs dessins animés étaient produits chez Belvision, un studio d'animation à Bruxelles», rappelle Jean Auquier.

L'exposition, jusqu'au 3 septembre, a pour but de faire découvrir cette Belgique «mythologique» avec une plongée dans un univers dont le but n'est pas de «se moquer» [des Belges], mais de «rire avec», insiste le directeur du musée.




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