Vers une politique de la BD québécoise

Pour Mira Falardeau, historienne et spécialiste de la... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Pour Mira Falardeau, historienne et spécialiste de la bande dessinée québécoise, l'heure est idéale pour que le milieu du neuvième art s'affirme davantage.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Le petit monde de la bande dessinée québécoise travaille à s'organiser, au-delà des parutions ou des événements ponctuels. La semaine dernière, à l'occasion du Festival de la BD de Québec, différents acteurs se sont réunis afin d'établir une politique du neuvième art.

Cette démarche est l'aboutissement d'une réflexion qui a cours dans le milieu depuis une trentaine d'années sinon davantage. Comment expliquer que la BD n'ait pas davantage sa place à l'école? Comment se fait-il qu'elle demeure coincée entre les arts visuels et la littérature plutôt que d'être pleinement reconnue? Pourquoi les créateurs ne parviennent-ils pas à vivre de leurs réalisations? Pourquoi on ne les voit que trop rarement dans les musées? Autant de questions sur lesquelles se sont penchés une dizaine d'intervenants de Québec et de Montréal. 

La spécialiste de la bande dessinée québécoise Mira Falardeau faisait partie du groupe de réflexion. Avec ses collègues, elle a mis de l'avant l'importance de dresser une sorte d'état des lieux.

«Pour nous, le premier chapitre, c'est qu'on embarque dans un sondage pour faire un profil du monde de la BD, explique-t-elle. [...] Ce sera mené auprès des intervenants, éditeurs, scénaristes, dessinateurs, enseignants. Avec ça, on pourra savoir, par exemple, combien les gens ont vendu d'albums. Ça va être quantitatif et qualitatif.»

Aux yeux de Mme Falardeau, l'heure est idéale pour que le milieu du neuvième art s'affirme davantage. Elle souligne qu'il se publie une trentaine d'albums par année dans la province, que des éditeurs performent et que le bassin d'auteurs est diversifié, comptant des dessinateurs aguerris autant que des jeunes.

Une fois le sondage mené, Mme Falardeau croit qu'une politique de la BD pourra être définie, après quoi des états généraux pourront être tenus et que de l'aide pourra être demandée aux différents paliers de gouvernement.

Les réflexions sur cette question se poursuivront lors du Festival de la bande dessinée de Montréal, qui aura lieu du 26 au 28 mai.




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