Love is in the Birds: tout est dans tout

À coups de réflexions et d'historiettes, le sextuor... (Pierre Crépô)

Agrandir

À coups de réflexions et d'historiettes, le sextuor de Love is in the Birds remonte le fil de la chanson L'arbre est dans ses feuilles, de l'arbre à l'amour, chaque étape développant un thème assorti.

Pierre Crépô

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) CRITIQUE / Petit ovni à mi-chemin entre le théâtre et la lecture publique, truffé d'intermèdes musicaux, Love is in the Birds était particulièrement à sa place dimanche après-midi dans la petite salle de la Maison de la littérature.

Le festival Québec en toutes lettres était en effet un cadre particulièrement adapté pour recevoir ce genre de spectacle, où les mots sont au coeur de la démarche.

C'est que Love is in the Birds: un spectacle francophone sans boule disco, de son nom complet, est issu d'une démarche d'abord littéraire. Anne-Marie White, directrice du Théâtre du Trillium, à Ottawa, a soumis à 13 auteurs de la francophonie (Québec, Acadie, Suisse, Belgique) un questionnaire inspiré par la chanson L'arbre est dans ses feuilles, popularisée par Zachary Richard.

La matière première ainsi recueillie a été bricolée par Philippe Ducros, Lisa L'Heureux, Gabriel Robichaud et Anne-Marie White. Ils en ont tiré un cabaret musicopoétique, où cinq acteurs monologuent ou s'échangent la réplique, se répondent et s'interrompent, se relancent et se complètent. Un «effeuillage» plutôt festif, rythmé par l'apport d'un sixième comparse à la guitare.

À coups de réflexions et d'historiettes, le sextuor remonte le fil de la chanson L'arbre est dans ses feuilles, de l'arbre à l'amour, chaque étape développant un thème assorti. L'arbre, l'héritage et la transmission; la branche, la rectitude et l'irrévérence; le noeud, les regrets; le trou, la mémoire et l'oubli, et ainsi de suite.

Du rigolo au grave et à l'intime

On y trouve du rigolo, avec notamment un testament chanté plutôt décapant où on nous enjoint à «mourir en souriant», ou encore un récit de naissance intempestive au «je» assez coloré. Mais plus on s'enfonce dans le nid, l'oeuf, l'oiseau, le coeur... plus on plonge dans le grave et l'intime. Des moments de grande écoute, entre autres, quand Julie Grethen a interprété avec justesse une lettre «silencieuse» adressée à un père mourant. Et encore quand Marjolaine Beauchamp a lu la prière d'une mère à sa fille née prématurément, un petit oiseau sur le bord du nid, qui doit s'accrocher...

Le résultat est certes un brin échevelé, mais certainement pas ennuyant. Pas étonnant que le spectacle tourne depuis plus de deux ans. C'était d'ailleurs, dimanche, son ultime représentation.

Et étrangement, ce n'est pas L'arbre est dans ses feuilles qui nous reste en tête à la fin de la représentation, mais plutôt L'essentiel, de Charles Aznavour, popularisée par Ginette Reno. Dénuées de la grandiloquence conférée par son interprète habituelle, les paroles de la chanson, récitées en choeur, de façon presque monocorde, nous frappent en plein plexus. Parce que l'essentiel, c'est d'être aimé, et que l'amour est dans le coeur, le coeur est dans l'oiseau, l'oiseau est dans l'oeuf... Marilon don dé!

Le festival Québec en toutes lettres se poursuit jusqu'au 9 octobre.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer