Décès de l'auteur Bertrand «Bill» Leblanc

Bertrand B.-Leblanc (à gauche) est décédé mardi... (Collaboration spéciale, Gilles Gagné)

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Bertrand B.-Leblanc (à gauche) est décédé mardi

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Gilles Gagné

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Le Soleil

(Lac-au-Saumon) La vallée de la Matapédia a perdu, mercredi, l'une des plus belles plumes de son histoire à la suite du décès de l'auteur et dramaturge Bertrand-B. Leblanc, emporté par un cancer de l'estomac à 88 ans, dans son village natal de Lac-au-Saumon.

Fils d'un entrepreneur forestier, Bertrand «Bill» Leblanc a mené une carrière dans plusieurs domaines, dont la forêt et le développement économique, qui l'ont bien servi à comprendre les êtres humains, l'une des forces des 20 ouvrages qu'il a fait publier.

Professeur retraité de l'UQAM et de l'UQAR de même qu'auteur, Renald Bérubé, aussi né à Lac-au-Saumon, aime rappeler que Bertrand-B. Leblanc a écrit son premier livre sur le sport, en 1970, un an après l'arrivée des Expos.

«Ce livre est né d'un défi. Il travaillait là [à Montréal] à ce moment et il allait voir des matchs avec des amis qui ne comprenaient pas toutes les subtilités du jeu. Ça discutait fort et, un peu tannés, ses amis lui ont dit : "Écris-nous un livre sur le baseball." Il l'a fait, avec Jacques Hébert, aux Éditions du Jour. C'est un superbe livre pédagogique. Publié aux États-Unis, ce livre serait considéré comme un classique. Ensuite, il a fait un livre sur la chasse, mais il a refusé de faire un livre sur la pêche», dit M. Bérubé.

Ce que Bertrand B. Leblanc voulait, c'était d'écrire des romans ou des pièces de théâtre, ce qu'il a fait en 1974 avec Horace ou L'art de porter la redingote, notamment inspiré par ses études au Séminaire de Rimouski.

«Ses oeuvres ont été jouées dans plusieurs théâtres d'été québécois. Il y a parfois eu cinq, six ou sept pièces jouées le même été. Le théâtre d'été a été une bonne source de revenus pour lui, même si ce n'était pas sa motivation», note M. Bérubé.

Il se servait de thèmes universels pour écrire des comédies dramatiques aux titres évocateurs comme Faut divorcer, Faut faire chambre à part, Faut placer pépère et Faut se marier pour...

La Matapédia

En 2003 et en 2004, M. Leblanc a consacré une bonne partie de son temps à l'écriture d'un volume, La Matapédia, présentant son coin d'origine, et illustré par le photographe Michel Dompierre.

«Michel avait demandé 100 pages à Bill. Il en a livré 200. Michel lui a signalé que ce devait être 100 pages, et Bill lui a répondu: "Ça, c'est ton problème." Michel m'a demandé : "Peux-tu couper?" J'ai fait ce travail [...] Nous sommes retournés le voir après, avec 105 pages. Michel craignait beaucoup la réaction de Bill [...] Il y a eu une couple de relectures, mais une semaine après, c'était correct», évoque M. Bérubé.

En 2004, la direction du gala Artquimédia d'Amqui a choisi de rendre hommage à Renald Bérubé et c'est Bertrand B. Leblanc qui l'a présenté. L'échange improvisé qui a suivi entre les deux amis demeure un moment d'humour fin dont de nombreux spectateurs se souviennent.

L'une de «nos plus grandes figures de proue matapédiennes», comme le décrit Gaétan Ruest, maire d'Amqui, M. Leblanc avait encore de projets, dont le parachèvement d'un livre auquel il ne manque qu'un chapitre.

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