Les architectures imaginaires de Félix Girard

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L'artiste Félix Girard signe, entre autres, des toiles, des illustrations d'albums pour enfants et des pochettes DVD.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) D'aussi loin qu'il se souvienne, Félix Girard a toujours dessiné; des arbres sinueux, des personnages longilignes et beaucoup de maisons, des plus petites aux plus vertigineuses. Il signe des toiles, des illustrations d'albums pour enfants et la pochette du DVD De peigne et de misère, de Fred Pellerin.

Le plus récent ouvrage où il a posé sa griffe est Pique la lune, une petite biographie d'Antoine de Saint-Exupéry publiée aux éditions de L'isatis. En s'inspirant des dessins de l'auteur du Petit Prince, avec lesquels les siens avaient déjà une certaine parenté, Félix Girard a tracé des étoiles et des planètes sur ordinateur puis sur toile, où il a étendu des couleurs au pinceau. «J'essaie de tirer le meilleur de tous les outils», résume-t-il.

Depuis deux ans, il a aussi réalisé les illustrations de L'envolée d'Antoine, aussi aux éditions de L'isatis, de Maman pète les plombs, chez Espoir en canne, une maison d'édition de Lévis, et de La nouvelle maison d'Émile (qu'il a aussi écrit), chez Rêve d'enfant, une maison d'édition lyonnaise.

«Ce que j'aime de la littérature jeunesse et surtout des contes pour enfants, c'est que c'est un des rares endroits où l'illustration prend toute sa place», indique l'artiste.

Couverture du livre Pique la lune, une petite... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

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Couverture du livre Pique la lune, une petite biographie d'Antoine de Saint-Exupéry, illustrée par Félix Girard.

Le Soleil, Patrice Laroche

Ses toiles, elles, racontent des histoires. Des fables environnementales, des métamorphoses un brin absurdes, des moments d'étrange beauté. «Ça porte une certaine nostalgie, ça nous rappelle quelque chose, mais il y a de la place pour l'interprétation», note-t-il.

Les mêmes personnages, dont un jeune homme qui lui ressemble un peu, semblent revenir d'un tableau à l'autre. «Quand j'ai commencé à dessiner, je me regardais dans le miroir pour me servir de modèle. Et pour être capable de bien rentrer dans le tableau, on dirait qu'il faut que je me place dedans, qu'il y ait un personnage», explique-t-il.

La forêt comme inspiration

Plus jeune, il s'inspirait de ses bandes dessinées pour apprendre à dessiner, tout en feuilletant les livres d'art qu'il y avait en bonne quantité dans la maison de ses parents, tous deux artistes peintres. «J'ai été autant inspiré par Garfield que par Bruegel ou Dalí», illustre-t-il. Il se laisse aussi habiter par la forêt qui règne devant la demeure familiale, à Sainte-Brigitte-de-Laval, si bien qu'on retrouve des branches et des arbres dans presque toutes ses illustrations.

Félix Girard a multiplié les expositions dans les bars et les cafés de Québec, jusqu'à ce que ses oeuvres tombent dans l'oeil d'un architecte qui avait étudié en arts visuels. «Il savait que j'avais comme projet d'aller en Europe. Il m'a proposé de me verser un salaire pour lui faire deux peintures par mois et qu'il me permette de voyager», raconte Félix Girard à propos de son mécène. Lorsqu'il est revenu à Québec, il a justement entrepris un baccalauréat en architecture.

Avec un baccalauréat en architecture, rien d'étonnant que... (Image fournie par Félix Girard) - image 3.0

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Avec un baccalauréat en architecture, rien d'étonnant que la maison dans toutes ses déclinaisons soit devenue un motif dans les compositions de l'illustrateur.

Image fournie par Félix Girard

Rien d'étonnant à ce que la maison dans toutes ses déclinaisons soit devenue un motif dans ses compositions. Les écrits de Gaston Bachelard (qui s'est, entre autres, intéressé aux recoins, aux petits endroits poétiques comme les mansardes et les escaliers dérobés) l'ont grandement inspiré.

Félix Girard peint justement dans l'un de ses endroits, un bout de pièce à la forme incongrue qui est baignée de lumière sur trois côtés.

Dans son atelier, parmi les images, on remarque celle qu'il a réalisée pour la pochette du DVD de De peigne et de misère, de Fred Pellerin. «Ses personnages sont assez bien décrits pour qu'on puisse en faire des portraits. Mais il ne voulait pas que leur image soit figée», indique Félix Girard. Les visages apparaissent ainsi un peu effacés, comme des fantômes ou des apparitions qui entourent le conteur.

Cette image dessinée en Finlande rappelle la petite... (Image fournie par Félix Girard) - image 4.0

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Cette image dessinée en Finlande rappelle la petite fille de Félix, nouvellement papa. 

Image fournie par Félix Girard

Une autre image, montrant un violoneux voûté et une minuscule danseuse en robe blanche, nous intrigue. Il en a dessiné l'esquisse en Finlande, où il finissait son bac. «J'ai ramené trois ou quatre kilos de croquis de ce voyage-là. Je suis retombé sur ce dessin cette année et je viens d'avoir une petite fille. Ça m'a fait penser à elle», raconte-t-il.

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