Congrès «remarquable» pour PEN à Québec

Emile Martel, Jennifer Clement et John Ralston Saul... (Erick Labbé, Le Soleil)

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Emile Martel, Jennifer Clement et John Ralston Saul ont participé au congrès de PEN international à Québec.

Erick Labbé, Le Soleil

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(Québec) Adoption de la Déclaration de Québec sur la traduction, élection d'une première femme présidente, succès de participation, et caractère grand public réussi : le 81e congrès de PEN international s'est terminé vendredi sur un bilan plus que positif.

«C'était un congrès remarquable, nous sommes très contents d'être ici», a annoncé le président sortant John Ralston Saul lors de la conférence de presse de PEN international diffusée partout dans le monde depuis le Centre des congrès de Québec.

Un Centre des congrès qui a bourdonné d'activités, de réflexions engagées, de prises de position sur la liberté d'expression alors que 250 écrivains de 74 pays ont tenu leur congrès annuel. Fondé en 1921, PEN regroupe 25 000 écrivains, poètes, essayistes, traducteurs ou journalistes dans 150 ailes locales réparties dans 110 pays.

Élément majeur du congrès de trois jours : l'adoption de la Déclaration de Québec affirmant haut et fort les droits des traducteurs et traductrices littéraires, un métier à part entière dont l'intégrité doit être protégée. «Cette déclaration deviendra la référence», a dit le président du centre québécois du PEN, l'auteur et traducteur Émile Martel.

Celui à qui on doit la venue du congrès international de PEN à Québec n'a eu que de bons mots pour la ville hôtesse. La tenue simultanée du festival littéraire Québec en toutes lettres et l'ouverture de la Maison de la littérature ont donné un caractère public à cette rencontre annuelle. Vendredi, M. Martel s'est réjoui de cette ouverture vers la communauté alors que des auteurs réputés comme Margaret Atwood, Russell Banks, Dany Laferrière ou Chris Hedges ont participé à plusieurs activités publiques.

«Il est important que la société puisse voir qui sont ces écrivains», a dit M. Martel.

Une façon aussi de mieux faire connaître le rôle de PEN et ses positions qui touchent toute la planète.

L'assemblée générale de vendredi matin s'est d'ailleurs conclue par 28 résolutions, dont une sur l'urgence pour les gouvernements de faire davantage pour protéger les réfugiés au coeur de la crise actuelle.

Jennifer Clement présidente

Après six ans à la tête de PEN international, l'auteur et essayiste canadien John Ralston Saul a aussi officiellement passé le flambeau à la première femme élue à la tête de l'organisation, l'Américano-Mexicaine Jennifer Clement. Mme Clement a souligné le symbole d'être élue présidente lors d'un congrès qui se tient au Québec, les deux centres du PEN ayant travaillé étroitement ces dernières années. «C'est très spécial d'être la nouvelle présidente. Une Mexicaine à Québec. Nous avons tissé des ponts», a-t-elle dit.

Le congrès de Québec a d'ailleurs été marqué par une forte présence féminine alors qu'elles ont représenté 51 % des inscriptions au congrès.

Alors que PEN avait confirmé l'an dernier la tenue du congrès à Québec lors de l'assemblée qui se tenait au Kirghizistan, l'inconnu règne toujours sur le pays hôte en 2016. Porto Rico avait été annoncé, mais des problèmes financiers ont compromis la candidature, a dit M. Saul.

Or, l'annonce de l'annulation a suscité une grande mobilisation alors que pendant le Congrès de Québec, sept centres ont dit qu'ils souhaitaient accueillir les membres du PEN. La décision sera prise d'ici quelques semaines.

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