De l'imagination plein les bulles

L'Agent Jean, créé par Alex A. alors qu'il... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

L'Agent Jean, créé par Alex A. alors qu'il n'était âgé que de 10 ans, a déjà trouvé plus de 200 000 lecteurs.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) L'imagination n'est certainement pas ce qui manque à Alex A. Le bédéiste montréalais amuse les jeunes lecteurs depuis 2011 avec les aventures d'un chevreuil habillé en James Bond... Bienvenue dans l'univers débridé de L'Agent Jean!

Plus de 200 000 lecteurs ont mis la main sur l'un des sept tomes de la BD. Ils attendent avec impatience le huitième, qui paraîtra en mai. Difficile à croire, mais le personnage coloré de L'Agent Jean est sorti de la tête d'un petit garçon de 10 ans!

C'est à trois ans qu'Alex A. commence à dessiner. Influencé en grandissant par les dessins animés Les Schtroumpfs et Les Simpson et par les jeux vidéo - Mario Bros, en particulier -, Alex A. écrit et illustre sa première bande dessinée à neuf ans. Une histoire de 22 pages avec un personnage de fantôme, inspiré de Casper.

Un an plus tard, accro aux jeux vidéo de James Bond sur son Nintendo 64, il crée le personnage loufoque de L'Agent Jean. «J'aimais tout dans l'univers de James Bond: l'agent secret, les gadgets, le complot international», se rappelle Alex A. À ses débuts, il se contente de parodier les films. Puis, petit à petit, il invente ses propres histoires. Des histoires absurdes et aventureuses, décrit-il. «Ce que j'aime de la BD, c'est l'expressivité. Ça me donne la liberté de faire tout ce qui se passe dans ma tête.»

Autodidacte

Voulant approfondir ses connaissances en art, Alex A. s'inscrit au cégep en arts plastiques. «On m'empêchait de faire des bonshommes», rigole-t-il. Il apprend la peinture, la sculpture, mais n'est pas emballé. Il se dirige ensuite vers le Cégep du Vieux-Montréal en dessin animé. Il croit avoir trouvé sa place. Il abandonne pourtant. «Ils ne voulaient pas me laisser faire mes affaires. Ils voulaient me détruire et me reconstruire», dit-il.

Puis, le magazine Safarir, qu'il lit depuis son enfance, lui fait de l'oeil. Il devient illustrateur pour celui-ci. En 2011, il publie le premier tome de L'Agent Jean. Le succès est instantané. «Je fais un style de BD qui n'existait pas au Québec, avance-t-il pour expliquer l'attachement des jeunes pour son travail. C'est beaucoup inspiré des dessins animés, des Simpson, de Family Guy. Il y a une certaine rapidité, un punch

Et il rend bien aux jeunes l'amour qu'ils lui portent. Il anime souvent des ateliers de BD dans les écoles (il se rendait dans une école de Lac-Saint-Charles le jour de notre entrevue). Il apporte son ordinateur portable, fait des dessins en direct, demande aux jeunes d'inventer des personnages. «Je veux les connecter à leur imaginaire. On n'enseigne pas ça, à l'école. À l'école, il faut trouver les bonnes réponses. Je veux leur donner envie de créer quelque chose, leur donner une passion.»

À 27 ans, Alex A. continue de vivre sa passion à lui au quotidien. Une nouvelle série de BD de six tomes, baptisée L'univers d'un Ninja, verra le jour cet automne. Il lancera également L'Agent Jean en France et au Canada anglais. Et il travaille sur une série télé mettant en vedette L'Agent Jean. Pas de doute, son imagination l'a mené loin jusqu'ici.

Alex A. sera au Salon du livre, au stand de Presses aventures (240), dimanche de 10h à 12h.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer