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Des dessinateurs de Québec troublés par l'extrémisme religieux

  • Un dessin de Philippe Girard de Québec (Philippe Girard)

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    Un dessin de Philippe Girard de Québec

    Philippe Girard

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  • Un dessin de Francis Desharnais de Québec (Francis Desharnais)

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    Un dessin de Francis Desharnais de Québec

    Francis Desharnais

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  • Un dessin de Paul Bordeleau de Québec (Paul Bordeleau)

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    Un dessin de Paul Bordeleau de Québec

    Paul Bordeleau

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  • Un dessin d'André-Philippe Côté en Une du <em>Soleil</em> du 8 janvier. La manchette: LE MONDE EST CHARLIE (Le Soleil, André-Philippe Côté)

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    Un dessin d'André-Philippe Côté en Une du Soleil du 8 janvier. La manchette: LE MONDE EST CHARLIE

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  • La caricature d'André-Philippe Côté dans la page Opinions du Soleil du 8 janvier (Le Soleil, André-Philippe Côté)

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    La caricature d'André-Philippe Côté dans la page Opinions du Soleil du 8 janvier

    Le Soleil, André-Philippe Côté

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  • Une esquisse d'André-Philippe Côté du <em>Soleil</em> (Le Soleil, André-Philippe Côté)

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    Une esquisse d'André-Philippe Côté du Soleil

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  • Une esquisse d'André-Philippe Côté du <em>Soleil</em> (Le Soleil, André-Philippe Côté)

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    Une esquisse d'André-Philippe Côté du Soleil

    Le Soleil, André-Philippe Côté

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  • Le caricaturiste hollandais Ruben L. Oppenheimer a eu l'idée de transformer les défuntes tours jumelles du World Trade Center en crayons. (Ruben L. Oppenheimer)

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    Le caricaturiste hollandais Ruben L. Oppenheimer a eu l'idée de transformer les défuntes tours jumelles du World Trade Center en crayons.

    Ruben L. Oppenheimer

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  • Chez Nate Beeler, caricaturiste du <i>Colombus Dispatch</i>, les victimes de <i>Charlie Hebdo</i> sont symbolisées par des plumes. (@natebeeler, www.dispatch.com/beeler)

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    Chez Nate Beeler, caricaturiste du Colombus Dispatch, les victimes de Charlie Hebdo sont symbolisées par des plumes.

    @natebeeler, www.dispatch.com/beeler

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  • «Sans humour nous sommes tous morts», prévient le Suisse Patrick Chappatte, qui signe son dessin pour l'<i>International New York Times</i>. (Chappatte dans The International New York Times)

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    «Sans humour nous sommes tous morts», prévient le Suisse Patrick Chappatte, qui signe son dessin pour l'International New York Times.

    Chappatte dans The International New York Times

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  • «Il a dessiné le premier», s'exclame le terroriste dessiné par David Pope. L'Australien qui oeuvre pour le <i>Canberra Times</i> a écrit sur sa page Facebook : «Je ne peux dormir, ce soir, mes pensées sont avec mes collègues caricaturistes français, leurs familles et leurs êtres chers.»<strong> </strong> (Canberra Times,  David Pope)

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    «Il a dessiné le premier», s'exclame le terroriste dessiné par David Pope. L'Australien qui oeuvre pour le Canberra Times a écrit sur sa page Facebook : «Je ne peux dormir, ce soir, mes pensées sont avec mes collègues caricaturistes français, leurs familles et leurs êtres chers.» 

    Canberra Times, David Pope

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  • Dans la proposition de Carlos Latuff, publiée par le <i>Middle East Monitor</i>, au Royaume-Uni, les armes de l'agresseur se retournent contre ses propres croyances. (Middle East Monitor, Carlos Latuff)

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    Dans la proposition de Carlos Latuff, publiée par le Middle East Monitor, au Royaume-Uni, les armes de l'agresseur se retournent contre ses propres croyances.

    Middle East Monitor, Carlos Latuff

  • 12 / 13
  • Le caricaturiste canadien Steve Nease s'interroge à savoir si le métier de caricaturiste doit être considéré comme dangereux. (Steve Nease)

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    Le caricaturiste canadien Steve Nease s'interroge à savoir si le métier de caricaturiste doit être considéré comme dangereux.

    Steve Nease

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Les caricaturistes et dessinateurs de la région de Québec ont été extrêmement troublés par la fusillade survenue hier au magazine satirique parisien Charlie Hebdo et la plupart ont réagi par leurs crayons à la tragédie.

«Le dessin que j'ai fait est un dessin de colère», a commenté le dessinateur Francis Desharnais, auteur de la bande dessinée Burquette, qui met en scène Alberte, une ado québécoise à qui son père a l'idée bizarre de faire porter la burqa pour la rendre moins superficielle.

Sur son dessin, Alberte est en colère et lacère sa burqa à l'aide de ciseaux. «La burqa est un symbole d'extrémisme et quand tu vois ce qui s'est passé à Charlie Hebdo, tu as juste envie de rayer de la carte tous les fanatiques et les extrémistes», explique Desharnais, qui se défend bien d'être antimusulman ou antireligieux.

«J'ai déjà abordé la question de la religion, mais toujours avec humour et dans le respect. Au quotidien, je n'ai pas peur pour moi, mais ce n'est pas drôle de voir ce qui est arrivé à des gars comme Charb et Cabu, que j'ai toujours lus», poursuit-il.

Inquiétant

Philippe Girard, qui a aussi abordé la religion dans des bandes dessinées comme Tuer Vélasquez et La Grande Noirceur, rappelle qu'il a déjà reçu des commentaires violents de la part de personnes qui prônaient non pas l'islam, mais le catholicisme.

«L'émission de télé Second regard m'avait demandé de faire un dessin d'un prêtre défroqué en Don Quichotte et j'ai été filmé le dessinant. Quelques semaines plus tard, j'ai reçu des e-mails de plein de gens qui croyaient que j'écrivais un livre sur ce prêtre, qui me qualifiaient d'hérétique et qui faisaient une pléthore de commentaires agressifs», raconte-t-il.

«Alors oui, tout ça est inquiétant. J'ai vécu en France quelques mois et, pour moi, c'était le paradis des dessinateurs. Aujourd'hui, je suis obligé de dire que ce n'est plus le cas. Je ne pensais jamais que l'humour pouvait être pris au sérieux à ce point-là et je n'en reviens pas à quel point des gens sont prêts à aller loin au nom de Dieu.»

Fait à noter, Philippe Girard a tenu à offrir aux lecteurs du Soleil un dessin inédit.

Jamais de menaces

Paul Bordeleau, auteur de bandes dessinées, illustrateur et caricaturiste, dit qu'il n'aurait jamais imaginé qu'une telle tragédie puisse se produire à l'époque où il était caricaturiste pour Voir ou à La Presse.

«Certains pouvaient être fâchés et nous écrivaient des e-mails, mais il n'y avait jamais de menaces de violence. Ça, ça me fait penser à l'attaque de pirates informatiques contre Sony. C'est une attaque contre la liberté d'expression. J'espère que Charlie Hebdo ne mourra pas, car l'équipe fait vraiment du bon travail», a-t-il commenté.

Il dit aussi souhaiter qu'il n'y ait pas de victime collatérale de la tragédie. «Il ne faudrait pas que des musulmans soient agressés pour rien, car les auteurs de la tuerie ne représentent pas tous les musulmans, ce ne sont qu'une petite poignée de personnes.»

Quant à l'ex-caricaturiste du Soleil Raoul Hunter, maintenant âgé de 88 ans, il dit être «de tout coeur avec ceux qui se battent pour la liberté», ajoutant que l'extrémisme peut aussi frapper au Québec. «Vous savez, en 1970, pendant la crise d'octobre, j'ai été menacé à quelques reprises de me faire casser les deux bras par des gens qui n'avaient pas aimé mes dessins», se souvient-il.

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