La maison aux merveilles de Gabrielle Boucher

Les oeuvres de Gabrielle Boucher sont exposées au... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Les oeuvres de Gabrielle Boucher sont exposées au Lieu jusqu'au 1er octobre.

Le Soleil, Yan Doublet

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Depuis juillet, Gabrielle Boucher érige des murs dans la galerie du Lieu. Au point qu'on ne reconnaît plus l'espace en y mettant les pieds. La transformation est sidérante. On a un peu l'impression de visiter une maison à la manière d'Alice au pays des merveilles, en se glissant dans des passages secrets et en prenant le risque d'être aspiré à travers le miroir.

«J'aurais pu faire plus, mais le temps file», lance-t-elle, paraphrasant le lapin blanc, alors qu'elle termine les derniers ajustements. Il y a plusieurs années déjà que l'artiste établie dans Portneuf explore le potentiel poétique et émotif des objets industriels. L'installation Confondre l'ordinaire amène sa réflexion à un degré de démesure jamais égalé.

Depuis juillet, Gabrielle Boucher érige des murs dans... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 2.0

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Elle y a intégré des agencements d'objets déjà présentés, dont un lustre fait de fours à micro-ondes, et de nouvelles propositions, comme un cabinet d'objets usuels, une chambre vidéo où on la voit traverser des portes et des lieux en continu, une entrée où le plafond, couvert d'horloges, donne l'impression d'écouter la pluie percuter un toit de tôle... Vous reconnaîtrez les draps de vos mères dans sa salle de lavage où deux objets mènent une chaude lutte, serez peut-être ému en voyant deux ventilateurs se donner de l'air et prendre le relais quand l'autre se fatigue, comme un couple heureux.

Depuis juillet, Gabrielle Boucher érige des murs dans... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 3.0

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Elle a porté attention à chaque détail; les poignées de porte, leur hauteur, l'odeur des draps étendus sur la corde à linge. Et a multiplié les collaborations, notamment avec Jaime Patarroyo pour les dispositifs techniques. 

Il y a toutes sortes de surprises à découvrir en explorant les pièces. La visite peut être ludique, mais si on s'y attarde un peu, des réflexions prennent forme en observant les objets presque humains. Il faut entendre l'artiste expliquer pourquoi le couteau à rosbif court à sa perte et saborde sa propre existence...

Jusqu'au 1er octobre au 245, rue du Pont, Québec




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