35e Symposium de Baie-Saint-Paul: mosaïque des temps possibles

  • <em>Le vieillard et les amoureux</em>, une oeuvre de Magali Baribeau-Marchand et Sara Létourneau (fournie par le Symposium de Baie-Saint-Paul)

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    Le vieillard et les amoureux, une oeuvre de Magali Baribeau-Marchand et Sara Létourneau

    fournie par le Symposium de Baie-Saint-Paul

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  • Laura St. Pierre, de Saskatoon, conserve des plantes à la manière des botanistes puis les photographie. (fournie par le Symposium de Baie-Saint-Paul)

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    Laura St. Pierre, de Saskatoon, conserve des plantes à la manière des botanistes puis les photographie.

    fournie par le Symposium de Baie-Saint-Paul

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  • <em>Sels de bain</em>, de Stéfanie Requin Tremblay (fournie par le Symposium de Baie-Saint-Paul)

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    Sels de bain, de Stéfanie Requin Tremblay

    fournie par le Symposium de Baie-Saint-Paul

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  • <em>Recycling No.1</em>, une oeuvre de Dong-Kyoon Nam (Jean-Francois Lamoureux)

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    Recycling No.1, une oeuvre de Dong-Kyoon Nam

    Jean-Francois Lamoureux

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  • <em>Salle d'entraînement</em>, de Charles-Étienne Brochu (fournie par le Symposium de Baie-Saint-Paul)

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    Salle d'entraînement, de Charles-Étienne Brochu

    fournie par le Symposium de Baie-Saint-Paul

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  • <em>Tupac meets Matis</em>, une oeuvre d'Elise R Peterson (fournie par le Symposium de Baie-Saint-Paul)

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    Tupac meets Matis, une oeuvre d'Elise R Peterson

    fournie par le Symposium de Baie-Saint-Paul

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(Québec) Grand atelier ouvert, le Symposium international d'art contemporain de Baie-Saint-Paul permet pendant tout le mois d'août de rencontrer et d'observer douze artistes au travail. Pour la 35mouture, la commissaire Marie Perreault a rassemblé une cohorte qui réfléchira sur le temps, plus précisément sur la manière dont le passé s'intègre, constamment, au présent sous la lunette des nouveau outils technologiques.

Architectures utopiques, dystopies, récits instantanés, reliques réinventées, temporalités confondues... si le thème était d'abord «Passés au présent, inventer demain» et que «inventer demain», «trop bonenfant» selon la commissaire, a été laissé de côté, il y a tout de même dans les prémisses de plusieurs artistes, une projection dans le futur, des extrapolations imaginaires, voire des mises en garde sur la direction qu'emprunte l'humanité. 

Nous vous proposons, guidés par les mots de la commissaire, d'avoir un aperçu de ce que nous préparent les artistes. Tout cela peut changer - c'est l'intérêt d'une résidence d'un mois - et il faudra bien sûr aller voir sur place ce qu'il en est.

Marie Perreault, commissaire du Symposium... (Louis-Charles Dumais) - image 2.0

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Marie Perreault, commissaire du Symposium

Louis-Charles Dumais

  • Magali Baribeau-Marchand et Sara Létourneau (Saguenay)
Les deux artistes s'intéressent au cycle vie des objets et des hommes, plus précisément aux objets de commémoration déposés dans les cimetières. «Évidemment, ce ne sont pas des pilleuses de tombe, précise Marie Perreault. Elles récoltent des éléments qui ont été emportés par le vent ou qui sont abandonnés depuis longtemps.» En plus d'une installation, le duo recueillera des phrases sur des êtres chers disparus auprès du public pour en faire une mélodie, diffusée par une machine à musique. Il reconstruira aussi un village et sèmera des plantes, pour construire une réflexion sur le souvenir, le deuil et la réintégration de sa propre vie. 

  • Charles-Étienne Brochu (Sainte-Ursule/Québec)

Charles-Étienne Brochu... (Sam St-Onge) - image 3.0

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Charles-Étienne Brochu

Sam St-Onge

«C'est son regard particulier, davantage qu'un thème ou un projet précis, qui nous a intéressés, indique la commissaire à propos de l'artiste de Québec. À partir de dessins animés, de flipbook, de gifs et d'éléments qu'il travaille à l'ordinateur, celui-ci se penche sur des microéléments de notre société, sur le présent, en plus d'explorer les relations entre les individus. «Il y a une facture très contemporaine, près du jeu vidéo, dans son travail», note Mme Perreault.

  • Le Cabinet de fumisterie appliquée (France)
Que mangerons-nous en 2050? Le cabinet de fumisterie appliquée a décidé de se pencher sur la question avec une installation participative, où le public sera invité à explorer, voire ingérer, des aliments inusités. «Les scientifiques identifient 2049 comme le point de non retour pour les changements climatiques. La terre va devenir un peu plus hostile, l'alimentation va devenir plus problématique», explique la commissaire. Dans ce futur anticipé, vaguement post-apocalyptique, on peut imaginer de nouveaux produits de synthèse dans nos assiettes... 

  • Karine Locatelli (Lévis/Baie-Saint-Paul)
Dans la tradition des paysagistes de Charlevoix, Karine Locatelli réalise des dessins au fusain sur toile où elle reproduit des paysages environnants. «Une fois qu'elle a travaillé le motif, elle veut explorer les différentes façons de représenter l'impact que l'on a sur le paysage», explique la commissaire. Le public sera peut-être invité à intervenir sur les oeuvres.

  • Mitch Mitchell (Chicago/Montréal)
Originaire de Chicago, Mitch Mitchell vit depuis plusieurs années au Canada et s'intéresse aux notions de savoir-faire artisanal et de production en série. Plus précisément, l'artiste entend adapter un fauteuil Louis XVI au mode de production Ikea. «C'est un point de vue ironique sur la maitrise très générique des savoir-faire que demande l'assemblage de meubles préfabriqués», indique Mme Perreault. 

  • Dong-Kyoon Nam (Séoul/Hamilton)
Dong-Kyoon Nam prend des objets qui soutiennent l'univers numérique, des ordinateurs, des téléphones, par exemple, pour les démonter et les remanier. Le manège révèle les propriétés esthétiques, les différences entre les modèles et les époques, de ces objets qu'on ne voient plus puisqu'ils nous servent de fenêtre sur l'univers numérique. «Il nous oblige à s'y arrêter, à la voir complètement autrement», résume la commissaire.

  • Elise R Peterson (Brooklyn)

Elise R Peterson... (Tavish Timothy) - image 4.0

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Elise R Peterson

Tavish Timothy

L'artiste de Brooklyn amalgame des oeuvres célèbres de l'histoire de l'art occidentale et des Afro-Américains qui sont devenus des icônes de la culture populaire. «Elle veut faire entrer en contraste ces deux perceptions de la négritude, pour à la fois témoigner de l'absence de personnes racisées dans l'histoire de l'art et montrer les stéréotypes diffusés dans la culture de masse», résume Mme Perreault.  Elise R Peterson a aussi à coeur de parler des conditions de vie difficiles des minorités culturelles. Ses collages devraient être mis en scène dans une installation qui sera propice à la réflexion.

  • Catherine Plaisance (Montréal)
Sans être aussi noire que la vision du Cabinet de fumisterie appliquée, la démarche de Catherine Plaisance explore la perspective d'une catastrophe écologique et climatique. «Elle explore plutôt le côté mystérieux, inconnu, le côté poétique», indique la commissaire. L'artiste utilisera des maquettes et la photographie pour développer cet imaginaire de la catastrophe.

Catherine Plaisance... - image 5.0

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Catherine Plaisance

  • La Famille Plouffe (Longueuil)
Non, il ne s'agit pas d'un clin d'oeil au roman de Roger Lemelin. Il s'agit plutôt de la famille de l'artiste Guillaume Boudrias-Plouffe, qui a pour projet de faire un vernacularium (ou para-diorama), «un gros plan sur la petite histoire de la région, qui inclut la légende d'Alexis Le trotteur, les échassiers de la Baie et l'histoire des pinières qu'on trouvait jadis à Baie-Saint-Paul», souligne Mme Perreault. «La cellule familiale permet de générer une multitude de points de vue puisque les enfants participent activement à l'élaboration du projet», indique-t-elle.

  • Jean-Charles Remicourt-Marie (Normandie)
On dit du Corbusier qu'il est l'architecte de l'utopie sociale, mais plusieurs autres peuvent prétendre au titre, comme Etienne Louis Boullée et Nicolas Ledoux. Le Français Jean-Charles Remicourt-Marie, à la recherche d'un langage formel adapté à l'espace public, réalisera des sculptures et des maquettes inspirées des formes architecturales liées à l'utopie. «Un propos plus intellectualisé, mais qui a sa place dans la palette de pratiques qu'on veut montrer au Symposium», souligne Mme Perreault.

  • Stéfanie Requin Tremblay (Québec et Saguenay)
Stéfanie Requin Tremblay travaille sur les images et le texte à l'ère de la culture Internet. Son fil d'actualités Facebook sera abordé comme un générateur d'histoires et une nouvelle forme narrative. Une application qui nous suggère constamment de re-puplier nos souvenirs, tout en permettant de faire des vidéos en direct offrira certainement un terrain d'exploration fertile pour la thématique de cette année.

La famille Plouffe... - image 6.0

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La famille Plouffe

Laura St-Pierre (Saskatoon)

La photographe et vidéaste a demandé l'un des ateliers plus fermés. Elle ira cueillir des plantes, qu'elle placera dans des bocaux rempli de liquide pour les conserver, à la manière des botanistes, puis photographiera ses agencements. Les oeuvres précédentes de l'artiste laissent présager qu'elle les enveloppera d'une aura de mystère, intemporelle.

Le Symposium de Baie-Saint-Paul se tient du 28 juillet au 27 août à l'aréna municipal au 11, rue Forget. Du mercredi au dimanche de 12h à 17h. Entrée 3 $, Gratuit pour les 12 ans et moins et avec une entrée su Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul.




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