Renouer le dialogue avec une «forêt» en papier

Des travailleurs terminent l'installation Jeanne Gang, au National... (AFP, Brendan Smialowski)

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Des travailleurs terminent l'installation Jeanne Gang, au National Building Museum de Washington.

AFP, Brendan Smialowski

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Agence France-Presse
Washington

Comment s'entendre et surtout se comprendre dans une société fracturée? L'architecte américaine Jeanne Gang a imaginé trois grandes constructions en papier, installées au National Building Museum de Washington, qui doivent permettre de renouer le dialogue.

L'idée est née d'un constat simple: même en se tenant à trois mètres l'une de l'autre, deux personnes ne peuvent pas s'entendre, littéralement, dans ce musée de la capitale américaine.

Jeanne Gang a donc décidé de monter trois grandes structures interconnectées en forme de dômes, la plus grande mesurant 18 mètres de haut, formées par quelque 2500 tubes de papier enroulé. L'installation, baptisée Hive, ruche en français, ouvre jeudi jusqu'au 4 septembre.

Résultat escompté: la construction aussi impressionnante de l'extérieur qu'intimiste à l'intérieur, doit métamorphoser le son et faciliter les interactions.

Une fois dans ce cocon, c'est un peu comme «se tenir dans une forêt où vous pouvez avoir une conversation [...] et être capable d'entendre les choses autour de vous», décrit à l'AFP cette architecte, décorée de la Légion d'honneur.

Son cabinet Studio Gang, connu pour l'Aqua Tower de Chicago, est aussi l'un des deux actuels finalistes du concours d'architecture pour la rénovation de la Tour Montparnasse, le célèbre gratte-ciel de 59 étages à Paris qui doit recevoir un lifting.

«C'est un bâtiment tellement important pour Paris», confie-t-elle. «Je pense que c'est un projet vraiment important, montrer comment les tours peuvent être plus humaines, plus liantes [...] et à la fois avoir cette beauté monumentale et symbolique.»

Quant à sa construction en papier, la couleur magenta à l'intérieur a été inspirée par les «pussy hats», ces bonnets roses portés par les manifestants lors de la marche des femmes après la prise de fonctions de Donald Trump en janvier.

«Nous avons vraiment besoin de se parler et peut-être que l'architecture peut aider ou poser les fondements pour cela», assure-t-elle. «C'est mon espoir et mon rêve.»




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