Passages insolites: une suite de moments «kodak»

Passage migratoire de Giorgia Volpe, au bassin Louise... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Passage migratoire de Giorgia Volpe, au bassin Louise

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Souriez! Les égoportraits et les photos sur le vif seront plus tentantes que jamais sur le parcours de la quatrième mouture des Passages insolites, qui égaiera le Petit Champlain et le Vieux-Port de Québec jusqu'en octobre. Des oeuvres colorées, qui suscitent l'émerveillement et la curiosité - sans mettre la réflexion de côté pour autant.

«C'est l'édition la plus photogénique des Passages insolites!» n'hésite pas à déclarer Vincent Roy, directeur général et artistique d'EXMURO arts publics. Nous avons fait la visite en 60 minutes top chrono, question de vous donner un avant-goût.

Passage migratoire

Giorgia Volpe, bassin Louise

L'oeuvre présentée l'an dernier à la place Royale a été réinterprétée par sa créatrice, qui a suspendu ses hamacs au-dessus de l'eau du bassin Louise. À marée haute, l'eau les effleure, alors qu'à la nuit tombée, des lumières solaires les illumineront de l'intérieur. «Il y a encore l'idée du banc de poissons, de la migration, du tissage. Pour l'installation, il a fallu utiliser des barges flottantes, ce fut tout un défi technique», indique Vincent Roy.

Ordures célestes

Le collectif Allard-Duchesneau, ruelle Légaré

Ordures célestes du collectif Allard-Duchesneau, ruelle Légaré... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 4.0

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Ordures célestes du collectif Allard-Duchesneau, ruelle Légaré

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

L'artiste visuel Philippe Allard et l'architecte Justin Duchesneau ont construit un passage avec six bennes à ordures, près de l'Hôtel des Coutellier. L'objet familier dans le paysage urbain a été renversé et juché sur des poteaux pour permettre aux passants de marcher en dessous. En levant les yeux, on découvre alors des constellations trouées dans le métal et des chaînes dorées qui pendent du plafond. Malgré la grisaille au moment de la visite, on imagine bien le miroitement qui naîtra sous les rayons du soleil ou de la lune. L'amalgame du beau et du laid osé par le duo est convaincant.

Sortir son ballon

Sculptausorus, devant le Marché du Vieux-Port

Sortir son ballon de Sculptausorus, devant le Marché... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 6.0

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Sortir son ballon de Sculptausorus, devant le Marché du Vieux-Port

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Le nouveau collectif formé de Francis Arguin, Blaise Carrier-Chouinard et Pascal Gingras a jumelé une tente roulotte et un ballon dirigeable pour créer une oeuvre habitable, improbable, qui évoque le voyage. «Un véhicule plus familial acollé à un zeppelin, un des transports les plus catastrophiques de l'histoire de l'humanité», fait remarquer Blaise Carrier-Chouinard. L'oeuvre évoque la navette, la fusée, la bombe, tout en laissant planer l'idée d'une émigration mal adaptée à la réalité, voire menaçante - si on fait abstraction du côté très ludique du véhicule hybride.

Cube spatial

Marie-Ève Martel, parc près de la Caserne Dalhousie

Cube spatial de Marie-Ève Martel, au parc près... (Tirée de la vidéo) - image 9.0

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Cube spatial de Marie-Ève Martel, au parc près de la Caserne Dalhousie

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Un cube mystérieux semble s'être échoué dans le petit parc près de la Caserne Dalhousie. L'objet nous renvoie d'abord notre image, mais en s'approchant, on constate qu'il abrite tout un monde, mystérieux et fluorescent, qu'on découvre en collant son oeil sur de petites ouvertures. «C'est comme s'il abritait deux mondes en croissance, l'un géométrique et l'autre organique», souligne l'artiste, Marie-Ève Martel. Un fascinant jeu d'échelle et de reflets entre la ville et la nature environnante.

Quand les avions en papier ne partent plus au vent

Atelier MAP, angle des rues Sault-au-Matelot et de la Barricade

Quand les avions en papier ne partent plus... (Tirée de la vidéo) - image 11.0

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Quand les avions en papier ne partent plus au vent d'Atelier MAP, angle des rues Sault-au-Matelot et de la Barricade

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Un autre écrasement, cette fois celui d'un gigantesque avion en apparence en papier, est survenu en bas de la falaise, pas très loin du Musée de la civilisation. Un collectif d'architectes de Montréal a imaginé ce projectile disproportionné, qui semble sorti tout droit d'une bande dessinée. «On s'est placé quelque part entre l'enfance et l'âge adulte. L'avion est une façon simple de montrer les rêveries d'un enfant et la perte des illusions», explique Gabriel Lacombe. L'objet attirait déjà bien des regards étonnés et des sourires.

TTTourner

Robert Hengeveld, angle des rues Saint-Pierre et Saint-Antoine

TTTourner de Robert Hengeveld, angle des rues Saint-Pierre et... (Tirée de la vidéo) - image 13.0

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TTTourner de Robert Hengeveld, angle des rues Saint-Pierre et Saint-Antoine

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C'est à s'y méprendre. Si vous passez derrière le Musée de la civilisation sans trop porter attention à ce qui vous entoure, l'oeuvre du Torontois Roger Hengeveld passera inaperçue... Il a planté un arbre, qui tournoie lentement sur lui-même grâce à un mécanisme enfoui sous terre. On dirait qu'il valse, tout en questionnant notre perception de la réalité et le petit côté faux qu'a parfois la nature en ville. Poétique et troublant.

L'imposteur

Les malcommodes, à la Batterie Royale

L'imposteur des Malcommodes, à la Batterie Royale... (Tirée de la vidéo) - image 15.0

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L'imposteur des Malcommodes, à la Batterie Royale

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Avec leur immense prisme rose bonbon qui surplombe la douve de la Batterie royale, le collectif issu de l'École d'architecture de l'Université Laval donne la troublante impression d'avoir creusé un passage à travers les vieilles pierres. «Nous voulions questionner notre rapport au patrimoine et à l'identité des lieux», indique Simon Parent, un des membres du collectif. Même si la douve n'en est plus vraiment une et que les fortifications contribuent davantage à la beauté du décor qu'à la défense de la cité, l'eau vient lécher l'installation à marée haute. Les promeneurs peuvent y entrer et se laisser berner quelques secondes par un jeu de miroirs qui laisse croire que le tunnel s'enfonce. «Comme c'est près du point de vue recommandé par les guides touristiques pour photographier le château Frontenac, l'oeuvre risque de se retrouver sur des milliers de photos cet été», note Vincent Roy, fort heureux de la situation.

Autres oeuvres à venir

Une autre oeuvre, 10 à l'échelle de Beaufort, de Carole Baillargeon, sera inaugurée le 19 juillet, au quai Renaud, derrière l'Espace 400e.

Blitz!, une rencontre cocréative entre deux artistes de Montpellier et deux artistes québécois, Karole Biron et José Luis Torres, permettra de créer une oeuvre in situ tout en échangeant expertise et savoir-faire dans la ruelle située entre le 70 et le 74, rue Saint-Paul. Celle-ci sera inaugurée le 16 septembre.

***

Le parcours d'art public sera visible du 29 juin au 15 octobre dans le Vieux-Port et le Petit Champlain. Le vernissage public a lieu vendredi 29 juillet à 17h. Des visites guidées gratuites sont possibles tout l'été. On peut également faire la visite avec l'application Swipecity.io. Info: exmuro.com




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