Nouvelle expo sur l'Empress of Ireland

Chacun des 14 hublots, pour faire référence au... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Chacun des 14 hublots, pour faire référence au nombre de minutes qu'a pris le navire pour s'abîmer, contient des artefacts présentés dans un immense monolithe couronné d'une reproduction de l'oeuvre de l'artiste-peintre Yves Bérubé.

Collaboration spéciale Johanne Fournier

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Rimouski) La direction du Site historique maritime de la Pointe-au-Père, à Rimouski, a profité du 103e anniversaire du naufrage de l'Empress of Ireland, lundi, pour inaugurer sa nouvelle exposition Empress of Ireland : l'histoire continue. Elle prend place dans un musée nouvellement agrandi.

La nouvelle exposition intègre des effets tactiles, sonores et visuels autour de l'histoire de ce transatlantique qui a coulé au large de Sainte-Luce-sur-Mer, au Bas-Saint-Laurent, dans la nuit du 29 mai 1914. Avec ses 1012 victimes, ce naufrage demeure la pire tragédie maritime de l'histoire du Canada.

Le nouveau musée, qui dispose d'une surface d'exposition de 3800 pieds (1158 mètres) carrés, a été conçu par les architectes Goulet et Lebel de Rimouski. La muséographie et les ambiances sont l'oeuvre de Laurent-Michel Tremblay de Longueuil. Il lui aura fallu 11 mois pour compléter la réalisation. Tous les éléments numériques interactifs ont été conçus par Jean-Maxime Couillard, qui est originaire de Pointe-au-Père. La nouvelle exposition et l'agrandissement du musée ont coûté 1,8 million $.

La nouvelle exposition est une invitation à plonger dans l'histoire de ce paquebot à travers quatre zones immersives : l'épave et l'histoire des plongées, la mémoire et les témoignages des passagers, les 14 minutes du naufrage ainsi que la vie à bord lors des traversées.

Parmi les quelque 500 objets récupérés de l'épave, plus de 200 sont exposés. Parmi les nouveautés, les visiteurs peuvent contempler une maquette de 12 pieds (3,7 mètres) reproduisant l'état actuel de l'épave qui se trouve à 140 pieds (43 mètres) de profondeur. L'oeuvre a été conçue par Otto Wagner d'Art to Media de Mascouche. «C'est une maquette de type architectural, qui démontre qu'il y a encore beaucoup de mystères à découvrir autour de l'épave», explique Laurent-Michel Tremblay. 

Recueillement

Le parcours ouvre ensuite sur la présentation du premier groupe de plongeurs qui ont exploré l'épave pour la première fois en 1964. Puis, en continuant la visite, le visiteur est submergé dans une atmosphère qui contraste avec le début. On invite alors au recueillement en mémoire des victimes de cette funeste nuit de mai 1914. C'est là qu'est dévoilée une nouvelle pièce majeure de l'exposition : la cloche de brume. Puis, à travers 14 hublots pour faire référence au nombre de minutes qu'a pris le navire pour s'abîmer, des artefacts sont présentés dans un immense monolithe couronné d'une reproduction de l'oeuvre de l'artiste-peintre Yves Bérubé.

Les lettres de poupe du navire, remontées à la surface une à une par les plongeurs Dany St-Cyr et Pierre Lepage, font partie des nouvelles acquisitions du musée dont son directeur est particulièrement fier. «Les fameuses lettres "Empress of Ireland Liverpool", c'est vraiment ce qu'il y a de plus précieux», estime Serge Guay. 

Le musée Empress of Ireland ouvrira ses portes le 10 juin. Bon an mal an, avec le sous-marin Onondaga, le phare, la maison du gardien et le hangar de la corne de brume, le Site historique maritime de la Pointe-au-Père attire quelque 65 000 visiteurs par année.




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