La plume du crime sous toutes ses coutures

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(Québec) L'historienne et auteure Mira Falardeau est bien connue du milieu culturel québécois pour son expertise en humour visuel, notamment en bande dessinée et en caricature. Voilà qu'elle quitte l'humour un moment, le temps de nous faire vivre son amour pour le polar et pour l'«instinct de chasseur» qu'il éveille en nous.

«Je suis une fanatique du polar. [...] Dès que j'ai été en âge de lire autre chose que des bandes dessinées, je me suis lancée d'abord dans la collection des Simenon de mes parents, et ensuite, ça a été Agatha Christie, Patricia Highsmith», lance Mira Falardeau, rencontrée par Le Soleil devant son exposition Polar au Québec, présentée jusqu'au 6 novembre à la bibliothèque Gabrielle-Roy dans le cadre du festival Québec en toutes lettres.

On y propose un tour d'horizon du monde du polar au Québec, par son histoire, ses genres et ses grands auteurs. Quelques armes de crime, parmi lesquels l'éternel couteau, l'indémodable poison et la traditionnelle corde, ainsi que des instruments de police agrémentent l'exposition. 

«Quand tu lis des polars, tu deviens un mordu de polars, pense-t-elle. C'est une espèce de rituel. C'est agréable de se retrouver dans ce rituel-là, il y a une espèce de familiarité. On sait qu'il va y avoir un crime, qu'il va y avoir un criminel, qu'il va y avoir un enquêteur, une enquêteuse, qu'on va faire l'enquête avec, qu'on va remonter les traces. On développe notre instinct de chasseur. On n'est pas un lecteur passif dans le polar, on se pose des questions.»

Aux yeux de Mme Falardeau, le polar est donc le roman idéal pour s'initier à la lecture. «Un jeune qui n'a pas trop de connaissances en littérature, s'il commence par des bons polars, c'est sûr que ça va lui donner le goût [...] Patrick Sénécal, par exemple, il est super populaire auprès des jeunes. Je connais personnellement des jeunes qui ne lisent que ça.»

Coups de coeur

Pour sa part, «Jean Lemieux et Jacques Savoie sont [s]es deux coups de coeur [...], mais on ne peut pas passer à côté de Chrystine Brouillet, qui a des intrigues tellement bien ficelées. Elle, elle a l'art du suspense.» Et avec une centaine d'auteurs de polars au Québec, tous peuvent y trouver leur compte, même les lecteurs ayant tendance à en déprécier la valeur littéraire, croit Mira Falardeau. 

«Le polar, c'est de la littérature populaire [...], mais qu'est-ce qui empêche quelqu'un qui aime un polar de lire autre chose? Ça ne restreint pas. C'est pas parce que tu lis du polar que tu ne liras pas autre chose. C'est pas comme ça que ça marche, le goût de la littérature. Plus tu lis, plus t'as le goût de lire. Et plus tu t'ouvres l'esprit, plus t'as envie de lire autre chose. Comparé à la grande littérature, c'est un style plus sobre, plus simple, plus facile d'accès. Pis après? C'est un peu comparer une grande sonate avec une toune populaire. Les deux sont agréables.»

Deux autres expositions

Parallèlement à Polar au Québec se tiennent les expositions Série noire, plus de 70 ans de frissons, dans laquelle on présente des documents rares ou inédits racontent l'histoire de cette collection emblématique, et Le grenier de Marie-P, qui invite les familles à venir visiter le grenier de l'héroïne des livres de Martine Latulippe. Les trois expositions sont présentées à la bibliothèque Gabrielle-Roy jusqu'au 6 novembre.

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