31e RIAP: un oeuf, une seringue et une batterie

Jozsef R. Juhasz, de la Slovaquie, travaille souvent... (Arthur Taj)

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Jozsef R. Juhasz, de la Slovaquie, travaille souvent avec la notion de corps en danger.

Arthur Taj

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(Québec) L'inattendu, les surprises et les questionnements sont intimement liés à l'art performance. Tout comme les demandes d'accessoires inusités. Cette année, les organisateurs de la Rencontre internationale d'art performance (RIAP) magasinent un tonneau de bière, un ventilateur industriel, de l'huile à cuisson, un oeuf, une seringue, une aiguille, une batterie 9 volts, un cigare et du brandy.

On vous laisse spéculer sur ce qu'un des performeurs compte faire avec les six derniers articles... Au fil des ans, le plus vieux festival d'art performance au Canada en a vu de toutes les couleurs. C'est d'ailleurs ce qui fera l'attrait des six soirées proposées du 15 au 25 septembre. «Il faut voir ça comme un laboratoire artistique, c'est exploratoire et il faut être ouvert à toute éventualité», indique Patrick Dubé, qui s'occupe des communications de la RIAP. 

Le festival investira le 736, rue Saint-Joseph Est, un local vacant près du mail Saint-Roch. Depuis 2012, la biennale regroupe les performeurs selon leur pays d'origine, ce qui permet à ceux-ci d'installer des interactions ou une ambiance teintée par les mêmes référents culturels et qui donne l'impression aux spectateurs de faire un voyage inusité. Ils sont environ 135 à venir braver l'inattendu à chacune des soirées, selon les organisateurs.

«En théâtre, on a plus tendance à envoyer un message. En performance, on a plus tendance à poser une question», illustre Richard Martel, le directeur artistique de l'événement. «La performance est comme un squelette, qui est une idée ou un concept, sur lequel on greffe de la chair avant de le mettre en mouvement.»

Cette année, l'est du Canada (le 15), le Pérou (le 16), Taïwan (le 17), le Portugal (le 22), l'Allemagne (le 23) et la Slovaquie (le 24) seront représentés par des artistes rassemblés par un commissaire du même pays. On ne sait rien, ou presque, de ce que préparent les performeurs, qui sont invités sur la base de leurs oeuvres antérieures et de leur renommée.  

«Beaucoup de gens qu'on invite sont aussi des organisateurs d'événement parce que la performance est une affaire d'autogestion, elle est rarement chapeautée par des institutions», note M. Martel. À la RIAP de 2014, la soirée brésilienne a pris des allures de carnaval, alors que lors de l'échange Québec-Bangkok à l'hiver 2015, la neige est soudainement apparue dans l'imagerie des performeurs, qui voyaient des flocons pour la première fois. 

En performance, le corps peut être mis en danger, poétisé ou exposé comme une sculpture vivante. Les objets quotidiens ou symboliques créent des univers ludiques, émotifs, angoissants ou énigmatiques, et l'interdisciplinarité est reine.

La RIAP a aussi un volet «en circulation», qui présente des artistes internationaux auxquels les lieux d'accueil greffent des performeurs locaux. À L'Écart à Rouyn-Noranda (14 septembre), à Langage Plus à Alma et au Lobe à Chicoutimi (20 septembre), à Atoll à Victoriaville (21 septembre), à l'Atelier Silex à Trois-Rivières et à Sporobole à Sherbrooke (27 septembre), ainsi qu'à Clark et Viva! Art Action à Montréal (28 septembre). Info: riap2016.org

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