Québec en ruine sur une murale signée Martin Bureau

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(Québec) Une murale signée par le peintre Martin Bureau vient d'apparaître dans le quartier Saint-Roch. Et maintenant que l'oeuvre est presque terminée, la nature prendra le relais alors que de la vigne de Boston, du kiwi sauvage et du houblon viendront envahir le paysage un brin apocalyptique visible rue Arago Est.

Une murale signée par le peintre Martin Bureau vient... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 1.0

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Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

«La nature va reprendre ses droits sur l'oeuvre», a expliqué Suzie Genest de Verdir et Divertir. Cet organisme citoyen de Saint-Roch s'est donné comme mission d'animer et de verdir le quartier en contrant notamment les îlots de chaleur par la végétation.

«On va mettre des ancrages au mur pour diriger les plantes grimpantes», a-t-elle poursuivi à propos de la murale, initiée par Verdir et Divertir avec la collaboration d'EXMURO et du propriétaire de l'immeuble, Michel Pelletier, de Sani-Métal. «On était bien contents d'avoir un propriétaire ouvert qui avait envie de faire des aménagements», a expliqué Mme Genest. L'organisme a aussi touché une subvention de 2000 $ du programme La ville, c'est nous d'Evergreen Cityworks.

Clin d'oeil à Hitchcock

L'oeuvre représente Québec survolée par de grands corbeaux. On y voit le Château Frontenac dans une ambiance de fin du monde, malgré les couleurs vives de l'oeuvre, avec du jaune et du orange.

«J'ai imaginé une ville de Québec dans des centaines d'années, où les bâtiments en ruine verraient la nature reprendre ses droits. De là le Château Frontenac en ruine, petit clin d'oeil à cette vision clichée de Québec que je voulais un tantinet ébranler», a expliqué Martin Bureau au Soleil lundi alors qu'il s'envolait vers Tel-Aviv.

Le peintre réputé et cinéaste engagé n'était donc pas à Québec pour exécuter la murale, peinte par les soeurs Marie-Fauve et Anne-Rose Bélanger de Graffitis de fauve.

La murale se veut aussi un clin d'oeil au cinéaste Alfred Hitchcock, qui a immortalisé la capitale dans son film I Confess en 1953.

«J'ai repris exactement le même point de vue de Québec qu'Hitchcock avec I Confess, que j'ai agrémenté de corbeaux, pour faire une deuxième allusion à son film Birds», a expliqué M. Bureau, dont il s'agit de la première murale de l'artiste actif depuis une vingtaine d'années.

«C'est une première pour moi que de voir réalisée une murale à partir de mon travail. Dans une jeunesse d'antan, j'ai cependant officié en tant que peintre scénique pour le cinéma à Montréal. J'avais donc une bonne idée du boulot à faire, tout en cherchant à simplifier l'image, en sachant que j'allais être à l'extérieur lors de sa réalisation et que je ne pourrais pas superviser les travaux», a-t-il expliqué. La murale est peinte sur le mur ouest du 101, rue Arago Est.

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