Une BD «plus personnelle» pour les 40 ans de métier de Line Arsenault

Line Arsenault a lancé le neuvième tome de... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Line Arsenault a lancé le neuvième tome de sa série La vie qu'on mène dans sa ville natale de Matane.

Collaboration spéciale Johanne Fournier

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Johanne Fournier

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Le Soleil

(Matane) L'exposition Line à Matane, qui relate les 40 ans de la carrière de Line Arsenault de Québec, l'une des premières femmes bédéistes québécoises, est présentée au Centre d'art Le Barachois de Matane jusqu'au 23 juillet. Lors du vernissage, le 24 juin, l'auteure en a profité pour faire le deuxième lancement de son dernier livre, intitulé Si je ne m'amuse.

Celui-ci est le tome 9 de La vie qu'on mène, une série que l'auteure a créée en 1995. Son premier lancement a eu lieu en avril lors du Festival de la bande dessinée francophone de Québec, qui se tenait en marge du Salon international du livre de Québec. «Ça m'a fait du bien, après sept ans d'absence, confie la bédéiste. J'ai tout vendu.» N'ayant réussi qu'à atteindre le tiers de son objectif de sociofinancement, ce dernier ouvrage est publié à compte d'auteur en édition limitée. Les 100 exemplaires se sont vendus comme des petits pains chauds.

C'est une tradition, pour Line Arsenault, de faire un deuxième lancement dans sa ville natale. «À Matane, c'est important pour moi, souligne-t-elle. Ce sont mes origines. Je peux inviter le monde que je connais.» Pour l'occasion, elle a fait réimprimer quelques dizaines de livres. Crayons de couleur en main, la bédéiste a généreusement offert un court texte personnel et un dessin à chaque personne qui achetait un exemplaire de son livre.

Si je ne m'amuse est le résultat d'un travail d'écriture débuté en 2010 et de 150 jours de dessin. «Je l'ai écrit sur cinq ans, raconte l'auteure. En 2011 et 2012, j'ai arrêté. J'ai mené une lutte pour demeurer chez moi.» L'artiste, qui habitait la Maison Pollack de la Grande Allée à Québec depuis 30 ans, a dû, après un long combat juridique, quitter le logement qu'elle affectionnait particulièrement. «J'ai vécu là plus longtemps que Pollack lui-même», s'insurge-t-elle encore. D'ailleurs, la page couverture de son dernier ouvrage illustre les colonnes de l'entrée principale du bâtiment patrimonial.

Ce tome 9 est le plus autobiographique de la série La vie qu'on mène. «C'est plus personnel, confirme Line Arsenault. C'est moi, dans l'histoire, mais ça rejoint tout le monde. Le commencement de mes histoires, c'est toujours réel. J'ai un thème que les gens aiment bien : la disparition des classes sociales. Plusieurs personnes se sentent concernées, dont moi.» La bande dessinée raconte aussi les voyages des uns ainsi que les achats importants et les rénovations des autres. «À chaque jour, je rencontrais quelqu'un qui partait en voyage», précise-t-elle.

Les personnages sans visage définissent la signature de Line Arsenault. S'ils sont tous masculins, c'est parce qu'elle avoue ne pas savoir dessiner des femmes. «Je suis plus écriture que dessin», ajoute-t-elle. Pour l'auteure, le contexte n'est pas toujours important. «Ils pourraient être partout, dehors ou dedans», dit-elle. Son écriture gravite autour d'un humour plutôt élégant qui fait davantage sourire que rire. Le ton volontairement naïf force la réflexion.

Line Arsenault a commencé à publier dès l'âge de 15 ans. Ses bandes dessinées ont paru dans Le Soleil en 1985, puis de 2002 à 2004. Elle a également collaboré à L'actualité, au Devoir et à Safarir. Elle a aussi contribué aux scénarios de la série télévisée Un gars, une fille de 1998 à 2003. L'artiste est lauréate du prix Bédéis Causa 1995.

Les projets de Line Arsenault sont de publier une version en couleur de son tome 9 en vue du prochain Salon international du livre de Québec. De plus, elle compte relancer une campagne de sociofinancement pour la publication de son prochain livre, le tome 9 1/2. «J'ai déjà 30 pages d'écrites, indique-t-elle. Je vais parler de mon cousin qui a découvert le boson de Higgs.» Son cousin, c'est le physicien Yves Sirois.

Pour se procurer l'ouvrage Si je ne m'amuse : par courriel à lavie_quon_mene@hotmail.com ou par Facebook.

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