Fenosa et Picasso, une amitié: fraternité catalane

  • Fenosa et sa muse, Coco Chanel, à Paris en 1939.  (Photo Collection Fondation Apel.les Fenosa)

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    Fenosa et sa muse, Coco Chanel, à Paris en 1939.

    Photo Collection Fondation Apel.les Fenosa

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  • Vue de la table de travail de Picasso. On y voit plusieurs sculptures, dont le buste de Paul Éluard. (Photo Collection Fondation Apel.les Fenosa)

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    Vue de la table de travail de Picasso. On y voit plusieurs sculptures, dont le buste de Paul Éluard.

    Photo Collection Fondation Apel.les Fenosa

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  • Cocteau et Fenosa devant une épicerie du Palais-Royal, en 1954. (Photo Collection Fondation Apel.les Fenosa)

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    Cocteau et Fenosa devant une épicerie du Palais-Royal, en 1954.

    Photo Collection Fondation Apel.les Fenosa

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  • Picasso au Café de Flore, en 1939. (Photo Collection Fondation Apel.les Fenosa)

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    Picasso au Café de Flore, en 1939.

    Photo Collection Fondation Apel.les Fenosa

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  • Plus d'une centaine d'oeuvres de Fenosa, qu'on voit sur la photo en pleine création en 1948, appartenaient à nul autre que Picasso.  (Photo Collection Fondation Apel.les Fenosa)

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    Plus d'une centaine d'oeuvres de Fenosa, qu'on voit sur la photo en pleine création en 1948, appartenaient à nul autre que Picasso. 

    Photo Collection Fondation Apel.les Fenosa

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  • Vue de l'exposition <em>Fenosa et Picasso, une amitié</em>. (Photo Musée d'art contemporain de Baie Saint-Paul)

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    Vue de l'exposition Fenosa et Picasso, une amitié.

    Photo Musée d'art contemporain de Baie Saint-Paul

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(Québec) Si les noms de Paul Éluard, de Jean Cocteau, de Coco Chanel, de Tzara et de Picasso vous sont probablement familiers, celui de Fenosa est plus probablement une énigme. Le Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul invite cet été les visiteurs à mieux connaître l'artiste le plus représenté dans la collection privée de Picasso, à travers ses oeuvres et les archives de son cercle d'amis.

«J'aurais dû mourir sans avoir rien fait, je vis grâce à Picasso, il m'a vu naître, je lui dois tout», écrivait Fenosa, que Picasso appelait «son fils de mère inconnue».

Même lorsqu'il s'est établi à Paris, Picasso a continué de cultiver ses amitiés catalanes et a accueilli plusieurs de ses compatriotes, dont Fenosa, pendant la guerre civile espagnole.

«Picasso est devenu le principal collectionneur de Fenosa, dont il possédait plus de 150 oeuvres», note Clément Paquette, co-commissaire de l'exposition avec Josep Miguel Garcia. Nous sommes devant une douzaine de bronzes de petite taille, modèles uniques qu'a possédés Picasso, où les formes féminines et le mouvement dominent. «Tous deux étaient amoureux de la femme. Fenosa a eu deux femmes importantes dans sa vie, Coco Chanel, tout en courbes, et Nicole, qui était danseuse [et qui allait devenir son épouse]», indique M. Paquette.

L'exposition est divisée en sections qui portent les noms des personnages ayant marqué l'histoire et la vie de Fenosa. Une note de la main de Coco Chanel, sur un papier portant l'en-tête du Ritz, se trouve ainsi placée près de la photographie montrant Fenosa travaillant sur le buste de sa célèbre maîtresse. Sur une autre, on voit une des sculptures que les compagnons se mettaient sur la tête pour leurs bacchanales. 

Accès privilégié

Les photographies d'archives de l'atelier de Picasso et du groupe d'amis, ainsi que les lettres, composent la majeure partie du corpus. Quelques dessins, des affiches, des sculptures et des bustes permettent toutefois d'avoir un très bon aperçu de la touche de Fenosa et du crayon de Picasso.

Le visiteur se doit de combler les trous, d'imaginer ce pan humain de l'histoire de l'art sans le concours des oeuvres les plus célèbres, mais avec de précieuses traces du quotidien et de l'amitié partagés par le cercle de penseurs et d'artistes. On peut aussi s'amuser à retrouver les pièces exposées dans les photographies, voir Cocteau poser avec son panache habituel près de son buste... Les amis semblaient se dessiner, au crayon et en mots, se dédicacer des volumes et se sculpter sans cesse. Le catalogue regorge d'ailleurs d'anecdotes racontées par les différents acteurs de cet âge d'or.

Parmi les pièces exceptionnelles, on notera la Tête de femme (Dora Maar), seule oeuvre réalisée à quatre mains par Fenosa et Picasso, pour immortaliser le visage d'une des maîtresses du peintre. La version réduite d'un monument aux martyrs, réalisé en souvenir des femmes et des enfants brûlés vifs dans une église pendant la guerre civile espagnole, est exposée dans l'entrée du Musée. Une femme gracile, les mains et le visage tendus vers le ciel, les jambes enveloppées de flammes, semble tirée vers le haut.

Vous voulez y aller?

  • Quoi: Fenosa et Picasso, une amitié
  • Où: Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul
  • Quand: jusqu'au 6 novembre
  • Entrée: 10 $ par adulte, 7 $ pour les 60 ans et plus et les 30 ans et moins, 15 $ par famille, gratuit pour les moins de 12 ans, moitié prix pour les membres du Musée national des beaux-arts du Québec et gratuit pour les membres du Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul
  • Informations: 418 435-3681 et macbsp.com

Les grands collectionneurs III: Condensé d'art audacieux

La sphère sur socle dessinée par Paryse Martin... (Photo Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul) - image 4.0

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La sphère sur socle dessinée par Paryse Martin fait joliment écho à celles des oiseaux de Riopelle et de René Derouin qui sont situées tout près.

Photo Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul

Oser voir autrement : les grands collectionneurs III amène un corpus de chefs d'oeuvres éclectiques dans la salle principale du Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul cet été. Des oeuvres de Borduas, de Pellan, de Riopelle, de BGL, de René Derouin, de Paryse Martin et de bien d'autres ont été rassemblées pour offrir un condensé de l'audace de l'art québécois depuis 1933.

La commissaire Patricia Aubé, qui a pu bénéficier des conseils de Martin Labrie pour sa première exposition d'envergure, a rassemblé une cinquantaine d'oeuvres appartenant à 15 collectionneurs québécois. «Notre objectif était de montrer des oeuvres audacieuses d'artistes québécois qui ont osé aller un peu plus loin dans la création, des ambassadeurs de nouveaux styles», indique-t-elle.

L'exposition débute avec une sculpture de Charles Daudelin qui rappelle celle installée au Centre national des arts, à Ottawa. «Ce qui nous permet de faire un lien entre l'art public, la démocratisation de l'art, et l'art privé du collectionneur», note la commissaire.

On passe ensuite à des huiles de Borduas, aux toiles des automatistes et à la majestueuse sculpture L'ours de Riopelle, qui semble danser dans l'espace.

«Les oeuvres sont rarement montrées. Certains collectionneurs ont vraiment de la difficulté à s'en départir pour plusieurs mois», souligne Mme Aubé. La collection est une passion vive et intarissable, et chaque oeuvre présentée porte une histoire personnelle qui ne nous est pas racontée ici. Donner accès au public à leurs oeuvres est déjà un don colossal. 

Des toiles de Marcelle Ferron et de Rita Letendre, qui se sont affirmées à une époque où la peinture était surtout dominée par des hommes, ont une belle place au coeur de l'exposition.

Le mur d'une cimaise est consacré à cinq oeuvres de Pellan. Même les tranches les plus fines des cimaises sont utilisées pour présenter des oeuvres de petit format ou inclassable. Au détour de l'une d'elles, un skateboard de bois modifié par BGL repose au sol. «Certains visiteurs peuvent se demander si c'est une oeuvre, mais BGL pose des questions sur notre société et nous amènent à voir le monde d'aujourd'hui, comme les artistes du Refus global le faisaient à leur époque», explique la commissaire.

L'exposition se termine sur un espace où règne une sphère sur socle dessinée par Paryse Martin, et dont les lignes font joliment écho à celle des oiseaux de Riopelle et de René Derouin qui sont situés tout près.

L'exposition se poursuit jusqu'au 6 novembre.

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