Dur comme d'la roche: béton et pierres des champs

  • Tim Anderson s'est familiarisé avec les roches de la région pour les démonstrations qu'il a faites la semaine du 19 juin. (Photo Denis Baribault)

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    Tim Anderson s'est familiarisé avec les roches de la région pour les démonstrations qu'il a faites la semaine du 19 juin.

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  • Tim Anderson s'est familiarisé avec les roches de la région pour les démonstrations qu'il a faites la semaine du 19 juin. (Photos Denis Baribault)

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    Tim Anderson s'est familiarisé avec les roches de la région pour les démonstrations qu'il a faites la semaine du 19 juin.

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  • Tim Anderson s'est familiarisé avec les roches de la région pour les démonstrations qu'il a faites la semaine du 19 juin. (Photo Denis Baribault)

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    Tim Anderson s'est familiarisé avec les roches de la région pour les démonstrations qu'il a faites la semaine du 19 juin.

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  • Une oeuvre de Tim Anderson (Photo Denis Baribault)

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    Une oeuvre de Tim Anderson

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  • Une oeuvre de Roger Gaudreau (Photo Denis Baribault)

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    Une oeuvre de Roger Gaudreau

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  • Au Moulin, <em>Sorti d'une roulière</em> de François Mathieu a une forme semblable à la meule, située tout près. (Photo Denis Baribault)

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    Au Moulin, Sorti d'une roulière de François Mathieu a une forme semblable à la meule, située tout près.

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  • La série <em>Drone I à XIV</em> de Paul Béliveau (Photo Denis Baribault)

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    La série Drone I à XIV de Paul Béliveau

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  • La longue installation<em> Cultiver la pierre</em>, de Roger Gaudreau (Photo Denis Baribault)

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    La longue installation Cultiver la pierre, de Roger Gaudreau

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  • Un des <em>Étincelants vestiges</em> de Loriane Thibodeau (Photo Denis Baribault)

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    Un des Étincelants vestiges de Loriane Thibodeau

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  • Un des <em>Étincelants vestiges</em> de Loriane Thibodeau (Photo Denis Baribault)

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    Un des Étincelants vestiges de Loriane Thibodeau

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  • Un des tableaux de la série<em> Night­watch</em> de Paul Béliveau. (Photo Denis Baribault)

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    Un des tableaux de la série Night­watch de Paul Béliveau.

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Tous les enfants ont l'oeil pour dénicher des cailloux précieux sur les berges, mais certains artistes savent faire tenir des piles de pierres improbables en équilibre, posant ainsi un peu de magie dans le paysage. Ceux qui ont croisé le chemin de Tim Anderson, qui pratique l'art singulier du stone balancing, dans Portneuf ne voient plus les pierres de la même manière.

Les écoliers ont suivi des ateliers, les citoyens ont pu le regarder travailler, et les petites tours se sont multipliées aux abords de la rivière. «Il a développé son fan club au village», indique Carole Baillargeon, qui orchestre l'exposition Dur comme d'la roche pour Culture et patrimoine Deschambault-Grondines.

L'artiste états-unien était dans la région en juin et a emporté des clichés de ses oeuvres ancrées dans le panorama portneuvois. Son travail est à la fois performatif et photographique. La discipline méconnue inspire également des compétitions, comme le Rock Stacking World Championship qui se tient chaque année au Texas.

Son passage a été archivé et fait maintenant partie de l'exposition présentée dans trois lieux. Au presbytère, le rez-de-chaussée accueille la série Drone I à XIV de Paul Béliveau. «Ce sont des images captées par des drones en Syrie dans les villes dévastées. C'est peint sur bois, puis inséré dans le granit», indique la commissaire. Les 14 tableaux sont placés dans des tondi posés sur des socles tout près du sol, comme un chemin de croix que l'on parcoure la gorge de plus en plus nouée.

À l'étage, les photographies de Sylvie Pinsonneault ressemblent à des paysages abstraits en teintes de gris ornés de chiffres. Il s'agit de fragments saisis dans quatre cimetières des environs. Le grenier accueille les photographies fina­listes de Pose ta pierre, un concours ouvert aux photographes amateurs ou professionnels qui étaient invités à utiliser la pierre comme sujet ou comme inspiration.

À l'église

Des sculptures faites à partir de la pierre calcaire de Saint-Marc sont disposées dans deux espaces au jubé de l'église de Deschambault. «Il y a beaucoup de mixité de matériaux. Ça donne un aspect un peu plus contemporain à la sculpture sur pierre», note Mme Baillargeon.

Loriane Thibodeau propose Étincelants vestiges 9, 10 et 11. De petites bétonnières rouge, orange et verte et un tracteur jaune, qui ressemblent à des bonbons, escaladent des morceaux extraits d'une carrière. Le tout est à hauteur d'enfant, tel un carré de sable figé dans le temps. Une sculpture hybride, amalgame de corps et de formes abstraites, d'Ito Laïla Le François fait écho aux trois pièces d'Andrée Bélanger, situées de l'autre côté. Là aussi on distingue des formes humaines et animales, mais cette fois fusionnées avec les courbes d'un paysage solide.

Au Moulin

Au Moulin de la Chevrotière, on invite les visiteurs à déplacer des mots gravés dans la pierre pour former des poèmes. Puis la longue installation Cultiver la pierre, de Roger Gaudreau, nous incite à entrer davantage dans le moulin, où on y prend plaisir à observer des pierres de moraines auxquelles l'artiste a ajouté des anses, des creux tapissés de feuille d'or et des boutons de granit. «Ça fait référence à la corvée de dépierrage qu'on faisait au printemps dans les champs et que l'artiste a pratiquée lui-même, enfant», explique Carole Baillargeon, qui y voit aussi des codes génétiques et des références à l'archéologie. De la fenêtre, on voit la rivière, bordée de pierres rondes et grises, semblables à celles qui forment l'installation.

Loly Darcel nous fait décoller du sol pour regarder les nébu­leuses avec son installation Les infinis, composée d'un monticule de poussière de pierre, de disques de bois (qui seront bientôt remplacés par du granit) couverts de poussière de granit, de deux citations et d'une vidéo. La poussière de pierre y est versée sur deux paumes tendues, rappelant la finalité de l'existence et le passage du temps.

Trois machines utopiques et low tech de François Mathieu nous attendent au sous-sol. Sorti d'une roulière a une forme qui rappelle celle de la meule du moulin, située tout près. L'artiste s'est amusé à imprimer de grosse pierre dans la matière et à nous laisser deviner le fonctionnement du dispositif utilisé.

«Il s'intéresse à l'avant-architecture, explique la commissaire, alors que Paul Béliveau, dans l'autre moitié du sous-sol, s'intéresse à la fin de celle-ci, à la destruction des architectures de pierre.» Sa série Nightwatch I à V, créée pour l'exposition, montre des lévriers courant sous des arches et des rosaces qui amalgament les styles architecturaux et les grandes religions. La série est un clin d'oeil à Ronde de nuit, créée 30 ans plus tôt, où il avait peint les chiens de course dans des cimetières. «Il associe le chien à l'humain qui fuit la dévastation, et fait référence aux quatre cavaliers de l'Apocalypse», note Mme Baillargeon. Les toiles referment la boucle amorcée avec les drones et introduisent une présence canine, à défaut d'humaine, dans un univers en ruine. Une note grave en contrepoids aux jeux avec les pierres des champs et les galets de rivière.

Une demi-douzaine d'entreprises de la région spécialisée dans le travail du métal ou de la pierre ont contribué à la réalisation de certaines parties des oeuvres, question d'ancrer encore plus l'exposition dans la petite communauté.

Dur comme d'la roche est présentée jusqu'au 2 octobre au presbytère et à l'église de Deschambault ainsi qu'au Moulin de la Chevrotière.

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