Promesse tenue pour Passages insolites

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(Québec) L'organisme d'art public EXMURO et la Ville de Québec avaient promis des Passages insolites différents et diversifiés pour cette exposition éphémère d'art public dans le Vieux-Port.

On peut dire que la promesse a été tenue avec 12 oeuvres qui se distinguent tant dans la forme que dans les thèmes abordés. Des blocs de béton aux boîtes vidéo sur lesquelles le visiteur colle un oeil en passant par un banc géant et des bateaux suspendus, il y a beaucoup à voir dans cette promenade artistique qui vaut le détour jusqu'au 30 octobre.

Je me souviens d'un hiver de Margaux Rodot, Mickaël Martin et Benoît Tastet

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Le Soleil, Frédéric Matte

Collé à la Caserne d'Ex Machina, rue Dalhousie, un petit parc éphémère intrigue avec ses jets d'eau projetant une fine bruine. Les trois artistes de Bordeaux ont joué de façon tout à fait assumée sur le bon vieux cliché de l'hiver québécois vu de la France en s'imaginant «un hiver en été». Le résultat, rafraîchissant, risque d'ailleurs de plaire aux passants qui visiteront l'exposition d'art public pendant les grandes chaleurs.

Banc de neige de Pierre Thibault

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L'architecte Pierre Thibault a décidé de faire pousser un immense banc de parc devant la taverne Belley! Situé place de Bordeaux, le banc de bois peint en blanc enrobe les arbres et les poteaux autour du terrain de pétanque. Fait de strates de différentes hauteurs, le gigantesque banc de parc évoque un banc de neige. «En le voyant, on a envie de grimper dessus, comme un banc de neige», explique Bertrand Rougier, qui, avec Francis Gaignard et Sandrine Gaulin, a travaillé avec Pierre Thibault. Déjà, le banc à peine installé, les trois jeunes architectes se réjouissent de voir des enfants se l'approprier. «Le banc de neige a atteint son objectif», lance Sandrine Gaulin.

E-den de Rosemarie Faille-Faubert et Victor Gounel

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Après leur Jardins électroniques remarqué l'an dernier et pour lequel ils ont remporté le prix de l'École d'architecture, le duo a repris ses cônes en plastique qui réfléchissent la lumière dans un arc-en-ciel de couleur pour composer une nouvelle oeuvre. «Nous nous sommes inspirés des surprises de l'an dernier», a expliqué Victor Gounel à propos de la façon dont la lumière était réfléchie. Les deux artistes ont donc investi l'îlot des Palais avec leurs cubes tout en transparence dans un univers qui rappelle celui du numérique. La plus à l'ouest du parcours, cette oeuvre se trouve un peu en retrait des autres, mais il ne faut pas manquer ce travail, un de nos coups de coeur.

Sans titre d'Elsa Tomkowiak

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Présente l'an dernier, Elsa Tomkowiak utilise de nouveau ses grandes lattes en plastique peintes de couleurs vibrantes, comme le rose, le violet et le bleu. Cette fois-ci, l'artiste française les utilise pour créer un véritable «abri Tempo» artistique au-dessus du pont d'Espace 400e, dans le port de Québec. L'effet est beau de loin, mais encore plus lorsqu'on circule dans ce tunnel éphémère qui change au gré de la lumière.

Passage migratoire de Giorgia Volpe

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On gage déjà que les magnifiques bateaux tissés de pancartes publicitaires recyclées par Giorgia Volpe s'imposeront comme le coup de coeur du public pour ce troisième Passages insolites. Suspendus rue de la Place, dans un large escalier près de place Royale et dirigé vers le fleuve, ces bateaux frappent le regard et fascinent. En plus d'être une allusion au tissage et à l'artisanat amérindien avec ses canots d'écorce, l'oeuvre évoque l'actuelle crise des réfugiés qui risquent leur vie dans des bateaux de fortune, a expliqué l'artiste.

Objets détournés 2016 de Jean-Pierre Morin

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«J'ai tenté de faire rigolo, inusité, inattendu», lance Jean-Pierre Morin à propos de son oeuvre Objets détournés 2016, composée de blocs de béton dans lesquels sont insérés des objets : des entonnoirs, des contenants de mesure et des roulettes. Peints d'un bleu éclatant, ces divers objets semblent avoir poussé dans ces gros blocs de béton utilisés par la Ville de Québec pour bloquer des accès. Pour Jean-Pierre Morin, l'utilisation de ces objets est aussi un écho à une autre oeuvre intitulée Objets détournés, conçue en 2000.

Camera Memoria de John Blouin

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Située dans le lieu névralgique de la place Royale, la boîte vidéo de John Blouin attire par son contenu, mais aussi par sa forme, inspirée des anciennes «camera obscura des années 1800», a expliqué le cinéaste jeudi. À l'intérieur, un film d'archives tourne en boucle et de temps en temps surgissent des photos animées créant des formes floues. Le dispositif réagit aussi aux passants, créant un écho entre le vrai, le faux, le présent et la mémoire. Une dualité que John Blouin a résumée par cette phrase d'Alain Grandbois : «Quand on vieillit, toutes les choses que l'on n'a pas vues dans sa jeunesse, on n'y croit pas. Les autres, on les comprend moins. Il ne reste que ce qui est vrai.»

Parcelles kaléidoscopiques de Besma Boukhri

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La principale nouveauté de Passages insolites cet été est la présence de quatre boîtes vidéo conçues en collaboration avec Spira. À partir d'images de voyage et de nature, l'artiste a composé un kaléidoscope qui propose un moment de répit dans le secteur de la traverse. Il y a en effet quelque chose de reposant dans ces motifs qui s'entremêlent. «Je me suis basée sur des éléments de la nature, c'est contemplatif», a dit Besma Boukhri à propos de sa boîte. «C'est une invitation à s'arrêter.»

La danse de Fannie Giguère

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Le Soleil, Frédéric Matte

Autre boîte vidéo, autre surprise pour La danse de Fannie Giguère, qui nous a bien eus avec son illusion parfaite à partir du panorama de Lévis. On ne vous en dit pas plus pour ne pas gâcher la surprise, mais l'ajout d'éléments d'animation ludiques rend cette oeuvre à la fois douce et joyeuse. «Je me suis inspirée du Petit Champlain, un lieu très touristique, mais qui est aussi à nous. Des gens vivent ici», dit-elle du quartier où se trouve son oeuvre, à la batterie Royale. La vidéaste qui est plus habituée à présenter des installations a paru emballée jeudi par le résultat de son oeuvre mise en boîte.

Zoothéologie de Charles Fleury

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Présentée en partenariat avec le Centre VU, l'oeuvre de Charles Fleury est composée de plusieurs images réparties dans les environs du Musée de la civilisation. Toutes mettent en scène des liens entre l'homme et l'animal. «J'aime jouer sur les inversions. Des humains à têtes d'animaux, un cheval qui conduit», a énuméré l'artiste. La plus étonnante est sans aucun doute la photo-sculpture d'un homme aux ailes noires qui semble prêt à s'envoler du toit d'un édifice de la Sault-au-Matelot. Levez-vous la tête et ouvrez l'oeil.

Le bal des Jirofles de François Mercier

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Ceux qui connaissent le travail de l'animateur 2D et graphiste François Mercier reconnaîtront son univers ludique dans la quatrième et dernière boîte de Spira de Passages insolites, située au parc de l'UNESCO. Des petits personnages présentés en stéréoscopie anaglyphe (bleu et rouge) s'intègrent dans une forme de chorégraphie amusante. «Je suis proche de mon univers fantastique. Ce sont de petites saynètes, sans histoire», a expliqué l'artiste au moment où les curieux se collaient les yeux à la boîte en cette journée inaugurale de Passages insolites.

Au quai! de Martin Journot

Au parc Petit-Champlain, l'étudiant en architecture d'origine française Martin Journot s'affairait toujours à installer son oeuvre lors de notre passage jeudi. Il propose aux visiteurs un lieu de rencontre avec un banc public qui encercle un arbre auquel sont rattachés des cordages en allusion au caractère maritime du lieu. (non illustré)

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