Les oiseaux de vertige de René Derouin

  • Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont.

    Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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  • Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. Ici, <em>Rapaces B-11</em> (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. Ici, Rapaces B-11

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  • Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. Ici, <em>A 1 - L'Or des rapaces</em> (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. Ici, A 1 - L'Or des rapaces

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  • Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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  • Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. Ici,<em> Rapaces A-18</em> (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. Ici, Rapaces A-18

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  • Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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  • Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. Ici, <em>Rapaces C-4</em> (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. Ici, Rapaces C-4

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  • Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. Ici, <em>Rapaces A-6</em> (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. Ici, Rapaces A-6

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  • Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. Ici, <em>Rapaces B-7</em> (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. Ici, Rapaces B-7

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  • Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. Ici, <em>Rapaces A-10</em> (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Artiste de l'américanité, René Derouin expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont. Ici, Rapaces A-10

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) René Derouin est un artiste de l'américanité. Ses pérégrinations suivent l'axe Nord-Sud, comme les papillons et les oiseaux migrateurs, et ses oeuvres intègrent autant des symboles du Mexique que du Nord québécois. Le géant expose ses poèmes visuels, remplis d'oiseaux tourbillonnants, à la Galerie Michel Guimont.

Lauréat du prix Borduas en 1999 et décoré de l'Ordre mexicain de l'aigle aztèque en 2006, René Derouin a atteint sa pleine maturité artistique. Il a intégré ses médiums de prédilection et ses diverses influences dans un cosmos organisé et cohérent. Dans ses oeuvres, les papiers japonais s'agencent sur les papiers français, alors que linogravure, dessin et découpage lui permettent de constituer des continents texturés remplis de symboles. Le tout a quelque chose de sacré, de mystérieux et d'universel.

En atelier, Derouin travaille toujours sur huit tables à la fois et construit ses collages de jour en jour en déplaçant les morceaux. Au bout de deux ou trois semaines de manipulation, une oeuvre et parfois un personnage et une histoire apparaissent. «On a toujours eu un peu peur de la narration dans l'art québécois. Ces dernières années, je me sens enfin libéré de ces contraintes-là», indique l'artiste dont les pensées, comme ses oiseaux, semblent exécuter une valse perpétuelle. 

Dans l'exposition, on distingue aussi des barques, des vagues. «Je reviens du Mexique. Je me baignais tous les jours, et avec les oiseaux qui volaient au-dessus de ma tête, j'avais l'impression d'être dans mon oeuvre», raconte-t-il. En observant les pêcheurs lancer les poissons trop petits aux oiseaux, l'artiste a réfléchi à la rapacité inhérente à l'espèce, essentielle à sa survie, et y a vu des similitudes avec la société dans laquelle nous vivons. «Les oiseaux sont au-dessus de nous, hors de l'apesanteur, il y a quelque chose de fascinant et d'épeurant là-dedans», note-t-il. «Dans le système néo-libéraliste, ceux qui voient de haut, ce sont les multinationales qui ont mis en place des mécanismes pour gérer les populations. Et ce n'est pas naturel que l'homme soit devenu un rapace.»

Connexions insolites

Au fil du temps, l'artiste s'est découvert des connexions insolites avec les constellations et la géopolitique mondiale. Même si son installation Migrations, qui comprend 20 000 figurines en céramique sur un territoire de bois, a été créée il y a plus de 25 ans, elle semble étrangement d'actualité en pleine crise des migrants. «Je ne savais pas que c'était le début d'un immense brassage et métissage, accéléré par tous les phénomènes numériques. Je n'imaginais pas que la migration serait le problème du siècle», souligne Derouin.

Ses oeuvres sont comme des poèmes à la graphie symbolique, qui s'inspirent de l'art inuit, de l'art japonais et de l'art mexicain. «J'ai découvert les Inuits à Mexico, à l'École des beaux-arts, parce que lorsqu'on me questionnait sur mon origine, je leur disais que je venais du Nord et j'ai dû expliquer ce territoire démesuré», se souvient l'artiste. Il a ensuite exploré le Nord et est resté marqué par les silhouettes sur fond blanc omniprésentes dans la gravure inuite.

Une de ses oeuvres d'envergure, La suite nordique, a été réalisée en 1979 à la suite de deux voyages dans le nord du Québec avec des géologues et des scientifiques. La série de bois gravés en couleur fera partie du redéploiement des collections qui marquera l'ouverture du nouveau pavillon du Musée national des beaux-arts du Québec en mai.

Passer le flambeau

Après 20 ans, René Derouin a quitté son poste de directeur artistique du Symposium de Val-David, qu'il a fondé et qui se tient dans les jardins du Précambrien. «J'ai aimé rencontrer les gens et je crois que ça m'a terriblement enrichi, mais après 20 ans, j'ai décidé de me consacrer uniquement à mon oeuvre», indique-t-il. L'événement n'aura pas lieu cet été, et il faudra voir l'an prochain si quelqu'un est en mesure de prendre la relève. Un scénario dont doute malheureusement le principal intéressé.

L'exposition Rapaces de René Derouin est présentée à la Galerie Michel Guimont, au 273, rue Saint-Paul, jusqu'au 8 mai.

Mathieu Valade: jouer le jeu

Une pièce de la série Triomphe de la... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 3.0

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Une pièce de la série Triomphe de la vanité de Mathieu Valade 

Le Soleil, Erick Labbé

Mathieu Valade aime jouer avec les faux-semblants et les codes de l'histoire de l'art. Avec Hermétique Club, présentée à la Galerie 3, il réinvente à sa manière la nature morte et l'art décoratif.

«Hermétique Club, c'est parce que plusieurs de mes pièces parlent d'art. C'est donc un discours de l'art sur l'art. Pour moi, c'est forcément plus que cela. Cela pourrait donc avoir l'air hermétique. Même si ça ne l'est pas», indique-t-il à propos du titre de l'exposition.

En s'approchant de Gaïa capitale, une mosaïque de miroirs sertie de rosaces, on distingue tout à coup des logos de grandes multinationales, Lacoste, Playboy, Adidas, McDonald's. Ces symboles sont là, détournés de ce qu'ils représentent et utilisés simplement pour leurs propriétés esthétiques. Sans qu'ils soient condamnés ou critiqués, ils sont là, introduits dans un motif inoffensif de façon ludique.

Des miroirs composent également les têtes d'orignaux de la série Le triomphe de la vanité. «Ça fait partie d'une espèce de bestiaire que j'ai amorcé où les animaux reproduisaient des comportements humains. Ici, c'est plutôt pour représenter la fierté d'avoir eu des proies, qui sont traitées comme des bijoux multifacettes», souligne l'artiste.

À l'entrée, la vidéo Expressionnisme concret - «par opposition à l'expressionnisme abstrait», note Valade - montre les lettres «Fuck off» qui s'enflamment. Une série de dessins montrent des formes géométriques, des variations d'une oeuvre du minimaliste américain Sol LeWitt, flottant dans des paysages surréels.

Natures mortes

Mais ce sont surtout les trois natures mortes, des assemblages d'objets et de matière prisonniers de tours de Plexiglas embué, qui attirent notre attention. On y distingue des fleurs et des crânes artificiels et une boule disco. Encore une fois, l'artificialité ne nous apparaît qu'une fois la première impression passée.

Sur un mur danse la phrase «In Ars Veritas», en lettres laser. «Un sarcasme, parce que pour moi l'art n'est pas une vérité, mais un artifice. Il nous permet toutefois d'accéder à une certaine vérité si on fait le saut, si on accepte de jouer le jeu», indique Mathieu Valade.

L'artiste établi au Saguenay fera partie de l'exposition d'ouverture du nouveau pavillon du Musée national des beaux-arts du Québec le mois prochain. 

Hermétique Club est présentée jusqu'au 9 mai au 247, rue Saint-Vallier Est, à Québec.

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